SNCL

Syndicat National des Collèges et des Lycées

  • Bilan de l’année scolaire : ce que le SNCL a fait pour vous

    Un syndicat aujourd’hui, ça sert à quoi ? C’est pour répondre à cette question qui revient finalement souvent dans les conversations, et aussi à l’occasion de cette fin d’année scolaire riche en actions pour votre défense, que le SNCL vous propose un point sur les combats que nous avons menés et les victoires obtenues.

    Nos actions pour le pouvoir d’achat :

    Rétroactivité prime REP/REP + : le SNCL s’est battu aux côtés de tous les collègues lésés dans le cadre du non-versement des primes REP/REP+. Nous avons d’ores et déjà su imposer un nouveau calcul des sommes dues en faisant ajouter plus de 19% à la somme initialement proposée au titre des intérêts. Le SNCL a contraint des rectorats récalcitrants à formuler une offre transactionnelle (de plusieurs milliers d’euros par agent).

    Prime de fidélisation : le SNCL a permis à une adhérente d’obtenir le juste montant de la prime de fidélisation qui lui était dû (+6000 euros).

    Rétroactivité quadriennale des frais de déplacement : elle a été obtenue par le SNCL pour des titulaires et contractuels dépassés par la lourdeur procédurale de demande de remboursement de leurs frais de déplacement ou de repas (plusieurs centaines d’euros récupérés par agent concerné).

    Pacte : le SNCL a refusé depuis le début du déploiement des PACTES de stigmatiser les collègues qui acceptaient les parts fonctionnelles, contrairement à certains autres syndicats. Nous pourvoyons simplement à tous les collègues intéressés une information neutre sur le dispositif, afin qu’ils puissent en conscience faire leurs choix et améliorer leur pouvoir d’achat.

    Extinction du corps de PEGC : le SNCL a porté à la DGRH une demande de liquidation du corps des PEGC et de reclassement des derniers personnels actifs, avec revalorisation des salaires (et des pensions) pour les agents concernés. Nous entamons désormais une procédure contentieuse devant le Conseil d’État.

    Ruptures conventionnelles : le SNCL a accompagné ses adhérents cherchant à bénéficier d’une rupture conventionnelle. Nous expliquons les enjeux de cette rupture et aidons à mettre en place un argumentaire et une stratégie convaincante. Le dispositif, initialement expérimental jusqu’en décembre dernier, est désormais pérennisé et continuera donc de bénéficier aux personnels de l’Éducation nationale.

    Accompagnement pour la retraite progressive :

    • Le SNCL a constitué les dossiers d’un grand nombre de collègues demandeurs d’une fin de carrière aménagée avec un complément de revenu appréciable ;
    • Le SNCL a permis à plusieurs collègues d’obtenir un temps partiel hors délais (jusqu’à fin août) en réaction à l’abaissement de l’âge d’entrée du dispositif à 60 ans durant l’été, et de bénéficier ainsi immédiatement du complément de revenu.

    Prime vie chère : le SNCL a soutenu dans la longueur les actions enclenchées par les collègues contre les demandes de remboursement des primes vie chère exigés par certains rectorats (notamment de Guadeloupe). Ceci a permis de déboucher sur le vote d’un amendement par le Conseil commun de fonction publique le 18 juin dernier, ouvrant la voie à une modification du décret de 2024 qui maintiendrait les majorations vie chère comme un élément de salaire et non comme une indemnité, ce qui acterait notre victoire complète sur le sujet et bloquerait aussitôt les remboursements exigés par les rectorats.

    ISOE rétroactivement versée pour agent enseignant en reclassement : c’est ce que le SNCL a obtenu suite à des suspensions intempestives et injustifiées de versement de l’ISOE par les services paye de rectorats à l’encontre d’agents en procédure de reclassement.

    Effectivité du paiement des heures supplémentaires pour des contrats d’enseignement en GRETA ou en lycée : là encore, le SNCL est intervenu afin que les heures supplémentaires dues soient effectivement payées.

    Reclassement avec rétroactivité quadriennale de la catégorie 2 à la catégorie 1 pour des contrats d’enseignement : malheureusement, de nombreux rectorats et certains établissements ont pris l’habitude de rémunérer des personnels administratifs ou enseignants sur des grilles salariales inférieures à celles exigibles. À chaque fois où le SNCL a été saisi, nous avons obtenu gain de cause et la grille a été modifiée.

    Nos actions contre le harcèlement et les excès de pouvoir :

    Une partie importante de notre travail syndical consiste désormais à confirmer aux agents la définition de leurs missions à l’aune des textes et par conséquent à déterminer tout ce qui n’y appartient pas. Ceci étant le premier pas pour savoir à quel moment on a le droit de dire non et de dénoncer des agissements qui paraissent contraires à des conditions de travail décentes, les signes avant-coureurs d’une situation grave étant bien évidemment l’angoisse d’aller au travail, la perte de sommeil, etc. Dans ce contexte, nos responsables académiques accompagnent toujours davantage de collègues dans des rendez-vous avec leur hiérarchie, ou lors de convocations par les DRH. Nous aidons ces derniers à résister aux stratégies de déstabilisation qui sont orchestrées contre eux, et à ne pas perdre pied face à l’agressivité parfois destructrice de l’administration.

    Dans le même temps, nous avons mobilisé une grande partie de nos équipes pour vous accompagner dans le déploiement des nouvelles règles en matière de complémentaire santé et prévoyance, afin que chaque agent puisse faire son choix librement, éclairé de façon objective sur tous les enjeux de cette réforme. 

    Nos actions de défense juridique :

    Dans un contexte de tensions grandissantes entre professeurs et familles, et face à un amateurisme toujours plus alarmant de la part des gouvernements récents et de leurs administrations, notre syndicat n’a pas d’autre choix que de renforcer son expertise juridique et réglementaire pour ce qui concerne le droit du travail, ceci pour mieux servir l’intérêt des agents que nous défendons.

    Calcul de l’ancienneté pour l’accès au CDI : nous avons soutenu des actions pour imposer le retrait des périodes d’état d’urgence sanitaire dans le calcul des fameux quatre mois d’interruption entre deux contrats.

    CDIsation des contractuels administratifs et enseignants : nous parvenons à imposer systématiquement la prise en compte de la durée du contrat pour “vacance de poste” dans le calcul de l’ancienneté pour accéder au CDI, même si le motif de la vacance de poste est dans le dernier contrat qui sert à établir le calcul, et ceci pour tous nos adhérents qui nous sollicitent sur le sujet.

    Formations en dehors du temps scolaire : Nous avons été attentifs à redire aux collègues le principe d’une formation obligatoire seulement sur temps de travail.

    CDIsation des agents administratifs : notre action contentieuse a amené un rectorat à proposer spontanément des primes à un agent administratif qu’il Cdise.

    Accompagnement syndical : nous imposons désormais que l’aide au recours des agents (en cas de contestation du résultat d’une opération de carrière) appartienne au périmètre entier du syndicalisme, et ne soit plus réservé à certains syndicats, cela suite à notre victoire devant le Conseil d’État sur cette question.

    Vérification des fiches de paye : en 2026,nous avons développé une aide en ligne ainsi qu’une formation visio sur la lecture des bulletins de salaire, après avoir constaté un grand déficit de connaissance à ce niveau parmi les collègues, notamment stagiaires et nouveaux entrants dans le fonctionnariat.

    Nos actions en cours

    Bien que la fin d’année scolaire marque un temps de bilan symbolique, bon nombre de nos actions ne s’arrêtent pas en juillet ! Nous continuons à porter encore de nombreuses actions en votre faveur, y compris devant la justice, en vue de nouvelles victoires pour 2027 : contestation des refus d’accès à l’étude de cas individuels dans le cadre de recours de mutations académiques, contestation du refus à l’ISSR et à l’ISOE pour les contractuels MAGE, Revendication de 100% de la prime REP /REP+ pour les AESH et AED,signalements d’irrégularités dans la circulaire de rentrée de Mayotte, etc.

    SNCL : l’ADN de notre syndicat

    La création de notre organisation remonte à avril 1910, d’abord sous la forme d’une association créée par des instituteurs de « cours complémentaires », militants de la laïcisation de l’école publique, puis, à partir de 1960, sous forme de syndicat. Depuis l’origine, les deux branches de l’ADN de notre organisation sont la laïcité et la démocratisation de l’enseignement, servies par une indépendance syndicale complète au service des personnels et des élèves dont ils ont la charge.

    Indépendance syndicale complète : nous ne recevons absolument aucune subvention et fonctionnons uniquement grâce aux cotisations de nos adhérents et aux décharges légales en équivalents temps plein obtenues par la voie des urnes, tous les quatre ans, lors des Élections professionnelles. Nous n’entretenons aucun lien ni aucune accointance avec un quelconque parti politique.

    Nos actions quotidiennes :

    Une information écrite loyale : nous sommes un des seuls syndicats à rédiger des fiches mémento incluant les textes de référence précis (lois, décrets, arrêtés, circulaires), rendues disponibles au public, parce que nous estimons que les personnels ont le droit à une information complète et vérifiable.

    Un bulletin national trimestriel et un mail mensuel d’actualité : nous vous aidons à déchiffrer les nouveaux ou anciens acronymes, nous vous informons des dernières actualités de l’éducation, nous vous tenons au courant de tous les dispositifs qui augmentent potentiellement votre pouvoir d’achat, nous vous rappelons les principes qui régissent les pouvoirs de la hiérarchie, nous vous aidons à résister à leurs excès…

    Un standard téléphonique général aux jours ouvrés et des contacts directs par mail, téléphone, SMS avec des militants tous les jours. Nous répondons selon les périodes de l’année dans les 48 heures à une demande d’information, à une demande d’étude préalable de situation concrète ; nous répondons dans la journée aux demandes les plus urgentes (y compris l’été).

    Les actions de défense individuelle des agents : notre syndicat propose une rédaction de courrier, trouve les noms des interlocuteurs à interpeller, propose de relire les textes rédigés par les agents eux-mêmes avant leur envoi, propose d’appeler les services rectoraux ou ministériels compétents.

    Les actions de défense écrite spécifiques : notre contrat d’adhésion contient la rédaction des recours gracieux, la rédaction des requêtes au tribunal administratif, l’explication détaillée des procédures ainsi que des actions de suivi régulier de l’avancement des dossiers auprès des services.

    Les actions de défense collective : nous dénonçons les décrets illégaux jusqu’au Conseil d’État ou jusqu’au Conseil Constitutionnel par la voie de la question prioritaire de constitutionnalité ou encore jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme par la voie de la question préjudicielle.

    Nous répondons positivement aux invitations des nouveaux cabinets ministériels ainsi qu’aux commissions d’enquête parlementaire (Assemblée nationale et Sénat) afin de leur exposer une réalité du terrain qu’ils ignorent souvent et de leur proposer l’état de notre réflexion pour améliorer l’avenir de l’école.

    C’était un aperçu de ce qu’est et de ce à quoi sert le SNCL. Si vous approuvez notre forme de syndicat, montrez-le-nous en votant pour les listes du SNCL lors des prochaines Élections professionnelles, du 3 au 10 décembre 2026. Vous pouvez également vous engager à nos côtés en adhérant à notre syndicat (toute nouvelle cotisation est automatiquement valable jusqu’au 31 août 2027), en cliquant sur le lien suivant : https://sncl.fr/adherer

  • Mouvement intra 2026 : un recours est possible

    Bouton d'arrêt rouge sur lequel est inscrit "HELP".

    Toutes les académies ont maintenant fait connaitre les résultats des mutations intra-académiques 2026. Si vous n’avez pas obtenu satisfaction, un recours est possible.

    Depuis la suppression des commissions paritaires, l’administration décide seule en toute opacité du résultat du mouvement. De nombreuses erreurs et injustices en découlent et les résultats apportent chaque année leur lot de mauvaises surprises : toutefois, si vous obtenez une affectation en dehors des vœux que vous avez exprimés ou si vous n’avez pas obtenu de mutation, vous pouvez déposer un recours.

    L’application COLIBRIS est l’interface à utiliser pour déposer votre recours. Le lien se trouve à la fin du message vous annonçant votre résultat de mutation.

    De plus, si vous avez obtenu une mutation correspondant à l’un de vos vœux mais qu’il ne s’agit pas de  votre 1er vœu, il peut tout de même y avoir matière à former un recours dans certaines situations : le respect du barème et de la procédure ne peut plus être garanti par la procédure automatisée, surtout lorsqu’elle n’est plus surveillée par vos représentants syndicaux.

    Dans tous les cas, vous avez deux mois après la notification pour agir et mandater le SNCL pour vous représenter auprès des services de la DSDEN. Avant de vous lancer dans cette procédure, votre premier réflexe doit être d’adresser copie de votre résultat accompagnée d’une explication de votre situation au SNCL. Contactez-nous afin que nous puissions vous conseiller et évaluer ensemble la meilleure stratégie à adopter.

    J’ai besoin d’aide pour un recours, je contacte le SNCL : communication@sncl.fr

  • Prime d’activité et prime d’attractivité, y avez-vous droit ?

    Ces deux primes aux noms proches peuvent vite nous induire en erreur, au risque de passer à côté de l’une d’elle… Le SNCL fait le point.

    La prime d’activité vient compléter les revenus professionnels. Elle a pour objet d’inciter les travailleurs aux ressources modestes à exercer ou reprendre une activité professionnelle, et à soutenir leur pouvoir d’achat.

    Pour qui ? Tout travailleur majeur et aux ressources de moins de 2000€ nets par mois peut y prétendre, autant dire un bon nombre des salariés de l’éducation nationale, notamment parmi les AED, AESH, agents administratifs et techniques.

    Il faut en faire la demande auprès de la Caf. Son montant dépend de votre salaire et d’un ensemble de critères liés à votre situation personnelle. Il est possible d’effectuer une simulation sur le site de la Caf.

    Vous trouverez tous les détails et conditions spécifiques dans notre fiche mémento n°8493.

    La prime d’attractivité a vocation à renforcer l’attractivité des métiers de l’enseignement en majorant légèrement les salaires, notamment en début et milieu de carrière. Elle apparait sur les bulletins de salaire sous la mention de « Prime Grenelle ». Créée en 2021, elle a été revalorisée en 2023.

    Pour qui ?

    • Les personnels enseignants, CPE, PsyEN titulaires comme contractuels

    • En écoles, collèges et lycées

    Son montant dépend uniquement de votre statut (titulaire ou contractuel) et de votre échelon. Retrouvez le tableau des différents montants, ainsi que les informations sur les situations particulières dans notre fiche n° 8492.

    Que vous soyez concerné par l’une ou l’autre, vérifiez que vous percevez bien la prime qui vous est due, et le cas échéant faites valoir vos droits ! Le SNCL vous accompagne.

  • Prévoyance 2026 : ce qui change au 1er mai

    Alors que la réforme de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) entre dans une phase décisive, de nouvelles règles s’appliqueront aux agents actifs dès le 1er mai 2026. Entre contrat collectif, maintien des contrats individuels et garanties statutaires, le SNCL vous aide à y voir clair.

    Liberté de choix : obligatoire ou facultatif ?

    Il est essentiel de distinguer le volet « Santé » (assurance complémentaire pour frais d’hospitalisation, médicaments, maternité, …) du volet « Prévoyance » (maintien de salaire, invalidité, décès) :

    • La couverture Santé : elle devient obligatoire (hors dispense).
    • La Prévoyance : elle reste facultative. Vous avez la liberté de souscrire ou non à une couverture complémentaire.

    Si vous choisissez d’être couvert, deux options s’offrent à vous :

    1. Le contrat collectif : le marché a été attribué au groupement MGEN / CNP / MAGE.
    2. Le contrat individuel : vous pouvez conserver votre contrat actuel ou en souscrire un auprès de l’assureur de votre choix.

    Toutefois, une vigilance majeure s’impose pour les collègues actuellement en arrêt maladie. Si vous êtes en arrêt, il ne faut pas adhérer au contrat collectif avant d’avoir repris votre service. En effet, une adhésion pendant un arrêt déclenche un questionnaire de santé pouvant mener à une exclusion de garantie pour votre pathologie actuelle. De plus, cela pourrait interrompre les versements de votre contrat de prévoyance en cours.

    Garanties et Financement : quel coût ?

    Le contrat collectif repose sur un « socle » de garanties (incapacité, invalidité, décès) avec une option supplémentaire.

    • Participation de l’État : 7 € mensuels par agent pour la partie socle.
    • Cotisation agent (Socle) : 0,95 % de la rémunération brute.
    • Couverture complète (Socle + Option) : 1,58 % de la rémunération brute.

    À noter : même les agents dispensés du volet « Santé » peuvent adhérer à ce contrat collectif prévoyance.

    Ce que couvre concrètement le contrat collectif :

    En cas d’incapacité de travail, le niveau de couverture dépend de la nature de votre arrêt :

    Congé de Maladie Ordinaire (CMO) : sans couverture complémentaire, votre rémunération tombe à la moitié après 3 mois d’arrêt. Le socle seul ne couvre pas le CMO. C’est l’option additionnelle qui intervient en complétant jusqu’à 80 % de la rémunération en cas de demi-traitement.

    Congé de Longue Maladie / Congé de Grave Maladie (CLM/CGM) : le socle prend le relais dès la 1ère année à 100 % de la rémunération, puis 80 % les 2ème et 3ème années.

    Congé de Longue Durée (CLD) : l’option additionnelle complète jusqu’à 80 % de la rémunération en cas de demi-traitement (les années 4 et 5, où l’employeur ne maintient que 50 % de la rémunération indiciaire).

    En cas d’invalidité d’origine non professionnelle, le socle garantit :

    • 50 % de la rémunération pour une invalidité de 1ère catégorie
    • 80 % de la rémunération pour les 2ème et 3ème catégories
    • 80 % + une allocation tierce personne de 40 % pour la 3ème catégorie nécessitant une assistance

    Ces prestations sont versées jusqu’à la date de liquidation de la retraite.

    En cas de décès toutes causes, le socle prévoit le versement d’un an de rémunération aux ayants droit, en complément des sommes versées par l’employeur ou la Sécurité sociale.

    Ces garanties sont servies après déduction des sommes versées par l’employeur et les régimes de Sécurité sociale. La couverture du délai de carence est exclue.

    Le calendrier est irréaliste et le parcours d’adhésion complexe.

    Le SNCL dénonce l’impréparation de cette mise en œuvre :

    • L’obstacle technique : il est impossible d’adhérer en ligne directement. Il faut impérativement téléphoner à la MGEN au 09 72 72 16 17 pour obtenir un devis avant toute souscription !
    • Le délai : face à l’envoi tardif des informations (mars pour une application en mai), le SNCL demande l’allongement du délai de 6 mois initialement prévu pour adhérer sans questionnaire de santé (hors cas des arrêts maladie).

    Et le contrat individuel ?

    Reste la possibilité de ne pas souscrire au contrat collectif, mais de prendre un contrat prévoyance individuel auprès de la MGEN ou de n’importe quel autre assureur. Dans ce cas, il y a autant d’offres que d’organismes et nous invitons les collègues à bien lire toutes les conditions, surtout celles des compléments de salaire prévus en cas de situation de maladie prolongée. De plus, les tarifs de ces offres varient grandement (notamment selon l’âge de l’agent et l’ensemble des prestations et options retenues). Dans tous les cas, gardez à l’esprit que l’aide employeur de 7 euros ne peut pas être obtenue pour un contrat prévoyance individuel et que, si un jour vous souhaitez réintégrer le contrat prévoyance collectif, cela restera possible dans le futur mais soumis à approbation via un questionnaire médical

    Enfin, il y a aussi la possibilité de ne prendre aucun contrat : mais attention, les collègues faisant ce choix doivent être conscient qu’en cas d’arrêt maladie prolongé, leur niveau de rémunération chutera rapidement (voir notre article précédent : https://admin.sncl.fr/wp-content/uploads/Fiche-memento-5415-Protection-sociale-complementaire-de-prevoyance.pdf)

    En conclusion

    Le SNCL vous accompagne dans l’analyse de ces nouveaux contrats pour garantir la protection de vos droits. Nous pouvons vous aider à comparer une option individuelle, évolutive selon l’âge, et le contrat collectif, indexé uniquement sur votre rémunération. Pour bénéficier de notre expertise et d’un conseil sur mesure, sollicitez dès aujourd’hui un entretien téléphonique par courriel : communication@sncl.fr

  • Professeurs : les « parents pauvres » de la catégorie A

    Une figurine d'homme assise sur un tas de petite monnaie.

    Une récente étude du ministère de l’Éducation nationale (note d’information 26.02 de la DEPP) apporte un éclairage précis sur les conditions de vie des professeurs. En s’appuyant sur les données de 850 000 professeurs, elle confirme un constat central : les professeurs présentent un niveau de vie inférieur à celui des autres cadres de la fonction publique d’État, en lien étroit avec leurs trajectoires professionnelles et familiales.

    Un niveau de vie inférieur à celui des autres cadres

    Les professeurs constituent une population spécifique au sein de la fonction publique. Leur salaire est en moyenne moins élevé que celui des autres agents de catégorie A. Dans le détail, seuls un tiers des professeurs perçoivent plus de 34 000 euros nets annuels, contre la moitié des autres cadres. A l’inverse, 40 % des professeurs se situent dans la tranche comprise entre 25 000 et 34 000 euros.

    Cette situation se traduit directement sur le niveau de vie. En intégrant l’ensemble des ressources du ménage – salaires, revenus du conjoint, patrimoine et prestations sociales –, les professeurs apparaissent globalement moins favorisés que les autres cadres de la fonction publique d’État.

    Une structure familiale qui pèse sur les revenus

    Les professeurs vivent plus souvent en couple et ont plus fréquemment des enfants que les autres cadres. Deux tiers d’entre eux ont au moins un enfant à charge.

    Cette réalité familiale a des conséquences directes sur les parcours professionnels. Les interruptions de carrière et le recours au temps partiel y sont plus fréquents. Près de quatre professeurs sur dix ont ainsi travaillé à temps partiel au cours de leur carrière.

    Ces situations s’inscrivent également dans un contexte marqué par des inégalités entre les femmes et les hommes, les femmes représentant plus de 70 % des professeurs et étant plus souvent concernées par ces aménagements de carrière.

    Des trajectoires professionnelles contraintes

    La note met en évidence des parcours marqués par une mobilité limitée. La moitié des professeurs a changé de département depuis le début de sa carrière, le plus souvent pour suivre un conjoint.

    Par ailleurs, près d’un enseignant sur cinq vit en couple avec un autre enseignant. Dans ces situations, les écarts entre femmes et hommes en matière de salaire ou de carrière apparaissent moins marqués.

    La population enseignante est également caractérisée par une structure d’âge spécifique : la majorité des professeurs a entre 35 et 54 ans, et près d’un sur cinq a plus de 55 ans.

    Des écarts qui se construisent tout au long de la carrière

    L’étude souligne que les parcours familiaux et professionnels sont interdépendants et contribuent à façonner les inégalités de salaire, de niveau de vie et de retraite.

    Le recours plus fréquent au temps partiel et les interruptions de carrière, liés notamment à la présence d’enfants, ont des effets durables sur les revenus et les trajectoires professionnelles.

    Cette étude met en évidence une réalité structurelle : les conditions de vie des professeurs, notamment familiales, ont un impact direct sur leurs revenus et leur niveau de vie, qui restent inférieurs à ceux des autres cadres de la fonction publique.

    L’ensemble de ces constats conduit le SNCL à porter l’exigence de négociations sur les rémunérations et les déroulements de carrière, à la hauteur des réalités mises en lumière dans cette note.  Relancé au printemps 2025 pour les personnels en milieu de carrière, le chantier n’a pas abouti à la publication des mesures annoncées. Dans un contexte budgétaire contraint, aucune revalorisation spécifique n’est prévue pour 2026, la question étant désormais reportée à 2027 et à l’élection présidentielle.

  • Mouvement 2026 : résultats de l’inter, début de l’intra

    Cette opération de gestion revêt une importance cruciale tout particulièrement pour les stagiaires : elle fixera leurs conditions de travail ainsi que leur cadre de vie pour l’ensemble de la future année scolaire.

    1. Phase inter-académique

    Les résultats du mouvement seront annoncés le mercredi 11 mars aux participants sur I-prof et pour ceux ayant renseigné un téléphone portable par SMS.

    En privilégiant les postes spécifiques et à profil, l’administration ouvre la voie à des décisions arbitraires. Le SNCL s’oppose à cette tendance qui va à l’encontre du principe de transparence.

    Si vous n’êtes pas satisfait de votre résultat de mutation, contactez-nous.

    En effet, les participants peuvent déposer un recours individuel dans un délai de 2 mois suivant le résultat, soit au plus tard le 11 mai 2026.

    1. Phase intra-académique

    Pour la phase intra-académique, le calendrier des demandes sur I-prof SIAM est fixé par chaque recteur d’académie. Toutefois le ministère préconise une ouverture des serveurs à partir du 16 mars (mais la date effective est définie par chaque rectorat).

    N’oubliez pas que l’essentiel du mouvement se fait sur des postes libérés en cours de mouvement. N’hésitez pas à demander un poste qui vous intéresse, même s’il n’apparaît pas vacant sur les documents académiques.

    Les demandes se feront exclusivement par le portail internet i-Prof.


    Il est absolument indispensable de prendre contact avec le responsable SNCL de l’académie qui vous conseillera dans l’organisation de vos vœux. En effet, il n’y aura plus de vérification des barèmes par les représentants du personnel. Ce n’est plus une compétence de la CAPA.
    La moindre erreur de calcul de l’administration, ou un oubli de pièces justificatives de votre part, peut faire varier considérablement votre barème et mettre en péril votre projet de mutation.
    Une question ? contactez-nous sur le numéro dédié : 06 77 15 51 77

    Qui participe ?

    • Tous les collègues nommés dans une académie à la suite de la phase inter du mouvement (sauf sur poste spécifique national) devront obligatoirement recevoir une affectation dans cette académie et donc formuler une demande.
    • Les collègues dont le poste est supprimé à la rentrée 2026 (mesure de carte scolaire) doivent obligatoirement participer au mouvement intra (avec 1 500 points de priorité sur les vœux : ancien établissement, commune de cet établissement, département de cet établissement et académie).
    • Les stagiaires déjà titulaires d’un autre corps de personnels enseignants, d’éducation ou d’orientation, qui n’ont pu être maintenus sur leur poste, participent aussi, obligatoirement, au mouvement de l’académie (avec une priorité de 1 000 points sur le vœu département d’affectation précédent, priorité éventuellement étendue au vœu « tout poste » dans l’académie).
    • Les personnels gérés hors académie (détachement, affectation en C.O.M. ou en Andorre, en École Européenne) ou mis à disposition qui ont fait connaître leur intention de réintégrer leur ancienne académie, dès la phase inter-académique du mouvement, participent à la phase intra avec une priorité de 1 000 points sur le vœu département d’affectation précédent, éventuellement étendue au vœu « tout poste » dans l’académie.

    Tous les collègues cités ci-dessus recevront obligatoirement une nouvelle affectation, y compris en extension s’ils n’obtiennent pas l’un des vœux (jusqu’à 20 voire 25 ou 30 selon les académies) qu’ils auront formulés. Afin d’éviter cette procédure, il faut utiliser au maximum les possibilités de vœux.

    • Tous les titulaires de l’académie (y compris les ex-stagiaires maintenus sur leur poste) qui souhaitent changer d’affectation participent au mouvement intra. S’ils n’obtiennent pas satisfaction, ils conservent leur poste actuel.

    Les collègues qui étaient en disponibilité ou en congé avec perte de poste, en réadaptation… gérés par l’académie et qui souhaitent y retrouver un poste doivent, pour l’obtenir, participer au mouvement intra.

    Vous avez une question ou souhaitez-vous faire accompagner par le SNCL ? Contactez-nous sur le numéro dédié : 06 77 15 51 77

    Retrouvez cet article en format « fiche pratique » pour l’imprimer ou l’enregistrer.

  • Être malade dans les DOM : double peine et discrimination inacceptable, assumée par le gouvernement !

    Le SNCL en manifestation, ici en Guadeloupe. Une foule de manifestants défile derrière une banderole du SNCL.

    Riposte des syndicats dans les DROM !

    Le SNCL a déjà eu l’occasion de vous informer de la situation des fonctionnaires dans les DROM* face au décret n°2024-641 du 27 juin 2024 (applicable aux fonctionnaires de l’État depuis le 1er septembre 2024), en dénonçant le traitement inéquitable de ces derniers par rapport à leurs collègues de l’hexagone.

    Pour rappel, le gouvernement a insidieusement accouché de l’inconcevable. LA CIBLE ? Les fonctionnaires dans les DROM, qu’ils soient titulaires, stagiaires ou agents contractuels, concernant les modalités d’indemnisation en cas de congés de longue maladie et de grave maladie (CLM et CGM).

    Le SNCL s’insurge contre ces modalités d’indemnisation et s’indigne d’un tel traitement !

    QUID DE CES MESURES SCÉLÉRATES ?

    Dès le 1er mars 2025, il ne vous a pas échappé que le personnel en congé de maladie ordinaire (CMO) a vu ses droits changés. Désormais, il perçoit :

    • 90 % du traitement pendant les 3 premiers mois, 50 % les 9 mois suivants.

    • Majoration de vie chère et primes alignées sur le traitement (90 % les 3 premiers mois puis 50 % les autres mois).

    À partir du 1er septembre 2024, tout personnel placé en CLM et CGM devrait quant à lui percevoir :

    • Traitement indiciaire : 100 % la 1ère année, puis 60 % les 2 années suivantes. ‌

    • Indemnité vie chère : 33 % la 1ère année, 60 % les 2 années suivantes.

    C’est précisément sur ce dernier point qu’apparait à nos yeux la difficulté et l’injustice : un fonctionnaire affecté dans un DOM perçoit une majoration de traitement de 40 % en raison des conditions économiques de son lieu d’exercice. Or, cette majoration de traitement est réduite à 33 % dès lors qu’il tombe en CLM ou CGM !

    C’est une HONTE ! Quand on sait que les personnels en CLM et CGM sont en difficulté, car touchés physiquement et moralement par la maladie et se voient désormais attaqués financièrement avec ces mesures ; et pourtant ni loyer, crédits, frais médicaux ne sont minorés pendant cette période !

    Une discrimination inacceptable, mais assumée par le gouvernement !

    Interrogé par notre Bureau national, le ministère de l’Éducation s’abrite derrière une subtilité qui consiste à assimiler la majoration de traitement à une « prime » qui, elle, est conditionnée à l’exercice.

    Non satisfait de ces éléments, le SNCL a demandé et obtenu audience auprès de la DGRH afin de faire valoir ses arguments. L’administration a maintenu sa lecture juridique et fait comprendre que seule une action contentieuse de notre part pourrait la faire changer de position.

    Le SNCL dénonce la lecture actuelle de la DGRH pour au moins une raison simple :

    La majoration de traitement est attribuée à tout fonctionnaire originaire qui bénéficie de congés bonifiés dans les DOM et est retirée au fonctionnaire qui part en vacances en métropole ! Cette majoration est donc bien conditionnée à la présence sur le territoire et non au simple fait d’être en exercice sur ce territoire !

    La DGAFP a donc choisi de frapper lourdement les DROM en pénalisant les agents publics d’Outre-mer malades.  Les collègues en CLM et CGM se voient réclamer de façon rétroactive des trop perçus avec des sommes atteignant plusieurs milliers d’euros !

    Face à cette énième attaque déguisée sur la majoration vie chère, le SNCL exhorte le gouvernement à abolir ce texte qui piétine nos acquis et instaure une iniquité sur le territoire national.

    L’heure de la riposte a sonné, une intersyndicale inter DOM à laquelle le SNCL participe s’est constituée et a décidé de lancer un appel à la grève avec une journée de mobilisation le 3 février 2026 dans l’ensemble des territoires d’outremer.

    Le SNCL appelle tous les personnels de l’éducation à la plus grande vigilance et prépare dès à présent un recours en justice.

    Mobilisons-nous dans tous les DROM pour rétablir nos acquis !

    Réclamons et exigeons l’abolition de ce texte inique qui fragilise encore plus les collègues !

    *DROM : départements et régions d’outre-mer

  • Concours 2026 : une hausse des inscriptions très relative

    Une très grande salle de classe ou d'étude, vide.

    Bien que le ministère affiche une progression globale des inscriptions de 46,3 % par rapport à 2025, le SNCL rappelle que l’exercice 2026 est marqué par l’organisation exceptionnelle d’une double session (concours à Bac+3 et Bac+5). Cette augmentation apparente s’explique par le fait que de nombreux candidats en master s’inscrivent simultanément aux deux concours. In fine, chaque lauréat ne pourra occuper qu’un unique poste, ce qui relativise fortement l’impact réel de ces chiffres sur le recrutement.

    La communication du ministère sur les inscriptions pourrait perdre tout son crédit si de nombreux postes restaient vacants.

    La ventilation intégrale des postes aux différents concours de professeurs, CPE et PsyEN est à retrouver ici.

    Vous retrouverez ci-dessous la répartition des postes ouverts aux concours externes du CRPE et du CAPES :

    Concours de recrutement de professeurs des écoles

    Concours externes (dont concours externes spéciaux)

    Académies2025 – Rappel postes2026 – Prévision postes BAC+52026 – Prévision postes BAC+32026 – Total prévision postes
    Aix-Marseille421363239602
    Amiens267244152396
    Besançon15914391234
    Bordeaux337322214536
    Clermont-Ferrand1029758155
    Corse20142034
    Créteil8695705571 127
    Dijon182164104268
    Grenoble435410247657
    Guadeloupe26222042
    Guyane11075109184
    Lille448305255560
    Limoges70593392
    Lyon362293172465
    Martinique19132033
    Mayotte1150125125
    Montpellier274227158385
    Nancy-Metz316286180466
    Nantes237232135367
    Nice320286191477
    Normandie420402240642
    Orléans-Tours345327202529
    Paris236204134338
    Poitiers13611477191
    Reims13611577192
    Rennes13712694220
    Reunion1208269151
    Strasbourg190189131320
    Toulouse333283191474
    Versailles9606186961 314
    Polynésie Française1515924

    Concours de recrutement de professeurs certifiés de l’enseignement secondaire (Capes)

    Concours externes bac + 5 et bac + 3 du Capes

    Sections et options2025 – Rappel postes2026 – Prévision postes BAC+52026 – Prévision postes BAC+32026 – Total prévision postes
    Arts plastiques1009886184
    Documentation127120110230
    Éducation musicale et chant choral957575150
    Histoire et géographie6456104901 100
    Langue corse222
    Langue des signes française222
    Langues régionales : basque 233
    Langues régionales : breton333
    Langues régionales : catalan111
    Langues régionales : créole444
    Langues régionales : occitan-langue d’oc333
    Langues vivantes étrangères :  allemand1016553118
    Langues vivantes étrangères : anglais7707105951 305
    Langues vivantes étrangères : arabe577
    Langues vivantes étrangères : espagnol273255230485
    Langues vivantes étrangères : italien182222
    Lettres : lettres classiques60404080
    Lettres : lettres modernes6695855851 170
    Mathématiques9907307001 430
    Numérique et sciences informatiques55454085
    Philosophie14511580195
    Physique chimie376275275550
    Sciences de la vie et de la Terre320310225535
    Sciences économiques et sociales11510065165
  • Mouvement inter 2026 : Dernière ligne droite pour vérifier votre barème ! 

    Une main tient une boussole, devant un paysage côtier évoquant le voyage et l'aventure.

    Nous vous rappelons que les barèmes pour le mouvement inter 2026 sont actuellement consultables via l’outil SIAM sur I-Prof. Nous vous invitons à consacrer quelques instants à cette vérification pour vous assurer que l’ensemble de vos bonifications a bien été pris en compte. Une pièce manquante ou une erreur de l’administration peut diminuer vos chances d’obtenir votre vœu. En cas d’anomalie constatée sur votre fiche, n’attendez pas et prenez contact avec le SNCL pour faire un point et engager les démarches nécessaires le cas échéant.

    Contacter par mail : communication@sncl.fr

    Contacter par téléphone : 09 51 98 19 42

  • Formation continue : des professeurs volontaires mais entravés par les réalités du terrain

    Le SNCL a entrepris une analyse des résultats du baromètre Réseau Canopé / Ipsos publié le 12 janvier 2026 concernant les besoins de formation continue des professeurs. Ce rapport met en lumière un véritable paradoxe de l’engagement, car si la quasi-totalité des enseignants juge la formation indispensable, ils se heurtent à des obstacles majeurs. Le manque de temps et les difficultés persistantes de remplacement constituent les freins principaux en particulier dans le 1er degré, révélant une institution qui exige une montée en compétences sans fournir les moyens humains ou temporels nécessaires.

    Cette étude souligne également l’urgence délaissée du bien-être au travail. Les besoins exprimés en matière de santé mentale et de gestion du climat scolaire témoignent d’une dégradation de la situation sur le terrain. Les enseignants se retrouvent souvent isolés face à des problématiques sociales et psychologiques complexes qui dépassent largement leur mission d’enseignement initiale. Parallèlement, le sentiment d’abandon concernant l’inclusion scolaire est flagrant. La forte demande de formation pour gérer l’hétérogénéité des classes confirme les difficultés de l’école inclusive lorsqu’elle manque de moyens tels que les AESH ou des effectifs réduits.

    Une formation bouleversée par l’Intelligence Artificielle

    L’émergence de l’intelligence artificielle générative représente une nouvelle priorité, mais elle est perçue comme une potentielle charge supplémentaire. Pour le SNCL, l’enjeu consiste à maîtriser ces outils de manière critique afin d’éviter qu’ils ne se transforment en une simple injonction de productivité ou ne dégradent l’expertise pédagogique humaine.

    Concernant les formats de formation, l’intérêt pour l’hybridation (combinaison de présentiel et de distanciel) et les échanges entre pairs suggère un rejet des modèles descendants. Toutefois, le SNCL reste vigilant face au développement du format distanciel, craignant qu’il ne favorise une formation effectuée hors du temps de service.

    En conclusion, l’analyse dépeint des professeurs volontaires mais épuisés par des contraintes logistiques. Face à ce constat, les revendications du SNCL se portent sur un droit effectif à la formation durant le temps de travail avec un remplacement systématique, ainsi qu’une revalorisation indispensable des missions liées à l’inclusion et au bien-être des élèves et des personnels.