Connaissez-vous la convention comptable de la retraite des fonctionnaires de l’État ?Et le compte d’affectation spéciale ? Il est probable que la majorité des lecteurs de cet article répondra NON à ces deux questions. Pourtant, sous ces appellations, dignes de technocrates zélés, se cache une opération de manipulation qui conduit encore à discréditer les fonctionnaires aux yeux de l’opinion.
La convention comptable de la retraite des fonctionnaires a été créée en 2006 par le gouvernement de l’époque. Elle est utilisée depuis par tous les gouvernements qui ont suivi. Au titre de cette convention, les opérations budgétaires relatives aux pensions de retraite des fonctionnaires de l’État sont enregistrées dans un CAS (Compte d’Affectation Spéciale). Ce compte, alimenté par les cotisations des fonctionnaires, est complété, chaque année, par un versement inscrit au budget de l’État.
Lors de sa création, ce CAS a été présenté comme un équivalent du régime général de retraite des salariés du privé. Or, cette assimilation est totalement abusive car, faut-il le rappeler, les fonctionnaires de l’État ne dépendent d’aucun des régimes de retraite créés à la Libération pour les salariés (les pensions des fonctionnaires de l’État étant un salaire différé financé par le budget de l’État). Notre syndicat a toujours dénoncé cet artifice budgétaire qui ne vise qu’à préparer l’opinion au basculement des pensions des fonctionnaires dans le régime général des retraites des salariés.
Aujourd’hui le déficit de l’État devient inquiétant et le montant du versement pour les retraites des fonctionnaires, même s’il est artificiellement majoré, est une dépense importante. Celle-ci augmente chaque année car il faut bien compenser la baisse régulière du montant des cotisations consécutive à des décisions politiques qu’il convient de rappeler.
Une baisse du montant des cotisations orchestrée…
Depuis 2006 de nombreuses décisions ont provoqué la diminution sensible du nombre des fonctionnaires de l’État en activité, créant ainsi un déséquilibre démographique entre actifs et pensionnés. Il s’agit notamment du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite » de la fin des années 2010, de la décentralisation de certains corps dans la fonction publique territoriale (TOS de l’Éducation nationale par exemple), de la privatisation de services ministériels (Orange, La Poste …) dont les salariés nouvellement recrutés depuis la privatisation n’ont pas le statut de fonctionnaire, de l’augmentation du nombre des contractuels (qui cotisent au régime général de retraite et à une complémentaire, l’IRCANTEC) en remplacement de titulaires …
Cette situation fut encore aggravée par les décisions de blocage de la valeur du point d’indice pour les actifs et par l’augmentation du volume des primes (hors Éducation Nationale) qui ne donnent pas lieu au même type de cotisation pour la retraite.
Et comme si cela n’était pas suffisant, les dits gouvernements lui ont également imputé indûment les paiements de dispositifs de solidarité qui ne sont d’ailleurs pas pris en charge par le régime général de retraite des salariés mais relèvent essentiellement des impôts et taxes affectés à la solidarité nationale (majoration des pensions pour enfants, validation de trimestres au titre de la maladie, etc).
Nous n’inventons rien. La ficelle de cette manipulation est devenue tellement grosse que deux notes, l’une de l’Institut des Politiques Publiques (IPP)1 (1) et l’autre du très officiel Conseil d’Analyse Économique (CAE)2 (2), qui reprend beaucoup des éléments de la première, décrivent clairement ce mécanisme.
La conséquence est simple : comme le CAS ne peut pas être en déficit, la somme versée par l’État pour équilibrer les comptes augmente chaque année et, dans l’esprit du public, ce sont les fonctionnaires retraités qui sont, en grande partie, tenus pour responsables de l’aggravation de la dette publique. Une ligne du budget de l’État en atteste !
Vers des décisions douloureuses
Le CAE estime dans ce contexte qu’une réforme de la convention comptable de la retraite des fonctionnaires de l’État est nécessaire et qu’elle pourrait conduire, au final, à une réduction de la subvention annuelle de l’État de 78,28 % à 34,7 %. Une diminution de plus de la moitié, excusez du peu ! Aux dépens de qui ce miracle pourrait-il se faire ?
Reste le déficit démographique. Il serait encore aggravé par de nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires, ce que demandent certaines formations politiques.
Dans certains programmes, l’idée de ne faire qu’un seul grand régime général de retraite dans lequel seraient ″basculés″ les fonctionnaires a déjà germé. En supprimant ainsi le système des pensions, l’État ferait l’économie de son financement au CAS, ce qui augmenterait alors le déficit déjà lourd du régime général des retraites. Cela aboutirait immanquablement à une augmentation des cotisations de l’ensemble et/ou à la diminution du montant des pensions. Ce n’est ni l’intérêt des cotisants, ni celui des retraités.
Cette situation a également d’autres incidences car nos gouvernants ne sont pas à court d’idées pour manipuler les chiffres. Notre ministère étant celui qui emploie le plus de fonctionnaires de l’État, la proportion de la contribution de l’État au CAS correspondant au nombre de fonctionnaires de l’EN est présentée globalement dans le budget de l’État comme une dépense d’éducation. Or elle ne contribue en rien à l’instruction et à l’éducation des élèves. Les dépenses d’éducation ainsi surévaluées biaisent les comparaisons internationales où la France apparaît alors à une place plus flatteuse qu’elle n’est en réalité parmi les pays consacrant le plus d’argent à l’éducation de leur jeunesse : par exemple en 2022, la France était présentée comme consacrant 5,2% de son PIB(Produit Intérieur Brut annuel) à l’Éducation, soit autant que la Finlande, 0,3% de plus que la moyenne de l’OCDE (qui état à 4,9% du PIB en 2022), et 0,9% de mieux que l’Allemagne qui consacre 4,3% à cette mission. Mais en réalité, on peut estimer à environ 0,8% du PIB la contribution faite au CAS pour les agents de l’Éducation nationale ! Si on retranche cela du chiffre officiel, la France consacre donc seulement environ 4,4% de son PIB à des dépenses réelles d’éducation, soit loin de la Finlande, en dessous de la moyenne de l’OCDE et à peu près au même niveau que l’Allemagne… Le SNCL tenait à vous informer de ces manipulations aux multiples bénéfices, apparents et à court terme, pour les gouvernements successifs qui bafouent les intérêts des fonctionnaires et l’intérêt général.
Institut des politiques publiques : créé par Paris School of Economics (École d’économie de Paris), fonctionnant dans le cadre d’un partenariat avec le groupe des écoles nationales d’économie et de statistiques pour développer la recherche scientifique dans le domaine des politiques publiques et favoriser l’appropriation par les citoyens des termes du débat public. ↩︎
Conseil d’analyse économique : placé auprès du premier ministre, il a pour mission « d’éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement en matière économique ». ↩︎
Avertissement : ce dossier a été réalisé à partir des textes relatifs au mouvement publiés au BO n°39 du 16 octobre 2025, au BO spécial n° 5 du 31 octobre 2024 (calendrier et lignes directrices de gestion ministérielles en matière de mobilité).
Par ailleurs, nous rappelons que la loi n° 2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique », a établi que les commissions administratives paritaires ne sont plus compétentes pour le mouvement.
Il est ainsi très important de prendre conseil auprès des représentants du SNCL pour faire valoir vos droits et s’assurer que tous vos éléments de barème sont bien pris en compte.
• Du mercredi 5 novembre 2025… : ouverture des serveurs à 12 heures pour la formulation des demandes de participation à la phase interacadémique du mouvement,
• …au mercredi 26 novembre 2025 : fermeture des serveurs à 12 heures.
• À partir du 27 novembre 2025, votre confirmation individuelle de demande de mutation sera disponible en téléchargement dans l’application SIAM.
Cette opération est à réaliser vous-même.
Vous devez ensuite transmettre à votre chef d’établissement ce formulaire après l’avoir éventuellement corrigé de manière manuscrite et l’avoir signé, en l’accompagnant de toutes les pièces justificatives.
Les pièces justificatives devront être téléversées après visa du chef d’établissement.
31 août 2025 :
– Date limite des actes de mariage.
– Date limite d’établissement d’un pacte civil de solidarité (PACS).
31 décembre 2025 :
-Date limite des certificats de grossesse.
-Date limite de reconnaissance, par deux agents non mariés ni pacsés, d’un enfant né ou à naître.
• Début décembre 2025 : dépôt des dossiers pour les personnels détachésou affectés en collectivités outre-mer qui sollicitent un changement d’académie au titre du handicap. Ils doivent déposer leur dossier directement auprès du médecin conseiller de l’administration centrale (72 rue Régnault 75243 Paris Cedex 13). Ce dossier doit contenir tous les justificatifs concernant le handicap.
Les demandes tardives de participation, d’annulation et de modifications sont possibles jusqu’au 6 février 2026, seulement si l’un des motifs suivants peut être invoqué :
• décès du conjoint ou d’un enfant ;
• perte d’emploi du conjoint ;
• mutation du conjoint dans le cadre d’un autre mouvement de personnels du ministère de l’Éducation nationale ;
• mutation imprévisible et imposée du conjoint ;
• situation médicale aggravée ;
• retour de détachement connu tardivement par l’agent.
ENVOYEZ LE DOUBLE DE VOTRE DEMANDE À VOS INTERLOCUTEURS SNCL MOUVEMENT 2026
• Les barèmes seront affichés sur SIAM à partir de la mi-janvier 2026 et jusqu’à la fin janvier 2026. En cas de désaccord, demandez la rectification de votre barème calculé auprès du rectorat via la plateforme COLIBRIS et adressez un double au syndicat en faisant des copies d’écran à communication@sncl.fr (après la fin de l’affichage, il sera trop tard).
• 11 mars 2026 : les résultats du mouvement interacadémique, SPEN et POP seront affichés sur I-Prof.
PHASE INTRA ACADÉMIQUE
(période préconisée par la note de service)
• À partir du 16 mars 2026 :ouverture des serveurs académiques pour la formulation des vœux pour la phase intra académique (dates précises définies par les services académiques).
• Fermeture des serveurs académiques : voir calendriers académiques.
• Mi-juin2026 : annonce des résultats des mouvements intra académiques.
PERSONNELS CONCERNÉS
a) Participent obligatoirement
• Les personnels stagiaires devant obtenir une première affectation en tant que titulaires ainsi que ceux dont l’affectation au mouvement interacadémique 2025 a été reportée (renouvellement…) ;
• y compris ceux affectés dans l’enseignement supérieur (dans l’hypothèse d’un recrutement dans l’enseignement supérieur à l’issue de leur stage, l’affectation obtenue au mouvement interacadémique sera annulée) et ceux placés en position de congé sans traitement en vue d’exercer des fonctions d’ATER ou de moniteur ayant accompli la durée réglementaire de stage, conformément aux dispositions du décret n° 2010-1526 du 8 décembre 2010 ;
• à l’exception des ex-titulaires d’un corps de personnels enseignants des premier et second degrés, d’éducation et d’orientation.
• Les personnels titulaires:
• affectés à titre provisoire au titre de l’année scolaire 2025-2026, y compris ceux dont l’affectation relevait d’une réintégration tardive ;
• actuellement affectés en Nouvelle Calédonie, à Wallis et Futuna, ou mis à disposition de la Polynésie française en fin de séjour, qu’ils souhaitent ou non retourner dans leur dernière académie d’affectation à titre définitif avant leur départ en collectivité d’outre-mer ;
• désirant retrouver une affectation dans l’enseignement du second degré, parmi lesquels ceux qui sont affectés dans un emploi fonctionnel ou dans un établissement privé sous contrat, qu’ils souhaitent ou non changer d’académie et ceux qui sont affectés en Andorre ou en écoles européennes.
b) Participent facultativement
• Les personnels titulaires :
– qui souhaitent changer d’académie,
– qui souhaitent réintégrer, en cours ou à l’issue de détachement ou de séjour, soit l’académie où ils étaient affectés à titre définitif avant leur départ (vœu prioritaire éventuellement précédé d’autres vœux), soit une autre académie,
– qui souhaitent retrouver un poste dans une académie autre que celle où ils sont gérés actuellement et qui sont en disponibilité, en congé avec libération de poste ou affectés sur un poste adapté (PACD ou PALD).
POUR NE PAS PERDRE VOS DROITS
N’oubliez pas de joindre impérativement à votre dossier et de numéroter les pièces justificatives, par exemple :
• Extrait d’acte de naissance d’un enfant reconnu par deux parents non mariés ni pacsés ou photocopie du livret de famille ;
• Attestation de l’activité professionnelle du conjoint ; inscription à France Travail ; contrat d’apprentissage ;
• Pièce justificative du domicile (quittance EDF, quittance de loyer) ;
• Attestation du tribunal d’instance établissant l’engagement dans les liens d’un PACS ;
• Documents fiscaux pour les conjoints liés par un PACS ;
• Certificat de grossesse délivré au plus tard le 31 décembre 2025 ;
• Arrêté de reclassement pour ceux qui bénéficient de la prise en compte de services antérieurs (bonifications liées à l’échelon de reclassement) ;
• Dernier arrêté de nomination si vous étiez titulaire d’un corps de l’Education nationale avant réussite à un concours ;
• Dernier arrêté de promotion dans l’ancien corps pour les ex-titulaires reclassés à la titularisation.
DONNÉES ESSENTIELLES
Le mouvement se déroulera en deux phases :
• une phase interacadémique comprenant deux mouvements en parallèle :
– le mouvement interacadémique (30 vœux académiques possibles),
– le mouvement spécifique (vœux sur des postes spécifiques).
• une phase intra académique qui relève de la compétence du recteur.
Les demandes devront être formulées sur I-Prof :
http://www.education.gouv.fr/iprof-siam
Les barèmes et les résultats seront consultables à la même adresse.
LES CONSTANTES
Seront traitées en même temps :
– les demandes de mutation proprement dites,
– les premières affectations des stagiaires issus des différents concours de recrutement,
– les réintégrations.
Rappel : chacun doit saisir lui-même sa demande de mutation.
Les personnels recevront, dans leur établissement, un formulaire de confirmation de demande en UN SEUL exemplaire. Cet original sera signé et remis au chef d’établissement avec les pièces justificatives. L’intéressé devra faire des copies de ce seul original comme preuve de sa demande et des vœux formulés. Il convient de prévoir une copie pour le SNCL à adresser à communication@sncl.fr
Les pièces justificatives doivent être fournies avec le dossier (formulaire) sous peine de perte des bonifications escomptées.
Postes spécifiques :
Les postes spécifiques font l’objet d’une publicité via I-Prof à partir du 6 novembre 2025.
La formulation des vœux s’effectuera sur SIAM I-Prof du 5 au 26 novembre à 12 heures.
Les chefs d’établissement sont étroitement associés à la sélection.
Les candidats doivent impérativement rencontrer le chef d’établissement d’accueil pour un entretien et lui transmettre leur dossier de candidature.
Les chefs d’établissement d’accueil communiqueront leurs appréciations à l’inspection générale avant la mi-décembre 2025.
BARÈME DES MUTATIONS
PHASE INTER ACADÉMIQUE
Le barème est calculé pour chaque vœu « académie ».
Il comprend :
• des éléments communs à tous les vœux :
– ancienneté de service (échelon) ;
– stabilité dans le poste (en années y compris 2025/2026).
• des bonifications éventuelles liées :
– à la situation administrative ;
– à la situation individuelle ;
– à certains types de vœux formulés ;
– à la situation familiale.
ÉLÉMENTS COMMUNS
A – Ancienneté de service :
Classe normale
• 7 points par échelon atteint au 31 août 2025 par promotion (et au 1er septembre 2025 par classement initial ou reclassement), quel que soit le grade (14 points minimum pour le total de ces points et forfaitairement pour les 1er et 2ème échelons).
Hors classe
• 56 points + 7 points par échelon de la hors classe pour les certifiés, PLP et PEPS.
• 63 points + 7 points par échelon de la hors classe pour les agrégés. Les agrégés hors classe au 4ème échelon depuis plus de 2 ans peuvent prétendre à 105 points.
Classe exceptionnelle
• 77 points + 7 points par échelon (dans la limite de 105 points).
Remarque :
Pour les stagiaires précédemment titulaires d’un corps de fonctionnaires, non reclassés à la date de stagiarisation, l’échelon à prendre en compte est celui acquis dans le grade précédent. Joindre obligatoirement l’arrêté justificatif du classement.
B – Ancienneté dans le poste (au 31-08-2026) en qualité de titulaire :
• 20 points par an,
• + 50 points par tranche de 4 ans.
Pour les titulaires sur zone de remplacement, l’ancienneté prise en compte est celle de l’affectation dans la zone géographique actuelle.
Remarques :
• En cas de réintégration dans l’ancienne académie, ne sont pas interruptifs de l’ancienneté dans un poste :
– le congé de mobilité ;
– le service national actif ;
– le détachement en cycles préparatoires (CAPET, PLP, ENA, ENM) ;
– le détachement en qualité de personnel de direction ou d’inspecteur stagiaire ;
– le congé de longue durée ou de longue maladie ;
– le congé parental ;
– une période de reconversion pour changement de discipline.
• Pour les personnels titulaires qui ont bénéficié d’une affectation ministérielle provisoire en 2025-2026, on tiendra compte de l’ancienneté acquise dans le dernier poste et de l’année d’affectation provisoire qui a suivi.
• Pour les stagiaires « ex-titulaires » : prise en compte d’une année d’ancienneté.
• Pour les personnels détachés, on prend en compte l’ensemble des années consécutives effectuées en détachement comme titulaire.
• Les personnels ayant fait l’objet d’une ou plusieurs mesures de carte scolaire conservent l’ancienneté d’affectation acquise sauf s’ils ont demandé et obtenu un poste sur un vœu non bonifié.
• Pour les personnels sur poste adapté, est prise en compte l’ancienneté dans l’ancien poste augmentée du nombre d’années effectuées sur le poste adapté.
BONIFICATIONS
C – Bonifications liées à la situation administrative
■ Personnels affectés en éducation prioritaire
Conditions :
– être en REP, REP+ ou en établissement relevant de la politique de la ville au moment de la demande de mutation,
– 5 ans d’exercice continu dans le même établissement.
La mutation par mesure de cartescolaire n’est pas interruptive.
Bonification 1 :
• 400 points à partir de 5 ans en REP+ ou établissement relevant de la politique de la ville,
• 200 points à partir de 5 ans en REP.
■ Personnels affectés par le mouvement national des postes à profil s’étant engagés à y rester au moins 3 ans
Bonification 2 :
• 120 points à partir de 3 ans exercés en continu sur le poste à profil d’un établissement engagé dans un contrat local d’accompagnement.
■ Personnels affectés à Mayotte
Bonification 3 :
• Une bonification de 1 000 points sur tous les vœux exprimés pour les personnels comptabilisant au 31 août 2026 au moins 5 ans d’exercice effectif et continu sur le territoire de Mayotte.
■ Personnels affectés à Guyane
Bonification 4 :
• Une bonification de 200 points sur tous les vœux exprimés pour les personnels affectés en Guyane depuis au moins 5 ans et comptabilisant au 31 août 2026 au moins 2 ans d’exercice effectif et continu sur un poste isolé
D – Bonifications liées à la situation individuelle
■ Stagiaires
Bonification 5 :
Utilisable une fois au cours d’une période de 3 ans.
• 10 points sur le vœu 1
La bonification utilisée à l’inter restera valable à l’intra si le barème académique le prévoit.
■ Académie de stage ou d’inscription au concours
Bonification 6 :
Stagiaires : 0,1 point pour l’académie de stage et/ou 0,1 point pour l’académie d’inscription au concours.
■ Lauréats de concours :
1. Stagiaires ex-enseignants contractuels du 2nd degré de l’Education nationale, ex-CPE contractuels, ex-COP/PsyEN ou PE psychologues contractuels, ex-MA garantis d’emploi, ex-MI-SE lauréats d’un concours de CPE ou ex-emploi avenir professeur (EAP), ou ex contractuels CFA. Cette bonification est forfaitaire quel que soit le nombre d’années de stage.
Les EAP doivent justifier de deux années en cette qualité. Les autres doivent justifier de services traduits en équivalent temps plein égaux à une année scolaire au cours des deux années précédant leur stage.
Bonification 7 :
Cette bonification est attribuée en fonction du reclassement au 1er septembre 2025.
• 150 points pour un classement au 3ème échelon,
• 165 points pour un classement au 4ème échelon,
• 180 points pour un classement au 5ème échelon et au-delà.
2. Stagiaires précédemment titulaires d’un corps autre que ceux de personnels enseignants, d’éducation et d’orientation ou personnels sollicitant leur réintégration.
Bonification 8 :
• 1 000 points sur le vœu correspondant à leur académie d’affectation avant réussite au concours.
3. Personnels sollicitant leur réintégration à divers titres.
■ Demandes formulées au titre du handicap
Agent ou conjoint entrant dans le champ des bénéficiaires de l’obligation d’emploi prévue dans la loi du 11 février 2005.
Bonification 9 :
• 100 points
Agent ayant obtenu la qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour eux, leur conjoint ou du handicap pour un enfant.
– Tous les justificatifs attestant que la mutation sollicitée améliorera les conditions de vie de la personne handicapée.
– S’agissant d’un enfant non reconnu, handicapé ou souffrant d’une maladie grave, toutes les pièces concernant le suivi médical notamment en milieu hospitalier spécialisé.
Bonification 10 :
• 1 000 points
Les bonifications 9 et 10 ne sont pas cumulables.
E – BONIFICATIONS LIÉES AUX VŒUX FORMULÉS
■ Vœu préférentiel
Bonification 11 :
• 20 points par an à partir de la deuxième demande déposée consécutivement. Pour continuer à obtenir la bonification annuelle, il y a obligation d’exprimer chaque année de manière consécutive en premier rang le même vœu académique.En cas d’interruption ou de changement de stratégie les points cumulés sont perdus.
– Cette bonification est désormais plafonnée à 100 points.
– Clause de sauvegarde pour ceux ayant acquis un barème supérieur à 100 points antérieurement au mouvement 2016.
– Bonification non cumulable avec les bonifications liées à la situation familiale.
■ Vœu sur un DOM ou sur Mayotte.
Etre natif du DOM ou avoir son CIMM dans ce DOM en exprimant DOM ou Mayotte en vœu de rang 1. Bonification non prise en compte en cas d’extension.
Bonification 12 :
• 1 000 points
■ Vœu unique sur la Corse :
Bonification 13 :
• 600 points pour la première demande pour les seuls stagiaires dans l’académie de Corse en 2024/ 2025 ;
• 800 points pour la deuxième demande consécutive ;
• 1 000 points à partir de la troisième demande consécutive et plus.
Bonification 14 :
• 1 400 points pour les stagiaires effectuant leur stage en Corse et ex-MA, ex-enseignants contractuels, CPE contractuels, PsyEn contractuels, AESH, ou EAP en situation en Corse si justification d’un an de service à temps complet les deux années précédentes (sauf pour les ex-EAP qui doivent justifier de 2 ans en cette qualité).
Le cumul est possible avec certaines bonifications notamment le vœu préférentiel et/ou les bonifications familiales.
F – BONIFICATIONS LIÉES À LA SITUATION FAMILIALE
Sont considérées comme « conjoints » les personnes qui, au plus tard le 31 août 2025,
– sont marié(e)s ou,
– sont pacsé(e)s avec imposition fiscale commune ou,
– ont la charge d’au moins un enfant (de moins de 18 ans au 1er septembre 2026) reconnu par l’un ou par l’autre ou,
– ont reconnu par anticipation, au plus tard le 31 décembre 2025, un enfant à naître.
De plus, les situations ne sont prises en compte que pour les personnels dont le « conjoint » exerce une activité professionnelle ou est inscritcomme demandeur d’emploi auprès de « France Travail », après cessation d’une activité professionnelle intervenue après le 31 août 2022.
Le rapprochement pourra porter sur la résidence privée sous réserve de compatibilité entre celle-ci et l’ancienne résidence professionnelle.
■ Rapprochement de conjoints (RC)
Bonification 15 :
• 150,2 points pour l’académie de résidence professionnelle du conjoint (si elle est placée en premier vœu) et les académies limitrophes, cette bonification est non cumulable avec les bonifications RRE (rapprochement de la résidence de l’enfant) et MS (mutation simultanée). La résidence privée du conjoint peut être prise en compte si elle est compatible avec le lieu d’exercice.
■ Mutation Simultanée entre deux agents titulaires ou deux agents stagiaires
Bonification 16 :
• 80 points sur l’académie saisie en vœu n°1 et les académies voisines pour les agents conjoints.
■ Autorité parentale conjointe
Bonification 17 :
• 250,2 points pour 1 enfant pour l’académie de résidence professionnelle de l’autre parent (et les académies limitrophes) puis 100 points par enfant supplémentaire.
■ Bonification pour enfant à charge :
Enfant(s) de moins de 18ans au 1er septembre 2026.
Bonification 18 :
• 100 points par enfant à charge
■ Bonification pour année scolaire de séparation
Les stagiaires qui n’ont jamais été employés par l’Education nationale ne sont pas concernés.
La situation de séparation est appréciée au 1er septembre 2026 et doit couvrir au moins une période de six mois et pour des situations familiales établies au plus tard au 31 août 2025. Chaque année de séparation doit être justifiée, lorsque le conjoint n’est pas géré par la DGRH.
Ne sont pas considérées comme des périodes de séparation :
– les périodes de disponibilité pour un motif autre que pour suivre le conjoint;
– les périodes de position de non activité ;
– les congés de longue durée et de longue maladie ;
– le congé pour formation professionnelle ;
– les années pendant lesquelles le conjoint est inscrit comme demandeur d’emploi ou effectue son service national ;
– les années pendant lesquelles l’enseignant n’est pas affecté à titre définitif dans l’enseignement du second degré public ou dans l’enseignement supérieur.
Ces situations sont suspensives, mais non interruptives, du décompte des années de séparation.
Les départements 75, 92, 93, 94 forment une même entité : aucune année de séparation n’est comptabilisée à l’intérieur de celle-ci.
Bonification 19 :
Agents en activité :
• 190 points sont accordés pour la première année de séparation ;
• 325 points sont accordés pour deux ans de séparation ;
• 475 points sont accordés pour trois ans de séparation ;
• 600 points sont accordés pour quatre ans et plus de séparation.
Les éléments de barème ont été maintenus, mais cela est trompeur. En effet le ministère a réaffirmé sa volonté d’augmenter, le nombre et le type de postes « à profil » aux niveaux national et académique.
Rappelons également par ailleurs, que les lignes directrices de gestion spécifient que le barème n’est qu’indicatif.
Le SNCL dénonce cette politique où l’administration est ainsi la seule à juger des profils et peut ne pas respecter le classement des candidats issu des barèmes.
Le nouveau gouvernement amène à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de celui de l’Education nationale deux nouveau noms, relativement inconnus du grand public mais qui connaissent pourtant bien l’institution. Quels portraits dresser de ces deux hommes, et qu’attendre d’eux concernant les grands chantiers laissés en suspens ?
Philippe Baptiste : la continuité des chantiers dans un contexte budgétaire tendu
Un peu moins d’un an après sa première nomination au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste retrouve le chemin d’un gouvernement, cette fois avec un portefeuille complet et élargi à l’Espace. Ce retour s’inscrit dans la continuité de son action précédente, marquée par la volonté de moderniser la gouvernance universitaire et de réguler le secteur privé lucratif, sans rompre avec les grands équilibres de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR).
Un profil de chercheur et de stratège
Né en 1972, ingénieur des Mines, docteur en informatique et ancien directeur scientifique du CNRS puis de Total, Philippe Baptiste incarne le profil du scientifique devenu administrateur, étant passé par le cabinet de Frédérique Vidal, puis par la présidence du CNES (Centre National d’Étude Spatiale). Son agenda au MESR s’annonce très dense :
• Budget 2026 : maintenir le financement des universités et des mesures RH de la LPR malgré les économies exigées.
• Réforme de la formation des enseignants : achever la refonte du master MEEF et sécuriser la rémunération des étudiants en préprofessionnalisation — un sujet suivi de près par le SNCL et la FAEN.
• Projet de loi sur l’enseignement supérieur privé : déposé au Parlement à l’été 2025, il vise à mieux encadrer un secteur en expansion, tout en prolongeant certaines expérimentations du public (EPE, accréditations globales…).
• Simplification administrative et autonomie : Philippe Baptiste entend poursuivre la « déconcentration » de la gestion vers les rectorats et renforcer l’autonomie des établissements, à condition que celle-ci s’accompagne d’une réelle stabilité des moyens.
Des incertitudes persistantes
Les inquiétudes demeurent fortes autour du financement de l’apprentissage, de la réforme des bourses étudiantes — gelée faute de budget — et du sort du HCERES, dont la suppression ou le maintien n’est toujours pas tranché. Pour le SNCL, ces dossiers traduisent un risque croissant de déséquilibre entre universités bien dotées et établissements plus fragiles, ainsi qu’une tendance à la responsabilisation locale sans moyens pérennes.
Édouard Geffray : la rigueur du haut fonctionnaire face à l’urgence éducative
Nommé le 12 octobre 2025, Édouard Geffray prend la tête d’un ministère de l’Éducation nationale secoué par une instabilité chronique — sept ministres en trois ans — et confronté à des défis multiples : baisse démographique, perte d’attractivité des métiers, crise du sens et montée des tensions dans les établissements. Ancien Directeur Général de l’Enseignement Scolaire (Dgesco) puis DGRH du ministère, il connaît parfaitement la « machine Éducation nationale ».
Un parcours typique de la haute administration
Né en 1978, diplômé de Sciences Po et de l’ENA (promotion Romain Gary), Édouard Geffray a construit sa carrière entre le Conseil d’État et les structures centrales du ministère. Ancien secrétaire général de la CNIL (2012-2017), il a aussi été directeur de cabinet de François Bayrou au ministère de la Justice avant de devenir DGRH (2017-2019), puis Dgesco (2019-2024). Sa nomination incarne la continuité administrative d’un système qu’il connaît dans ses moindres rouages, mais aussi peut-être la promesse d’une approche plus technique et d’une méthode plus posée après des années de réformes successives.
Trois priorités annoncées
Lors de sa première intervention sur France Inter, le 22 octobre, Édouard Geffray a défini trois axes d’action :
– La qualité pédagogique de l’enseignement public, à travers une montée en puissance de la formation continue et une exigence renforcée sur la formation initiale ;
– La lutte contre la très grande difficulté scolaire, concentrée dans 15 % des collèges ;
– La sécurité physique et psychique des élèves et des personnels, avec la création de postes d’infirmières, de psychologues et d’assistantes sociales, dans le contexte d’abandon de la médecine scolaire et professionnelle que nous connaissons.
Une approche budgétaire prudente
Le ministre assume un budget « contraint », tout en soulignant que les suppressions de postes d’enseignants (4 000 prévues au PLF 2026) sont « inférieures à ce qu’imposerait la démographie ». Il met en avant la baisse historique du nombre d’élèves par classe dans le premier degré (21 élèves en moyenne), tout en reconnaissant les limites du modèle : attractivité insuffisante des métiers, pénurie d’AESH, postes non pourvus. Il dit vouloir « augmenter les promotions » pour relancer la dynamique de carrière, conscient du « plateau de rémunération en milieu de parcours ». Une annonce qui va dans le sens de nos analyses mais dont la portée réelle dépendra du vote budgétaire.
Des chantiers structurants
Plusieurs dossiers lourds attendent Édouard Geffray :
• Formation des enseignants : pilotage du déploiement de la réforme, carte des formations, effectifs ouverts aux concours 2026.
• École inclusive : avenir des pôles d’appui à la scolarité (PAS) et meilleure reconnaissance des AESH.
• Sécurité scolaire : relance du plan « Tous unis contre les violences » et appui au projet de loi pour la protection des personnels.
• Rythmes scolaires et santé mentale : réflexion issue de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant et poursuite du plan Santé mentale.
Un ministre du dialogue ?
Critiqué pour sa proximité avec l’administration centrale, Édouard Geffray se présente comme un partisan du dialogue social. « J’ai d’excellentes relations avec les syndicats », a-t-il déjà déclaré, rappelant ses sept années de direction sous cinq ministres successifs. Reste à voir si cette méthode de concertation s’accompagnera d’une écoute réelle des personnels de terrain et d’un rétablissement du dialogue social, conditions essentielles pour restaurer la confiance.
Deux ministres, deux profils, une même attente : redonner confiance aux acteurs de l’Éducation
Les nominations de Philippe Baptiste et Édouard Geffray traduisent la volonté du gouvernement de miser sur des profils expérimentés, rompus à la gestion administrative et à la continuité de l’État. Mais cette continuité, si elle rassure les institutions, ne suffira pas à restaurer la motivation des personnels confrontés à l’usure, à la complexité bureaucratique et à la stagnation salariale. Par ailleurs, malgré le retour de deux ministères séparés, les deux ministres devront coopérer étroitement, notamment sur le terrain de la formation initiale et continue. La réussite de la réforme du master MEEF dépend à la fois des moyens budgétaires du MESR et des besoins exprimés par l’Éducation nationale. Le SNCL rappelle son attachement à une formation cohérente, exigeante et statutairement protégée, pour garantir la qualité du service public et la reconnaissance du métier d’enseignant.
Notre syndicat veillera à ce que les belles paroles sur les promotions, les carrières et la revalorisation débouchent sur des mesures concrètes et non de simples ajustements techniques. Les personnels attendent un signal fort : celui d’un ministère qui reconnaît leur engagement quotidien, au-delà des discours. Une demande d’audience a d’ores et déjà été adressée par le SNCL, avec au programme certains points techniques sur lesquels nous pensons pouvoir enfin avancer, après des mois de simulacre de direction à la tête de notre ministère.
Les personnels de l’Éducation nationale n’ont pour leur part plus le luxe d’attendre. Au-delà des profils de ces deux ministres, c’est la capacité du gouvernement à donner du sens, du temps et des moyens à l’École et à l’Université qui fera la différence.
Longtemps refusé par le ministère de l’Éducation nationale, le versement de la prime REP/REP+ aux accompagnants d’élèves en situation de handicaps (AESH) est désormais obligatoireet rétroactif. Cette décision du Conseil d’État du 16 juillet 2025 (n° 500427 et n° 500429) vient réaffirmer le principe d’égalité entre tous les personnels exerçant des missions dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP/REP+).
Que dit la décision du Conseil d’État ?
Le Conseil d’État, saisi de recours formés par plusieurs AESH, a rejeté les pourvois du ministère de l’Éducation nationale qui s’opposait au versement rétroactif de l’indemnité REP / REP+. Il a considéré qu’il y avait une rupture d’égalité de traitement entre les AESH et les autres personnels exposés à des contraintes semblables dans les REP / REP+.
Concrètement, il enjoint l’État à verser aux AESH les sommes dues pour la période allant du 1er septembre 2015 (date d’entrée en vigueur du décret initial) jusqu’au 31 décembre 2022, inclus.
Cette décision établit donc une jurisprudence majeure : les AESH ne peuvent plus être privés rétroactivement de droits qu’ils auraient dû percevoir dès la création du dispositif !
J’ai travaillé en REP/REP+, que dois-je faire ?
Le SNCL recommande vivement à chaque AESH ayant exercé en REP / REP+ entre septembre 2015 et décembre 2022 de :
• Vérifier contractuellement les périodes concernées.
• Saisir l’administration (DSDEN/rectorat) avec un courrier motivé demandant le versement rétroactif des sommes dues, accompagné d’un dossier de pièces justificatives.
Le SNCL se tient prêt à vous accompagner et à vous assister dans toutes vos démarches juridiques : contactez-nous à communication@sncl.fr ou au 09 51 98 19 42.
Une victoire mais pas encore d’égalité
Le SNCL considère cette décision comme une victoire importante et encourageante. Ce positionnement du Conseil d’Etat est une avancée majeure mais ne doit pas faire oublier les différences de traitement entre les AESH et les autres personnels exerçant des missions en éducation prioritaire (REP/REP+). Le Conseil d’État persiste dans le versement d’un montant inférieur attribué aux AESH.
Le SNCL continue de se mobiliser pour une meilleure reconnaissance du travail et pour l’amélioration des conditions de travail des AESH.
Plusieurs collègues ont récemment alerté le SNCL sur une dérive de plus en plus fréquente de la part de certaines municipalités, qui intègrent dans leurs chartes et règlements intérieurs d’accueil périscolaire des éléments abusifs concernant la prise en charge des enfants après la classe et la responsabilité des enseignants.
« Tout enfant présent dans l’école, après la classe, et qui ne se trouve pas inscrit aux services périscolaires sera sous la responsabilité des enseignants. » Voici un exemple de formulation non seulement abusive, mais aussi contraire à la réglementation que l’on peut parfois lire. Le SNCL rappelle que la responsabilité des enseignantscesse à la fin de la classe. Et si, dans le cas des maternelles, l’enseignant doit remettre l’enfant à un adulte autorisé, cela n’autorise en aucun cas une commune à transférer sa responsabilité périscolaire sur les professeurs des écoles par simple règlement municipal…
Une telle disposition est révélatrice d’un glissement inquiétant de responsabilité : en tentant de faire peser sur les professeurs des écoles la charge des enfants au-delà du temps scolaire, la mairie transfère indûment à l’Éducation nationale une compétence qui relève pourtant exclusivement des communes.
Or la réglementation nationale est claire. La circulaire n° 97-178 rappelle ainsi que « la surveillance s’exerce dans la limite de l’enceinte des locaux scolaires jusqu’à la fin des cours. Ils sont alors soit pris en charge par un service de cantine, de garderie, d’études surveillées ou d’activités périscolaires, soit rendus aux familles » (BOEN n° 33 du 25 septembre 1997). En maternelle, la vigilance est certes renforcée : la circulaire n°2014-088 imposant que les élèves soient repris « à la fin de chaque demi-journée, par la ou les personnes responsables légales ou par toute personne nommément désignée par elles par écrit au directeur d’école, sauf s’ils sont pris en charge, à la demande des personnes responsables, par un service de garde, de restauration scolaire ou de transport ou par l’accueil périscolaire auquel l’élève est inscrit.» (BOEN n°28 du 10 juillet 2014). À l’inverse, en élémentaire, les élèves peuvent sortir seuls à l’issue des cours, sauf demande explicite de la famille de les remettre à un adulte.
Dans les faits, les enseignants sont très souvent largement contraints de dépasser leurs obligations à ce niveau. Beaucoup attendent au portail que chaque élève ait rejoint un parent, et lorsqu’un enfant n’est pas récupéré, rares sont ceux qui préviennent immédiatement la police municipale ou la gendarmerie. Pourtant, en cas de non-retrait d’un élève, il est généralement d’abord prévu de contacter les parents ou les personnes autorisées, puis de prévenir la mairie, et, en dernier recours, de s’adresser aux forces de l’ordre. Les professeurs des écoles qui choisissent de patienter pour éviter de traumatiser un enfant accomplissent un geste humain et professionnel, mais il s’agit d’une démarche volontaire, en aucun cas d’une obligation réglementaire.
Il est donc essentiel de rappeler que les services périscolaires – garderie, cantine, études surveillées – sont des compétences communales et non de l’Éducation nationale. Le Code de l’éducation précise d’ailleurs que la commune est compétente en matière de surveillance des enfants sur le temps de restauration comme en dehors du temps scolaire. Les municipalités doivent donc organiser ces services et assumer la responsabilité de leur fonctionnement. Les enseignants n’ont pas vocation à « faire garderie » jusqu’à 18h30, et aucun règlement municipal ne peut leur imposer une telle contrainte.
Le SNCL continuera à dénoncer toute tentative de faire peser sur les enseignants des obligations qui ne sont pas les leurs, et exige que les mairies assument pleinement leurs compétences en matière périscolaire.
En cas d’abus, le SNCL encourage les enseignants à s’en tenir à l’application stricte des règles rappelées dans cet article. En cas de conflit, ne restez pas isolés, rejoignez-nous et contactez-nous.
Un fonctionnaire de métropole touchera 90% de son salaire brut en congé maladie ordinaire pendant 3 mois ainsi que 90% de ses primes et indemnités puis 50% de son traitement brut et de ses primes pendant 9 mois. Cela est issu de la loi de finance 2025-127 du 14 février 2025.
En congé longue maladie ou grave maladie un agent public de la métropole touchera 100% de son traitement indiciaire pendant un an (grevé de 11,09 % de cotisation), puis 60% pendant les 2eme et 3eme années, ses primes seront perçues à 33% la première année et 60% les deux années suivantes.
Un fonctionnaire affecté dans un DOM perçoit une majoration de traitement de 40% en raison des conditions économiques de son exercice. En situation de congé longue maladie, il perçoit donc 100 % de ce traitement brut (grevé de 11,09 % de cotisation comme en métropole) mais majoré de 40% du salaire brut sans cotisations, soit un net de 124,47% de ce salaire brut la première année de CLM.
Désormais, selon la FAQ de la DGAFP, ce fonctionnaire d’un DOM ne touchera plus que 100 % de son brut amputé de 11,09 % de cotisations, mais majoré seulement de 33% des 40% de ce salaire brut, soit une majoration de 13,2 % du salaire brut total, pour un net de 100,65 % du salaire brut.
Selon que l’on considère que la majoration de traitement est ou non une « indemnité », le fonctionnaire d’un DOM quand il est malade verra son traitement principal passer de 124,47% à 100,65% du salaire brut, soit une diminution de près de 20% de son traitement alors que le fonctionnaire de la métropole verra son traitement rester à 100%. Où est l’erreur ?
Or la DGAFP a justement choisi de considérer que la majoration de traitement instituée par la loi n° 50-407 codifiée dans l’article L 741-1 du code général de la fonction publique de même que les dispositions du décret n° 53-1266 qui instaurent un complément à cette majoration appartiennent au régime des « primes et indemnités ».
La DGAFP a donc choisi de frapper lourdement les DROM en pénalisant les agents publics d’Outre-mer malades. Après le scandale du Chlordécone, il était difficile de présenter cette version des choses frontalement. Le louvoiement institutionnel de même que les décisions individuelles unilatérales brutales et humiliantes à l’encontre des agents a été le mode d’action choisi.
Tout d’abord des décisions individuelles unilatérales ont paru à l’encontre d’agents en CLM avec injonctions de remboursements dès le mois d’octobre 2025. Parallèlement un point à l’ordre du jour du CSA du 4 septembre 2025 a été rajouté de même qu’un document de 4 pages, document qui promettait une publication sur le site académique non faite à ce jour.
Ce document présenté en CSA n’a actuellement aucune valeur puisqu’en vertu des articles R 254-13, 254-63 et R 254-73 du code général de la fonction publique, il n’a fait l’objet d’aucune publication de procès verbal et que concernant la publication de textes relevant de R 253-1, une nouvelle délibération en cas de vote unanime contre doit être convoquée dans une délai de 30 jours.
Concernant le nœud du problème, à savoir si l’assimilation de la majoration de traitement à une indemnité est légale ou non ou si la discrimination faite aux agents de l’Outre-mer est constitutionnelle ou non, et plutôt même si elle est conventionnelle ou non, le SNCL répond a priori NON et s’engagera aux côtés des agents.
En matière de préparation d’un départ à l’étranger et, plus précisément, en matière de détachement sur un poste dans une structure ou un établissement à l’étranger, nous soulignions dans certains encarts précédents le regain d’attractivité dont jouissent les services de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) auprès des candidat(e)s au départ. Quelles sont les raisons de cet activisme de la part de l’agence gouvernementale créée en 1990 et placée sous la tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ?
La directrice de l’AEFE, madame Claudia Scherer-Effosse (nommée en 2023) est à l’initiative de la refonte du site internet de l’Agence[1], véritable portail complet et très pratique au service des personnels intéressés.
Le SNCL conseille aux collègues désireux de se renseigner sur les carrières à l’étranger et les modalités de détachement d’y rechercher à la fois les attendus professionnels, les types de contrats possibles et bien entendu les offres d’emploi régulièrement mises à jour[2].
40 000 personnels, dont une partie significative est titulaire de la fonction publique française, sont actifs dans l’ensemble des 600établissements homologués par l’agence. Ils constituent « un réseau qui n’a pas d’équivalent dans le monde », explique le rédacteur. Pourtant, ce dernier rappelle avec insistance que l’Agence est sans cesse à la recherche de nouveaux « talents ». Ici comme ailleurs, la difficulté de convaincre et de recruter semble se faire sentir : « N’hésitez plus : rejoignez-nous ! » est par exemple une citation qu’on trouvera à plusieurs reprises dans les pages de présentation de l’Agence !
Les services centraux, Paris et Nantes
Les personnels des services centraux représentent 224 agents (2023). 78 % des effectifs sont des fonctionnaires en détachement et 22 % des contractuels (4 % de CDI et 17 % de CDD). Parmi les agents de la fonction publique, 45 % sont détachés du ministère de l’Éducation nationale (MENESR), 8 % sont issus du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE). Parmi les points de vigilance actuels, le rédacteur relève l’âge moyen des agents (> 50 ans) et la proportion des femmes en catégorie B et C qui reste conséquente avec respectivement 59 % et 80 %.
Partir, mais avec quel contrat ?
Le gros du bataillon est constitué bien sûr d’enseignants désireux d’accomplir quelques années de carrière dans un établissement à l’étranger, établissement en gestion directe (71) ou conventionné par l’AEFE. Les enseignant(e)s recruté(e)s suite à un détachement consenti par leur administration d’origine (ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture…), vivront, selon la formule élogieuse du site, « une expérience humaine et professionnelle unique au monde, […] » !
Le SNCL déplore toutefois que l’AEFE ne recrute pas de personnels que l’on désigne en France sous le terme de « contractuels », lesquels sont invités à s’adresser directement aux établissements de leur choix. A noter qu’un certain nombre de ces établissements ou institutions sont dits « partenaires » et offrent des contrats de travail de droit local et privé.
Formation continue des personnels
L’Agence met de toute évidence l’accent sur sa politique de formation continue. Le dispositif de formation et de suivi en interne des agents en poste est propre au réseau de l’AEFE ; nous en avons esquissé sa mise en œuvre au travers des Instituts régionaux de formation (IRF)[3]. De bon augure dans le cadre de « Cap 2030 » qui vise à doubler les effectifs d’élèves relevant du réseau de l’AEFE d’ici 2030 !
Dans un monde de plus en plus numérique, la maîtrise des outils et des usages digitaux est devenue incontournable. C’est dans ce contexte que la certification PIX a vu le jour : elle vise à évaluer et valoriser les compétences numériques de chacun, tout au long de la vie. Élèves, étudiants, professionnels… et même personnels de l’Éducation nationale peuvent en bénéficier.
Qu’est-ce que PIX ?
Lancée en 2016, PIX est une plateforme publique permettant à chaque utilisateur d’évaluer, développer et certifier ses compétences numériques. Depuis 2017, des millions d’utilisateurs y accèdent chaque année.
PIX est aujourd’hui un Groupement d’intérêt public (GIP), rassemblant une centaine de collaborateurs. Soutenue par l’UNESCO, la plateforme s’exporte à l’international : elle est utilisée dans 40 pays, avec des contenus traduits en français, en anglais et en néerlandais.
Des compétences numériques à maîtriser
La certification repose sur 5 grands domaines :
Information et données
Communication et collaboration
Création de contenu
Protection et sécurité
Environnement numérique
Ces domaines se déclinent en 16 compétences, chacune répartie sur plusieurs niveaux (7 et jusqu’au niveau 8 à terme, soit 1024 pix au total). La progression est individualisée et les épreuves adaptatives, allant des notions de base aux usages les plus avancés.
La certification pour les élèves
Depuis 2021, la certification PIX est obligatoire pour les élèves de 3ᵉ et de terminale. Les objectifs intermédiaires sont les suivants :
Fin de 5ᵉ : 150 pix
Fin de 4ᵉ : 250 pix
Fin de 3ᵉ : 350 pix
L’épreuve finale dure 1h45 et comprend 32 questions. Le score obtenu est désormais intégré à Parcoursup pour les élèves de terminale.
Cependant, aucune discipline n’est spécifiquement dédiée à la préparation de cette certification, ce que déplore le SNCL. Les élèves doivent s’entraîner en autonomie, soit dans leur établissement, soit à la maison, sur le site pix.fr. Ce fonctionnement peut renforcer les inégalités et aggraver la fracture numérique pour les plus fragiles.
PIX pour les personnels de l’Éducation nationale
PIX ne s’adresse pas qu’aux élèves. Chaque agent de l’Éducation nationale peut créer un compte et tester ses compétences gratuitement. C’est l’occasion de valoriser ses acquis ou d’identifier les domaines à approfondir.
Pour les enseignants et personnels ayant atteint un score supérieur à 612 pix, un parcours complémentaire baptisé Pix + Édu est proposé.
Chaque académie dispose d’un ou deux ambassadeurs PIX, qui peuvent accompagner les personnels dans leur démarche de certification.
Une opportunité à saisir
Le SNCL salue l’existence de PIX, qui permet de rendre visibles les compétences numériques de chacun. Il encourage vivement les personnels à s’y intéresser et à se faire accompagner si besoin.
Pour toute question ou démarche, n’hésitez pas à contacter le SNCL.
Alors que l’Éducation nationale affirme promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons, une réalité tenace demeure : les filières scientifiques d’excellence, notamment les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), restent très majoritairement masculines. Ce déséquilibre ne résulte pas d’un désintérêt « naturel » des filles pour les sciences, mais d’un ensemble de freins scolaires, sociaux et culturels, que le SNCL dénonce avec force.
Les chiffres alarmants demeurent persistants. En 2024, les données montrent une stagnation préoccupante :
Les filles représentent à peine 30 % des effectifs en CPGE scientifiques, contre près de 50 % en filières littéraires ou économiques.
En MPSI (maths, physique, sciences de l’ingénieur), elles ne sont que 18 à 20 % des élèves. Mais plus préoccupant pour le SNCL, ce chiffre varie peu depuis une décennie. Cela signifie que les efforts faits et les décisions prises sont inefficaces.
En PTSI et TSI (plus orientées vers la technologie), les taux sont encore plus bas, malgré un vivier potentiel en bac techno.
Seules les BCPST (biologie) présentent un équilibre plus favorable (près de 65 % de filles), mais cette filière, bien que scientifique, reste symboliquement associée au soin, à la biologie — des domaines historiquement féminisés.
Pour le SNCL, ces chiffres traduisent une exclusion douce, progressive, mais bien réelle. En effet, même si les performances sont bien souvent similaires, les orientations sont bel et bien divergentes.
Pour le SNCL, la sous-représentation des filles en CPGE scientifiques n’est pas le fruit du hasard. Elle prend racine dès le secondaire, dans des biais éducatifs subtils mais puissants : bien souvent, les garçons sont davantage encouragés dans les matières scientifiques. Les filles quant à elles subissent souvent des stéréotypes de genre persistants sur leurs « aptitudes naturelles », et force est de constater que même s’ils existent, il y a une sous-représentation de modèles féminins dans les disciplines scientifiques. Mais les faits sont là. Les filles ont des résultats scolaires aussi bons, voire meilleurs que ceux des garçons dans ces matières, mais elles sont souvent dissuadées implicitement d’oser les filières les plus exigeantes. Voire, elles se brident et se sous-estiment, s’estimant incapables de réussir dans les sciences.
Il est désormais établi que les filles réussissent aussi bien, voire mieux, que les garçons dans les matières scientifiques au lycée. En mathématiques ou en physique-chimie, leurs moyennes sont équivalentes. Pourtant, elles sont moins nombreuses à candidater en CPGE scientifiques et encore moins à s’y sentir légitimes. Pourquoi ? Parce que l’orientation est l’un des lieux majeurs de la reproduction des inégalités. De manière insidieuse, de nombreux messages — verbaux ou implicites — dissuadent les filles de s’engager dans les voies les plus exigeantes.
Un garçon sera souvent qualifié de « brillant » ou « logique », tandis qu’une fille sera « sérieuse » ou « appliquée ». Les conseils d’orientation soulignent davantage le stress et la pression des CPGE auprès des filles, moins en ce qui concerne les garçons, considérés comme plus aptes à encaisser les chocs et la pression.
Le SNCL s’attache à une école voulue comme républicaine et égalitaire, mais qui reste le reflet d’une société encore trop souvent marquée par les inégalités. En ne luttant pas activement contre les biais, quels qu’ils soient, l’école participe malheureusement à la perpétuation des inégalités.
Dans les classes, bien souvent, les attentes des enseignants sont inconsciemment marquées, du fait que les garçons sont plus expansifs et prennent davantage la parole que les filles, souvent plus studieuses et introverties. Ces attitudes biaisent malencontreusement les orientations et encouragent les garçons à davantage oser les filières sélectives, cantonnant les filles vers des filières vues comme plus raisonnables ou sécurisantes. On dépasse ici la question de volonté individuelle, mais il s’agit réellement de mécanismes structurels que l’institution, à la demande du SNCL, doit corriger.
De plus, les CPGE, véritables fleurons de l’enseignement français, avec toutes leurs qualités et spécificités peuvent également être vues comme inégalitaires d’un point de vue social. En effet, les élèves issus de CSP+ y sont surreprésentés, pour des raisons identiques à celles qui freinent les filles. Manque d’ambition ou de confiance en soi.
Le SNCL pense que ces filières d’excellence doivent s’ouvrir au plus grand nombre, non pas en baissant les niveaux et les exigences mais en ouvrant davantage sur des phases de remise à niveau académiques mais aussi psychologiques. Les effets cumulés des stéréotypes, du manque de soutien, du climat de classe bien souvent compétitif, peuvent conduire certaines catégories d’élèves à se désengager, voire à renoncer en cours d’année. Après avoir vécu sur un long fleuve tranquille lors des années de secondaire, l’appétence au travail et à l’effort n’est pas facilement au rendez-vous. Il faut réintroduire ces notions qui n’auraient jamais dû quitter les collèges et les lycées.
Même lorsqu’elles intègrent une CPGE scientifique, les filles ont souvent un sentiment d’illégitimité, amplifié par leur faible représentation dans la classe. Le travail à effectuer est profond.
Pour tendre vers une égalité réelle bien dans le fil droit de la laïcité défendu par le SNCL, nous proposons une sensibilisation des enseignants aux biais de notation, d’orientations conseillées : rassurer les élèves visant les CPGE par des dispositifs de mentorat ou tutorat qui pourraient être mis en place dès la seconde avec des étudiants de CPGE ou de grandes écoles.
Créer des stages d’immersion réservés aux filles dans les CPGE scientifiques pour leur faire découvrir ces filières sans pression. Et dédramatiser les enseignements qui y sont prodigués. Organiser des rencontres avec des chercheuses, ingénieures ou enseignantes-chercheuses dans les établissements. Pour que les filles puissent constater de visu que si l’on se donne les moyens et si les investissements sont suffisants, il est possible, pour tous, de renverser des montagnes, à la mesure des capacités de chacun.
L’excellence pour tous et toutes, pas seulement pour quelques-uns. Le SNCL ne peut accepter qu’une élite scientifique française se construise sans les filles, sans toutes les classes de la société ou à leurs dépens. L’égalité ne se décrète pas : elle se construit, elle se défend, elle se revendique.
Il est temps d’ouvrir grandes les portes des CPGE scientifiques aux filles et à tous ceux qui le méritent, non pas pour « faire du chiffre », mais parce qu’il est juste, nécessaire, et urgent que chacune et chacun puisse viser haut, sans entrave ni condition.
Décidément nous sommes loin d’en avoir fini avec la réforme du Bac ! Nouveauté de la rentrée 2025 : un nouveau format pour le projet d’évaluation en lycée.
Ce projet d’évaluation, décidé par le ministère de façon unilatérale, devra être élaboré dans chaque établissement par les équipes pédagogiques et réinterrogé chaque année avec l’appui des IA-IPR … de quoi donner des sueurs froides aux professeurs de lycée qui vont voir les réunions se multiplier et leur liberté pédagogique fortement impactée !
En effet, ce projet est censé préciser les modalités d’évaluation en cycle terminal ainsi que le calendrier annuel des bilans et du suivi des élèves.
Le SNCL déclare que ce n’est pas aux enseignants de pallier l’incurie d’une réforme mal pensée et appelle à un retour rapide aux épreuves terminales au Baccalauréat.
Le SNCL rappelle que « l’évaluation des élèves est une prérogative de l’enseignant » (article 912-1 du code de l’éducation) et encourage les enseignants à rester maîtres de leurs choix d’évaluation, partie intégrante de leur liberté pédagogique.
En cas de difficultés dans votre établissement n’hésitez pas à nous contacter.