Le 12 mai 2026, le SNCL a été auditionné au Sénat dans le cadre des travaux préparatoires relatifs à la proposition de loi portant réforme des critères d’attribution de l’éducation prioritaire. Cette audition a permis au SNCL de rappeler plusieurs principes essentiels concernant l’avenir des réseaux REP et REP+.
La carte actuelle de l’éducation prioritaire, inchangée depuis 2014, présente aujourd’hui des limites réelles, chacun en convient. Certains territoires ruraux ou certaines écoles isolées demeurent insuffisamment pris en compte malgré des difficultés sociales et scolaires importantes. Le SNCL ayant été invité au Sénat afin de présenter ses positions, nous avons donc saisi cette opportunité pour défendre la nécessité d’une réflexion sur l’actualisation des critères et sur une meilleure prise en compte des réalités territoriales. Notre syndicat était représenté par son secrétaire général, Norman GOURRIER.
Bien que le ministre actuel Edouard Geffray, ait déjà confessé que le gouvernement n’interviendrait pas sur ce sujet pour le moment (trop explosif à moins d’un an des élections présidentielles), le SNCL a tenu à saluer la volonté sénatoriale d’inscrire enfin l’éducation prioritaire dans un cadre législatif plus stable et plus transparent. Cette sécurisation juridique constitue un enjeu important pour les établissements comme pour les personnels, justement pour que la nécessaire actualisation des moyens au fil des années ne soit pas sacrifiée ou repoussée au gré de l’agenda politique.
Toutefois, nous avons exprimé de fortes réserves concernant le projet de faire des évaluations nationales à l’entrée en 6e le principal critère d’attribution des moyens. En effet, pour le SNCL, ces évaluations constituent avant tout des outils diagnostiques et pédagogiques, dont les résultats sont sujets à caution, et les déroulements d’un établissement à un autre bien loin d’être équitables. Elles ne peuvent, à elles seules, devenir le fondement d’une politique d’allocation budgétaire et statutaire.
Le SNCL a alerté les sénateurs sur plusieurs risques majeurs : focalisation excessive sur les compétences évaluées, pression accrue sur les équipes pédagogiques, hétérogénéité des conditions de passation, mais aussi risque de voir les secteurs d’enseignement les plus efficaces pénalisés par leur propre réussite : comme nous l’avons souligné lors de l’audition, il serait parfaitement contre-productif qu’un établissement qui parvient à faire progresser ses élèves perde ses moyens parce que ses résultats s’améliorent.
Le SNCL a défendu à la place une approche plurifactorielle reposant à la fois sur des critères sociaux, territoriaux et scolaires contextualisés. Les indicateurs sociaux et territoriaux doivent rester centraux, mais de nouveaux peuvent s’y ajouter, comme le pourcentage de décrocheurs et le nombre de dossiers PAP ou PPRE suivis.
Comment réviser la carte des REP sans dommages collatéraux ?
Nous avons également insisté sur les conséquences humaines et professionnelles des révisions de carte. Toute réforme des REP et REP+ a des effets directs sur l’attractivité des postes, les conditions de travail et la stabilité des équipes pédagogiques.
Le SNCL a donc demandé que toute éventuelle révision périodique de la carte soit accompagnée :
– d’une véritable concertation avec les représentants syndicaux ;
– de garanties transitoires pour les personnels concernés ;
– d’un maintien temporaire des régimes indemnitaires en cas de sortie du dispositif ; Enfin, le SNCL a rappelé qu’une réforme de l’éducation prioritaire ne pouvait se résumer à une redistribution des moyens existants entre territoires déjà fragilisés. La question des moyens supplémentaires demeure donc centrale. Cette audition nous a permis de porter la voix des personnels et de rappeler qu’une politique d’éducation prioritaire efficace doit conjuguer équité territoriale, justice sociale et stabilité des équipes éducatives.
Ces deux primes aux noms proches peuvent vite nous induire en erreur, au risque de passer à côté de l’une d’elle… Le SNCL fait le point.
La prime d’activité vient compléter les revenus professionnels. Elle a pour objet d’inciter les travailleurs aux ressources modestes à exercer ou reprendre une activité professionnelle, et à soutenir leur pouvoir d’achat.
Pour qui ? Tout travailleur majeur et aux ressources de moins de 2000€ nets par mois peut y prétendre, autant dire un bon nombre des salariés de l’éducation nationale, notamment parmi les AED, AESH, agents administratifs et techniques.
Il faut en faire la demande auprès de la Caf. Son montant dépend de votre salaire et d’un ensemble de critères liés à votre situation personnelle. Il est possible d’effectuer une simulation sur le site de la Caf.
Vous trouverez tous les détails et conditions spécifiques dans notre fiche mémento n°8493.
La prime d’attractivité a vocation à renforcer l’attractivité des métiers de l’enseignement en majorant légèrement les salaires, notamment en début et milieu de carrière. Elle apparait sur les bulletins de salaire sous la mention de « Prime Grenelle ». Créée en 2021, elle a été revalorisée en 2023.
Pour qui ?
• Les personnels enseignants, CPE, PsyEN titulaires comme contractuels
• En écoles, collèges et lycées
Son montant dépend uniquement de votre statut (titulaire ou contractuel) et de votre échelon. Retrouvez le tableau des différents montants, ainsi que les informations sur les situations particulières dans notre fiche n° 8492.
Que vous soyez concerné par l’une ou l’autre, vérifiez que vous percevez bien la prime qui vous est due, et le cas échéant faites valoir vos droits ! Le SNCL vous accompagne.
Deux annonces importantes du gouvernement ces derniers jours semblent dessiner un tournant politique : après plusieurs années de développement rapide et incontrôlé du secteur privé, l’exécutif entendrait renforcer à la fois la régulation de l’enseignement supérieur privé et les contrôles dans le privé sous contrat. Pour le SNCL, ces évolutions traduisent une prise de conscience bien tardive, à laquelle le gouvernement ne se soumet que par la contrainte, après l’accumulation de faits graves révélés dans les médias : l’éducation ne saurait en aucun cas devenir un marché dérégulé, financé massivement par l’argent public sans contrôle suffisant de la qualité pédagogique, des conditions d’enseignement et de l’utilisation des fonds publics.
Vers une régulation renforcée du supérieur privé ? Auditionné au Sénat le 13 mai, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a défendu le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, dont l’examen parlementaire va débuter le 1er juin. Le ministre assume clairement l’objectif du texte : répondre à “l’accélération du développement” du privé lucratif, largement favorisée depuis la réforme de l’apprentissage de 2018. Cette croissance s’est accompagnée de nombreuses dérives désormais bien identifiées : promesses de diplômes peu lisibles, marketing agressif, frais d’inscription contestables, formations insuffisamment encadrées ou encore captation massive des financements publics de l’apprentissage…
Quelques chiffres résument l’enjeu : • L’apprentissage représente aujourd’hui près de 10 milliards d’euros de financements publics ; c’est-à-dire environ 15% du budget global consacré à la mission de l’enseignement scolaire ! Un chiffre à mettre en perspective avec la baisse, en vingt ans, de la part de ce budget consacré à la rémunération des professeurs, passant de 32% à 25%. En d’autres termes, les augmentations de nos salaires qu’aurait justifiées l’inflation ces vingt dernières années n’ont pas eu lieu, pour pouvoir financer la hausse du coût de l’apprentissage. • le crédit impôt recherche (CIR) représente environ 8 milliards supplémentaires ; • une part croissante de ces financements bénéficie à des acteurs privés comme les entreprises impliquées, dont le contrôle reste très limité.
Le gouvernement souhaite désormais instaurer deux niveaux de reconnaissance officielle des établissements privés : un agrément de l’État et un statut de partenariat reconnu. L’inscription des formations sur Parcoursup deviendrait alors un marqueur central de cette reconnaissance.
Le ministère mise également sur un “Qualiopi renforcé” — parfois appelé “Qualiopi+” — pour mieux contrôler les formations financées par l’apprentissage. Le ministre a lui-même reconnu que les contrôles actuels restent largement insuffisants : existence réelle d’enseignants permanents, contenu pédagogique des formations ou encore qualité académique ne sont aujourd’hui pas systématiquement vérifiés.
Autre sujet sensible : l’utilisation de termes comme “Bachelor”, “Mastère” ou “Master of Science” par des établissements délivrant des diplômes sans grade universitaire reconnu par l’État. Le ministère envisage désormais un encadrement plus strict de ces appellations afin de limiter les pratiques commerciales trompeuses. Le SNCL alerte d’ailleurs depuis plusieurs années sur les conséquences d’une logique de mise en concurrence généralisée de l’enseignement supérieur, dans laquelle l’étudiant devient parfois davantage un “client” qu’un apprenant.
Contrôles du privé sous contrat : près d’un tiers des établissements rappelés à l’ordre Parallèlement, le ministère de l’Éducation nationale a publié un premier bilan du vaste plan de contrôle des établissements privés sous contrat lancé après l’affaire Bétharram. Selon le ministre Édouard Geffray, 1 135 contrôles ont déjà été achevés, 400 sont en cours et 900 supplémentaires sont programmés d’ici la fin de l’année. Au total, près de 29 % des contrôles réalisés ou engagés ont donné lieu à au moins une mise en demeure. Un chiffre édifiant ! Les manquements constatés concernent notamment :
des irrégularités administratives (21 %) ;
des insuffisances pédagogiques (20 %) ;
des problèmes de sécurité (15 %) ;
des usages contestables des financements publics (14 %) ;
ou encore le caractère obligatoire de l’instruction religieuse (10 %).
Le ministère indique également avoir procédé à six signalements au procureur, dont certains pour des faits de maltraitance envers des élèves. Ces chiffres confirment l’ampleur de la dérive en cours, et la nécessité absolue de contrôles renforcés. Ils montrent aussi que le cadre actuel, longtemps présenté comme suffisamment régulé, comporte en réalité d’importantes zones de faiblesse. Pour le SNCL, l’État manque à ses devoirs à partir du moment où il ne peut apporter la garantie que les établissements privés respectent pleinement les programmes nationaux et les exigences élémentaires de qualité pédagogique, tout comme les obligations de sécurité et le respect des règles relatives à l’utilisation des fonds publics. Enfin, le bien-être des élèves dans ces établissements reste un point qui ne peut être occulté.
Quelle place pour le privé dans l’éducation française de demain ? Tous ces éléments révèlent une interrogation de fond : jusqu’où l’État peut-il déléguer des missions éducatives tout en conservant un contrôle effectif de la qualité des formations et de l’utilisation de l’argent public ? Dans un monde idéal, l’instruction publique devrait pouvoir mener à bien ses missions avec une rigueur et une exigence suffisantes pour répondre à toutes les attentes de la population. Pour le SNCL, l’enseignement privé ne prospère aujourd’hui que dans l’ombre des renoncements imposés à l’enseignement public. Mais lorsque des établissements perçoivent des financements publics et vont jusqu’à délivrer des formations fictives compromettant l’avenir des jeunes, il ne s’agit même plus d’une question idéologique : l’État doit intervenir urgemment pour la protection des élèves et des étudiants, dont les conditions d’étude et les exigences scolaires ne sauraient être sacrifiées à des logiques purement commerciales.
Les débats parlementaires autour de la proposition de loi sur le « parcours inclusif », durant ce mois de mai, ont remis au centre des discussions la question de l’avenir des AESH et des moyens réellement accordés à l’école inclusive.
Premier résultat du retour de la loi devant les députés : le projet de généralisation des PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité), destinés à remplacer progressivement les PIAL, a finalement été retiré du texte lors de son examen en commission. De nombreux élus ont dénoncé un dispositif mis en place trop rapidement, sans bilan sérieux ni garanties suffisantes pour les élèves comme pour les personnels.
Pour le SNCL, cela va tout à fait dans le sens de nos propres constatations (que nous avons déjà eu l’occasion d’exposer lors de nos numéros précédents, notamment lors des réunions de bilan ministérielles sur le sujet auxquelles le SNCL avait été convié). Cette décision d’abandon montre surtout que l’école inclusive ne peut pas continuer à se construire dans la précipitation, sans concertation réelle avec les personnels de terrain ni sans une analyse fine de l’existant.
La question essentielle de la formation des AESH
Les échanges ont également mis en lumière une réalité que les AESH connaissent depuis longtemps : la formation actuelle reste largement insuffisante face à la variété des situations auxquelles sont confrontés ces personnels.
Plusieurs amendements ont été adoptés dans ce sens, insistant désormais davantage sur le renforcement de la formation initiale et le développement de la formation continue. Ils encouragent également une meilleure préparation avant la prise de poste et la mise en place de formations adaptées à la diversité des situations de handicap rencontrées dans les établissements. Les 60 heures de formation actuellement prévues ne permettent pas d’exercer sereinement des missions de plus en plus complexes.
Pour le SNCL, ces évolutions du texte forment une étape importante, mais elles devront impérativement être suivies d’effets concrets. Une véritable politique de formation nécessite a minima des contenus adaptés aux réalités professionnelles, qui ne se rédigent pas du jour au lendemain.
L’école inclusive ne peut pas reposer sur la seule bonne volonté des personnels
Les discussions ont également rappelé les difficultés persistantes rencontrées dans les établissements : manque, évidemment, d’AESH, se traduisant par des accompagnements incomplets ou des mutualisations excessives ; une coordination insuffisante avec le secteur médico-social et une quasi-absence de visibilité pour les familles et les professeurs. La mise en place du livret du « Parcours inclusif » peut en ce sens être une bonne chose, et jouer le rôle de facilitateur dans les échanges d’informations entre toutes les parties. Cet outil devrait réunir toutes les informations utiles sur chaque élève inscrit dans le parcours, et devrait être consultable par tous les adultes impliqués dans sa scolarité
Les revendications du SNCL
Quoi qu’il en soit, le développement de l’école inclusive ne peut pas se résumer à des réorganisations administratives ou à des outils numériques. Sans recrutements, sans formation renforcée et sans amélioration des conditions de travail, les personnels continueront à porter seuls les insuffisances du système ; un système qui atteint aussi ses limites et devrait amener chacun à reconnaitre que le tout inclusif ne peut être tenable à long terme, principalement au vu de l’explosion du nombre de diagnostics de besoins spécifiques posés sur les enfants des nouvelles générations. Une augmentation constante et qui ne montre aucun signe de faiblesse…
Le SNCL, dans ce contexte continuera de défendre :
• Une véritable reconnaissance financière du métier d’AESH ;
• Une formation initiale et continue renforcée et des temps de formation intégrés au temps de travail pour ces derniers ;
• Des moyens humains suffisants pour garantir un accompagnement de qualité aux élèves ;
• Le déploiement de structures alternatives à l’inclusion en classe, pour servir de relais et/ou de passerelles au gré des besoins particuliers de chaque élève.
• Le déploiement d’outils de communication efficaces dont le poids administratif ne doit retomber ni sur les écoles, ni sur leurs enseignants.
Les AESH sont aujourd’hui indispensables au fonctionnement quotidien de l’école : mais il faut encore inventer les solutions qui permettront d’aboutir, demain, à une inclusion rationnelle et efficiente.
L’année 2025 aura connu 645 000 naissances et 651 000 décès, d’après l’INSEE. Entre 2019 et 2029, les écoles auront perdu près de 1 million d’élèves estime Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale.
Face à ce constat, une certaine ligne de conduite commence à se dessiner au ministère : « amortir les effets de la chute démographique en fermant le moins possible, en limitant le nombre d’élèves par classe et, en même temps, engager […] une réflexion pour repenser l’offre scolaire sur le territoire », selon les propres mots du ministre.
D’ici à 2040, ce ne sont en effet pas moins de deux millions d’élèves qui manqueront dans nos classes, par rapport aux effectifs actuels.
Dans un contexte de contraintes sur les finances publiques, cette évolution pose la question d’un ajustement de la dépense éducative : faut-il réduire le nombre d’enseignants pour réaliser des économies budgétaires, ou saisir cette opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage en réduisant la taille des classes ?
La France investit relativement peu dans l’école primaire par rapport à ses voisins européens et les classes demeurent parmi les plus chargées malgré la mise en place des CP/CE1 dédoublés en zone prioritaire. La baisse démographique permettrait une réduction de la taille des classes plus facilement. Cependant cette baisse est parfois très inégale selon les territoires, par exemple entre Paris et la Seine St Denis : diminution du nombre d’élèves scolarisés en primaire à Paris, contrairement au département voisin qui augmente ses effectifs mais ne bénéficie pas d’un meilleur taux d’encadrement.
Par ailleurs, la « vague » selon les mots du ministre, atteint déjà le second degré. Pour pallier les difficultés des territoires ruraux et péri-urbains, Edouard Geffray relance l’idée de l’école du socle ou école-collège afin de mutualiser les moyens du premier et second degré. Il veut engager une réflexion sur l’évolution des missions des enseignants et des corps d’encadrement, afin de renforcer la continuité des apprentissages dans des territoires confrontés à une forte baisse démographique. En ce sens, le bulletin officiel du 15 janvier 2026 entérine la « transformation des observatoires des dynamiques rurales en observatoires des dynamiques rurales et territoriales et l’extension de leur champ à l’ensemble du territoire national ».
Mais attention, car ce qui pourrait être engagé à titre dérogatoire pour plus de souplesse et d’adaptation à la situation d’un territoire risque aussi de remettre en cause le statut et les missions des enseignants de collège, voire de lycée, sur l’ensemble des académies.
À l’avenir c’est toute l’Éducation nationale de la maternelle à l’université qui sera confrontée à ce défi.
Il est donc absolument nécessaire d’anticiper et de mettre en place une réflexion globale pour tirer parti de cette baisse inéluctable des effectifs scolaires, et faire de ce problème une opportunité.
Cette opération de gestion revêt une importance cruciale tout particulièrement pour les stagiaires : elle fixera leurs conditions de travail ainsi que leur cadre de vie pour l’ensemble de la future année scolaire.
Phase inter-académique
Les résultats du mouvement seront annoncés le mercredi 11 mars aux participants sur I-prof et pour ceux ayant renseigné un téléphone portable par SMS.
En privilégiant les postes spécifiques et à profil, l’administration ouvre la voie à des décisions arbitraires. Le SNCL s’oppose à cette tendance qui va à l’encontre du principe de transparence.
Si vous n’êtes pas satisfait de votre résultat de mutation, contactez-nous.
En effet, les participants peuvent déposer un recours individuel dans un délai de 2 mois suivant le résultat, soit au plus tard le 11 mai 2026.
Phase intra-académique
Pour la phase intra-académique, le calendrier des demandes sur I-prof SIAM est fixé par chaque recteur d’académie. Toutefois le ministère préconise une ouverture des serveurs à partir du 16 mars (mais la date effective est définie par chaque rectorat).
N’oubliez pas que l’essentiel du mouvement se fait sur des postes libérés en cours de mouvement. N’hésitez pas à demander un poste qui vous intéresse, même s’il n’apparaît pas vacant sur les documents académiques.
Les demandes se feront exclusivement par le portail internet i-Prof.
Il est absolument indispensable de prendre contact avec le responsable SNCL de l’académie qui vous conseillera dans l’organisation de vos vœux.En effet, il n’y aura plus de vérification des barèmes par les représentants du personnel. Ce n’est plus une compétence de la CAPA. La moindre erreur de calcul de l’administration, ou un oubli de pièces justificatives de votre part, peut faire varier considérablement votre barème et mettre en péril votre projet de mutation. Une question ? contactez-nous sur le numéro dédié : 06 77 15 51 77
Qui participe ?
Tous les collègues nommés dans une académie à la suite de la phase inter du mouvement (sauf sur poste spécifique national) devront obligatoirement recevoir une affectation dans cette académie et donc formuler une demande.
Les collègues dont le poste est supprimé à la rentrée 2026 (mesure de cartescolaire) doivent obligatoirement participer au mouvement intra (avec 1 500 points de priorité sur les vœux : ancien établissement, commune de cet établissement, département de cet établissement et académie).
Les stagiaires déjà titulaires d’un autre corps de personnels enseignants, d’éducation ou d’orientation, qui n’ont pu être maintenus sur leur poste, participent aussi, obligatoirement, au mouvement de l’académie (avec une priorité de 1 000 points sur le vœu département d’affectation précédent, priorité éventuellement étendue au vœu « tout poste » dans l’académie).
Les personnels gérés hors académie (détachement, affectation en C.O.M. ou en Andorre, en École Européenne) ou mis à disposition qui ont fait connaître leur intention de réintégrer leur ancienne académie, dès la phase inter-académique du mouvement, participent à la phase intra avec une priorité de 1 000 points sur le vœu département d’affectation précédent, éventuellement étendue au vœu « tout poste » dans l’académie.
Tous les collègues cités ci-dessus recevront obligatoirement une nouvelle affectation, y compris en extension s’ils n’obtiennent pas l’un des vœux (jusqu’à 20 voire 25 ou 30 selon les académies) qu’ils auront formulés. Afin d’éviter cette procédure, il faut utiliser au maximum les possibilités de vœux.
Tous les titulaires de l’académie (y compris les ex-stagiaires maintenus sur leur poste) qui souhaitentchanger d’affectation participent au mouvement intra. S’ils n’obtiennent pas satisfaction, ils conservent leur poste actuel.
Les collègues qui étaient en disponibilité ou en congé avec perte de poste, en réadaptation… gérés par l’académie et qui souhaitent y retrouver un poste doivent, pour l’obtenir, participer au mouvement intra.
Vous avez une question ou souhaitez-vous faire accompagner par le SNCL ? Contactez-nous sur le numéro dédié : 06 77 15 51 77
Après des décennies de laxisme et d’ultra-bienveillance, le ministère semble vouloir durcir le ton et les règles dans les lycées. Plusieurs mesures et projets vont dans ce sens mais, dans une société qui a évolué, il est clair que le retour à une autorité à l’ancienne semble difficile voire impossible et on peut se demander si les mesures envisagées seront suivies d’effet. Si les acteurs sur le terrain ne suivent pas, les mesures lancées resteront lettre morte.
Parmi elles, le ministère entend renforcer le rôle des professeurs de lycée souvent confrontés tant à de la violence qu’à diverses intimidations depuis la mise en place du contrôle continu au baccalauréat.
Ainsi l’Institution mise-t-elle sur le soutien indéfectible des supérieurs hiérarchiques face à des parents et des élèves trop souvent vindicatifs. A travers la protection fonctionnelle octroyée aux agents d’État, le ministère veut faire croire qu’il rend systématique le soutien juridique et administratif aux personnels menacés ou agressés. Mais est-ce toujours le cas dans un système qui a du mal à se détacher du « pas de vague », où l’on achète encore trop souvent la paix sociale en étouffant les affaires plutôt qu’en les dénonçant ?
Le SNCL encourage ses adhérents et sympathisants à demander le recours à la protection fonctionnelle systématique en cas de besoin et assure qu’il apportera son soutien aux collègues concernés.
Les fouilles et contrôles aux abords des établissements à travers des opérations de sécurisation sont censés permettre un repérage des fauteurs de trouble en possession d’armes, mais les moyens humains s’avèrent bien insuffisants pour les rendre systématiques, et beaucoup se retrouvent dans l’enceinte des lycées avec des objets prohibés et dangereux. Bien que les procédures pour accélérer les sanctions en cas d’intrusions et de port d’armes aient été simplifiées, combien de chefs d’établissement jouent réellement le jeu et convoquent des conseils de discipline avec exclusion définitive ?
L’opération « portable en pause » mise en place en collège est censée être étendue à tous les lycées dès la rentrée 2026, volonté politique et mesure emblématique d’un projet de loi d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Si cette mesure part d’une vraie volonté de pause numérique en favorisant la concentration en cours et en offrant un temps de déconnexion lors du temps scolaire, est-elle réellement réalisable dans une société hyperconnectée et dans laquelle le smartphone fait naître de nouvelles formes d’addiction chez nos adolescents ? Cette mesure permettrait en effet de limiter les prises de photos ou de vidéos en cours, phénomène nouveau qui nuit à la sérénité des cours en lycée.
Cette mesure, si elle est mise en place à la rentrée prochaine, va se heurter à de nombreuses difficultés et on peut s’interroger sur sa pertinence. Elle va susciter de nouvelles tensions avec les élèves récalcitrants et sa mise en œuvre semble complexe : la gestion des portables rangés dans des casiers ou leur stockage va inévitablement poser des problèmes de vol, de perte et surtout de perte de temps à l’entrée en cours. Elle sera aussi source de conflits et de réclamations si par malheur le portable se trouve endommagé ou si l’élève prétend qu’il l’a été ! Nouvelle complexité à laquelle les professeurs et chefs d’établissement ne pourront pas faire face.
Par ailleurs, le smartphone est souvent utilisé comme outil pédagogique et son utilisation a été encouragée pour accéder à PRONOTE à travers l’application Client Pronote ! Nous voilà à nouveau en pleine injonction contradictoire.
Dernière mesure visant à restaurer un peu d’autorité aux enseignants et de valeur au baccalauréat : les conditions d’accès aux épreuves de rattrapage du Bac seront durcies pour renforcer l’exigence du diplôme !
Après des décennies de laisser-aller et de consignes de largesse relayées par les corps d’inspection, voici une tentative pour redorer le blason du fameux sésame !
Avec plus de 90 % de réussite à la session 2025 toutes filières confondues et 96 % en filière générale, sans compter l’inflation des mentions (près de 59 % des candidats en ont obtenu une en 2025…), le ministère s’est donc penché sur un moyen de redonner un peu de crédibilité à cet examen.
À partir de la session 2026, le seuil incompressible de 8/20 sera exigé pour accéder aux épreuves de rattrapage, ce qui signifie donc que le seuil de 7.9/20 sera éliminatoire.
Par ailleurs le « coup de pouce » accordé par les jurys lors des délibérations sera plafonné à 0.5 point sur la moyenne générale, ce qui semble encore bien généreux ! Enfin le ministère souhaite qu’une attention plus stricte soit portée à l’orthographe et à la syntaxe, mais sans donner de directives plus précises.
Reste à savoir si les consignes données seront transmises et respectées par les différents jurys habitués depuis des années à accorder de nombreux « cadeaux » sous la forme de points octroyés à des élèves qui souvent n’ont fourni aucun effort pendant l’année.
Ces mesures en demi-teinte semblent bien insuffisantes pour restaurer une autorité et un rayonnement perdu depuis longtemps.
Le 19 décembre dernier, la seconde réunion du Comité National de Suivi de l’École inclusive s’est tenue à Dijon en présence du ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, accompagné par la ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, Charlotte Parmentier-Lecoq.
Le SNCL, convié à cette réunion, a répondu présent.
Le ministre était présent à Dijon depuis le matin ; il avait pu visiter le collège Gaston Bachelard et surtout échanger avec le personnel impliqué dans les PAS, (Pôle d’Appui à la Scolarité). Il faut dire que la Côte-d’Or fait figure de tête de proue dans la mise en place des nouveautés de l’école inclusive.
L’un après l’autre, les deux ministres ont insisté sur leur désir de développer l’école inclusive. En insistant sur le nombre croissant d’enfants en situation de handicap ainsi que les EBEP, (Élèves à Besoins Éducatifs Particuliers), et leurs différents besoins d’intégration, ils ont déroulé les enjeux de l’école inclusive. Pour l’un comme pour l’autre, il s’agit d’une ambition forte gouvernementale et qui a pour objectif premier d’instaurer un pilier de la cohésion sociale. Il est bien certain que vingt ans après la publication des textes de la loi « handicap » du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, il était temps de faire un point, entre autres, sur l’application du droit pour chaque enfant en situation de handicap d’être scolarisé dans une école ordinaire.
Mais pour une école « pleinement inclusive » comme le souhaitent les deux ministres, encore faut-il être capable de mettre les moyens financiers et humains face à ce défi ! Actuellement, beaucoup d’écoles, collèges, lycées travaillent avec des rustines : un AESH pour deux ou trois élèves, ou seulement sur une partie de l’emploi du temps de l’élève, et des enseignants souvent désarmés face à des problématiques qu’ils ne maîtrisent pas, et confrontés à un nombre d’élèves par classe trop important. Comment installer dans de bonnes conditions 30 élèves auxquels s’ajoutent un ou deux AESH alors que la salle est configurée pour accueillir 28 élèves voire 30 au mieux ?
Toutefois – et en cela, nous ne pouvons qu’être en accord avec les ministres – ils ont souligné en tout premier lieu le besoin d’accessibilité des établissements scolaires pour tous les élèves en situation de handicap.
Même si la rectrice de Dijon avait insisté sur l’amélioration de l’accessibilité des locaux grâce au travail de collaboration avec les collectivités locales, une des conseillères régionales de la région de Bourgogne-Franche-Comté avait utilisé plus tôt l’expression effrayante de « mur d’investissement colossal » face à cette nécessité, soulignant que dans cette région seuls 9 lycées publics sur 128 avaient réussi à rendre leurs locaux totalement accessibles !… En revanche, les 47 collèges publics dans ce même département semblent aux normes. Mais que dire de tous les établissements scolaires des autres régions ?
De son côté, Édouard Geffray a particulièrement mis en avant sa volonté de trouver une solution individuelle à chaque élève en situation de handicap, quel que soit son handicap, en cherchant à tout mettre en œuvre pour intervenir au plus tôt auprès de l’élève et de ses parents. Il semblerait malgré tout, si l’on écoute les parents et les associations, que nous soyons loin du compte et qu’il reste encore de nombreux enfants déscolarisés ou scolarisés partiellement faute d’aide humaine. Le ministre a cité le chiffre de 35 000… enfants sans solution, les associations sont encore plus pessimistes et vont jusqu’à 50 000.
Même si le SNCL est particulièrement touché par le sort réservé à ces élèves, il faudrait penser également aux enseignants et aux personnels d’une façon générale dont ce type de mission est totalement hors de leur fonction et bien loin de leur cœur de métier. Ils se trouvent souvent désarmés face à ces élèves pour lesquels des solutions adaptées et individuelles doivent être trouvées sans en rajouter sur le travail déjà intense que les enseignants et les AESH doivent mener.
Bien entendu, le ministre se réjouit d’être désormais capable d’accompagner les élèves en situation de handicap de la maternelle au lycée et dans tous les cas de leur donner la possibilité d’aller le plus loin possible. Mais encore une fois, rares sont les enseignants actuels à avoir reçu une formation suffisante pour leur permettre de faire face aux difficultés liées aux différents handicaps de ces jeunes.
Le ministre toutefois a promis d’inscrire des modules de formations concernant les enfants en situation de handicap et les EBEP dans la formation initiale des nouveaux enseignants à venir : ce qui serait un glissement majeur de la définition du métier de professeur.
Même s’il a insisté sur la nécessité de faire équipe avec le personnel médico-social afin de favoriser l’épanouissement de chacun, en mettant en place progressivement les PAS et les LPI, ne semble-t-il pas que l’institution oublie les enseignants qui en toute bonne foi n’arrivent plus à trouver le temps nécessaire pour ce travail supplémentaire alors qu’ils sont déjà submergés par les réunions en nombre exponentiel auxquelles ils sont obligés d’assister ?
Édouard Geffray a également insisté sur l’importance qu’il accordait à l’extension des PAS, voués à remplacer les PIAL, nouvelle solution déjà adoptée dans quatre départements dont la Côte-d’Or. Les PAS ont été présentés comme une réponse adaptée autant auprès des élèves que des parents et des enseignants afin d’éviter qu’un élève à besoins éducatifs particuliers ne se retrouve sans solution immédiate.
La Bourgogne a été citée comme « région pilote » avec 17 PAS en Côte d’Or et 8 dans la Nièvre, ce qui explique le déplacement du ministre à Dijon. Comme l’ont souligné le ministre puis les autres intervenants, les PAS progressivement mis en place associent l’Education Nationale certes, mais également l’ARS, (Agence Régionale de Santé), les collectivités territoriales, les professionnels de la santé et du secteur médico-social et enfin les familles.
Les intervenants ont insisté sur les avantages que le PAS pouvait apporter à chacun, sachant que les sollicitations peuvent émaner de parents, des enseignants, des autres membres de l’équipe et offrir une réponse rapide et adaptée à un enfant à besoin éducatif particulier, en situation de handicap ou non. N’oublions pas que les HPI de plus en plus détectés dès leur plus jeune âge ne trouvaient dans l’école aucune réponse à leurs problèmes pourtant nombreux. On ne peut que féliciter l’institution pour ne pas les avoir oubliés pour une fois et pour tenter de répondre au désarroi des parents et des enfants HPI.
Bien sûr, rien ne peut se faire sans l’aide des AESH sur lesquels les discussions se sont longuement attardées, considérés désormais comme second métier de l’Éducation nationale. Pas toujours faciles à recruter, en particulier en raison de leur statut précaire et de leurs revenus extrêmement faibles, ces personnels sont indispensables à l’inclusion et pourtant le Sénat a récemment refusé de les titulariser. Actuellement au nombre de 144 000, ils ne représentent que 90 500 équivalents temps plein, sachant que le temps partiel leur est imposé dans quasiment tous les cas.
Enfin la réunion s’est achevée avec la présentation du LPI, (Livret de Parcours Inclusif), nouvelle plateforme qui se met en place progressivement pour permettre une interface entre les différents acteurs de l’inclusion que ce soit l’élève, le parent, l’enseignant, l’AESH, la direction, le référent handicap, le personnel médical. Elle regroupe tous les aménagements dont l’élève a besoin, dans le cadre de son PAI, PPRE, PAP, etc … remplaçant en cela le GEVASCO et les différents supports papiers.
Même si ce document a pour but de fluidifier le transfert de données, il va encore augmenter la charge de travail du professeur principal ainsi que celle des autres enseignants de l’équipe pédagogique.
Après quoi, plusieurs témoins se sont présentés pour donner des exemples précis des différentes situations auxquelles ils avaient été confrontés et des solutions qui leur avaient paru adéquates.
Nous pouvons conclure que le ministre a prouvé qu’il était conscient des difficultés liées au déploiement de l’école inclusive et qu’il était prêt à faire tout son possible, mais sans jamais évoquer la charge de travail supplémentaire et non rémunérée que l’école inclusive impose à tous ses membres, dont les enseignants.
Le SNCL a déjà eu l’occasion de vous informer de la situation des fonctionnaires dans les DROM* face au décret n°2024-641 du 27 juin 2024 (applicable aux fonctionnaires de l’État depuis le 1er septembre 2024), en dénonçant le traitement inéquitable de ces derniers par rapport à leurs collègues de l’hexagone.
Pour rappel, le gouvernement a insidieusement accouché de l’inconcevable. LA CIBLE ? Les fonctionnaires dans les DROM, qu’ils soient titulaires, stagiaires ou agents contractuels, concernant les modalités d’indemnisation en cas de congés de longue maladie et de grave maladie (CLM et CGM).
Le SNCL s’insurge contre ces modalités d’indemnisation et s’indigne d’un tel traitement !
QUID DE CES MESURES SCÉLÉRATES ?
Dès le 1er mars 2025, il ne vous a pas échappé que le personnel en congé de maladie ordinaire (CMO) a vu ses droits changés. Désormais, il perçoit :
• 90 % du traitement pendant les 3 premiers mois, 50 % les 9 mois suivants.
• Majoration de vie chère et primes alignées sur le traitement (90 % les 3 premiers mois puis 50 % les autres mois).
À partir du 1er septembre 2024, tout personnel placé en CLM et CGM devrait quant à lui percevoir :
• Traitement indiciaire : 100 % la 1ère année, puis 60 % les 2 années suivantes.
• Indemnité vie chère : 33 % la 1ère année, 60 % les 2 années suivantes.
C’est précisément sur ce dernier point qu’apparait à nos yeux la difficulté et l’injustice : un fonctionnaire affecté dans un DOM perçoit une majoration de traitement de 40 % en raison des conditions économiques de son lieu d’exercice. Or, cette majoration de traitement est réduite à 33 % dès lors qu’il tombe en CLM ou CGM !
C’est une HONTE ! Quand on sait que les personnels en CLM et CGM sont en difficulté, car touchés physiquement et moralement par la maladie et se voient désormais attaqués financièrement avec ces mesures ; et pourtant ni loyer, crédits, frais médicaux ne sont minorés pendant cette période !
Une discrimination inacceptable, mais assumée par le gouvernement !
Interrogé par notre Bureau national, le ministère de l’Éducation s’abrite derrière une subtilité qui consiste à assimiler la majoration de traitement à une « prime » qui, elle, est conditionnée à l’exercice.
Non satisfait de ces éléments, le SNCL a demandé et obtenu audience auprès de la DGRH afin de faire valoir ses arguments. L’administration a maintenu sa lecture juridique et fait comprendre que seule une action contentieuse de notre part pourrait la faire changer de position.
Le SNCL dénonce la lecture actuelle de la DGRH pour au moins une raison simple :
La majoration de traitement est attribuée à tout fonctionnaire originaire qui bénéficie de congés bonifiés dans les DOM et est retirée au fonctionnaire qui part en vacances en métropole ! Cette majoration est donc bien conditionnée à la présence sur le territoire et non au simple fait d’être en exercice sur ce territoire !
La DGAFP a donc choisi de frapper lourdement les DROM en pénalisant les agents publics d’Outre-mer malades. Les collègues en CLM et CGM se voient réclamer de façon rétroactive des trop perçus avec des sommes atteignant plusieurs milliers d’euros !
Face à cette énième attaque déguisée sur la majoration vie chère, le SNCL exhorte le gouvernement à abolir ce texte qui piétine nos acquis et instaure une iniquité sur le territoire national.
L’heure de la riposte a sonné, une intersyndicale inter DOM à laquelle le SNCL participe s’est constituée et a décidé de lancer un appel à la grève avec une journée de mobilisation le 3 février 2026 dans l’ensemble des territoires d’outremer.
Le SNCL appelle tous les personnels de l’éducation à la plus grande vigilance et prépare dès à présent un recours en justice.
Mobilisons-nous dans tous les DROM pour rétablir nos acquis !
Réclamons et exigeons l’abolition de ce texte inique qui fragilise encore plus les collègues !
L’émotion reste immense après l’agression d’une professeure d’arts plastiques, poignardée par un élève de 14 ans dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var), le 3 février dernier. Les dernières informations communiquées par le procureur de la République de Toulon indiquent que notre collègue a repris connaissance et a pu quitter le service de soins intensifs. Très fatiguée, elle demeure hospitalisée sous surveillance, son pronostic vital n’étant toujours pas levé malgré une évolution médicale jugée « positive ». Celle-ci a dû subir de lourdes interventions chirurgicales après avoir été poignardée à plusieurs reprises dans sa classe.
L’auteur présumé, élève de 3ᵉ, a reconnu les faits et a été mis en examen puis placé en détention provisoire. Il a déclaré avoir agi par « vengeance » après plusieurs incidents disciplinaires relevés par l’enseignante et par crainte d’une exclusion.
L’équipe locale demeure profondément choquée. Une cellule psychologique a été mise en place dans l’établissement afin d’accompagner élèves et personnels confrontés à la violence de la scène et à ses conséquences traumatiques. Témoignages d’élèves, inquiétude des familles, sidération des professeurs : chacun tente désormais de mettre des mots sur l’incompréhensible.
Le secrétariat général ainsi que le bureau académique de la section de Nice du SNCL expriment leur plus profonde compassion envers leur collègue agressée cette semaine et lui adressent tous leurs vœux de bon rétablissement. Le SNCL tient également à exprimer sa solidarité avec l’ensemble du personnel du collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer.
Au-delà de l’émotion légitime, nous devons nous interroger collectivement sur la déconsidération croissante de notre métier. Dans un climat de violence sociale, économique et politique, le malaise des enseignants est trop souvent ignoré, alors même que ceux-ci demeurent les derniers piliers de l’École humaniste et républicaine. Les professeurs deviennent le réceptacle de la violence banalisée et ordinaire qui monte au sein des familles et d’une partie de la jeunesse, livrée à elle-même.
Les conséquences dramatiques de cette situation, ce sont aussi les personnels qui les vivent au quotidien : tensions accrues, sentiment d’abandon, fragilisation de l’autorité pédagogique, insuffisance des moyens de prévention et d’accompagnement.
Une alerte de plus pour l’École
Nous savons malheureusement que ce drame n’est pas un fait isolé ; c’est un signal supplémentaire de la dégradation des conditions d’exercice du métier de professeur. L’École ne peut continuer à fonctionner dans l’urgence et la gestion de crise permanente.
Le SNCL appelle à :
une prise de conscience nationale sur la sécurité des personnels ;
un renforcement des dispositifs de prévention et de suivi des élèves en grande difficulté ;
des moyens humains et médicaux suffisants pour accompagner les équipes ;
des moyens horaires, matériels et humains suffisants pour offrir des solutions concrètes aux conseils de discipline et donner tout leur poids aux sanctions prononcées, y compris les décisions d’exclusion qui doivent conduire à une réelle prise en charge alternative et efficace des élèves sanctionnés ;
une revalorisation réelle de l’autorité du professeur et de son métier.
La protection des personnels n’est pas une option : elle est une condition indispensable au bon fonctionnement du service public d’éducation. Le SNCL restera mobilisé aux côtés des équipes pour que ce drame ne soit ni oublié ni banalement classé parmi les faits divers. Notre Éducation nationale mérite bien mieux.