À la rentrée scolaire 2026, le ministère de l’Éducation nationale engage une vague massive de suppressions de postes, notamment dans le premier degré où 1891 postes vont disparaître.
A l’heure où l’école est à bout de souffle avec des enseignants en souffrance, le ministère profite de la baisse démographique pour justifier ces suppressions. Le service public d’éducation est une nouvelle fois malmené par ceux qui prônent pourtant son importance.
Un mauvais calcul budgétaire aux dépens de la qualité éducative
Plutôt que de profiter de cette baisse démographique pour maintenir les postes d’enseignants et améliorer ainsi les conditions de travail en classe aussi bien pour les enseignants que pour les élèves, le ministère nie les besoins pédagogiques des équipes. Répartir les mêmes élèves sur moins de classes aggrave la charge de travail des enseignants et fragilise les dispositifs éducatifs, notamment dans les zones populaires ou rurales. Se baser sur une moyenne, c’est fausser la réalité du terrain. Pour que l’école fonctionne, il faut des moyens. La pédagogie est l’essence même de notre métier mais pour répondre de façon individualisée aux besoins des élèves, il faudrait moins d’élèves par classe. Au lieu de ça, le ministère ferme des postes diminuant également le nombre de remplaçants disponibles. Ainsi, on retrouve bien souvent dans le 1er degré des collègues qui accueillent plusieurs jours voire plusieurs semaines dans leur classe les élèves de leur collègue absent et non remplacé. S’ajoute à cela l’inclusion des élèves à besoins particuliers avec des moyens insuffisants qui met à mal les enseignants et élèves.
Quand l’austérité s’attaque à l’avenir
Les choix actuels s’inscrivent dans une logique comptable plutôt qu’éducative. Réduire les moyens de l’Éducation nationale est une stratégie qui fera payer le prix fort aux professeurs et aux élèves. Plutôt que de renforcer l’école, les suppressions de postes risquent de dégrader les conditions d’apprentissage dès le plus jeune âge, de renforcer les frustrations et la fatigue des enseignants déjà sous tension permanente et d’accroître les inégalités scolaires.
Dans un contexte de pénurie d’enseignants, réduire encore les moyens disponibles n’est pas une solution raisonnable et ne risque pas d’attirer des volontaires pour passer le concours. Qui veut devenir professeur dans des conditions de travail dégradées, un climat de classe de plus en plus anxiogène, des moyens humains réduits, le tout sans revalorisation salariale ?
Les prétendues économies réalisées aujourd’hui se traduiront bientôt par une école moins capable d’assurer l’égalité des chances et de former les citoyens de demain. Les professeurs tiennent l’école à bout de bras… Pour combien de temps ?
Les DHG sont arrivées et se négocient en ce moment dans les collèges. Etant donné qu’elles ont été communiquées cette année avec du retard, leur mise en débat risque d’être bousculée et il faut être particulièrement vigilants dans l’examen de leur répartition.
Le SNCL vous propose un rappel concis des textes réglementaires qui encadrent la DHG, et vous fournit des conseils importants et pourtant peu connus pour bien mener les négociations en Conseil pédagogique et au Conseil d’administration.
L’arrêté du 19 mai 2015 modifié est la base de la discussion sur la DHG.
Cet arrêté distingue 4 catégories d’enseignements et de soutien :
les enseignements obligatoires dont le volume horaire est réglé par un tableau impératif ;
les enseignements complémentaires dont les formes sont l’accompagnement aux devoirs obligatoires en sixième et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) ;
les enseignements facultatifs (chant choral ; LCA ; 2e LV en 6e ; LC européenne ; LC régionale)
le soutien supplémentaire obligatoire dans la limite de deux heures hebdomadaires (compris dans le tableau de volume horaire impératif) pour les élèves dont les besoins ont été identifiés conformément aux dispositions des articles D. 311-12 et D. 332-6 du Code de l’éducation.
Ces enseignements et soutien sont assurés aux élèves par le biais de 3 types de dotations différentes :
la dotation horaire pour les enseignements obligatoires ;
une dotation supplémentaire de 3 heures hebdomadaires par division pour le travail en co-intervention et en effectif réduit censée répondre aux catégories 2 et 4 susmentionnées qui peut être utilisée aussi pour les enseignements facultatifs ; c’est sur cette dotation que s’impute l’heure d’accompagnement aux devoirs obligatoire en 6e ;
une dotation horaire spécifique pour les enseignements facultatifs.
***
L’organisation en groupes de besoin des enseignements de français et de mathématiques en classes de 6e et de 5e sur au moins 26 semaines dans l’année est toujours d’actualité dans l’arrêté, même s’il est devenu optionnel dans le discours du ministre. Une organisation en groupes suppose au moins un groupe à effectif réduit par niveau. Cette organisation implique que d’autres groupes soient plus chargés que l’effectif classe de base. Le français et les mathématiques étant des enseignements obligatoires, ils ne bénéficient pas des deux dernières dotations. Ainsi l’enseignement par groupes inférieurs ou supérieurs à l’effectif classe dans les enseignements obligatoires ne peut-il s’effectuer qu’à moyens constants et plancher. Cela implique que le nombre de groupes ne soit pas supérieur au nombre de classes…
Le soutien supplémentaire, détaillé dans l’ensemble des articles D311-12, D 332-6, D 332-5, D 311-3-1, D311-13, D 332-4, D 311-7 du Code de l’Éducationemporte un formalisme des besoins d’élèves par la voie du PPRE, du PAP ou encore des « aménagements appropriés » pour les élèves intellectuellement précoces. Ce soutien est exercé « au sein de la classe », il est fondé sur des « pratiques pédagogiques diversifiées et différenciées » ; les enseignements sont assurés par des professeurs qui n’appartiennent pas forcément à l’équipe pédagogique ou même encore par d’autres professionnels qualifiés. Ce soutien est renforcé pour les élèves de 4e et de 3e en vue de la préparation du diplôme national du brevet.
Ne nous leurrons pas sur la prétendue concomitance de « pratiques pédagogiques différenciées » « au sein de la classe ». Le professeur ne peut proposer deux pratiques pédagogiques différentes au même moment, c’est mieux de le rappeler ou de le concevoir enfin.
La nécessité d’une action de soutien « au sein de la classe » suppose que les élèves à besoins éducatifs particuliers pour la maîtrise de savoirs fondamentaux soient soutenus dans des groupes constitués à l’intérieur de la classe d’affectation et non à l’extérieur. Cela conforte l’idée d’une vie à des rythmes différents à l’intérieur de la classe, ce que semble confirmer la notion ancienne et tenace d’une « vie de classe ». Mais cela contredit complètement en fait le principe d’éclatement des classes initialement prévu pour l’enseignement du français et des mathématiques en 6e et en 5e…
En ce qui concerne le tableau impératif des enseignements obligatoires, rappelons que le soutien supplémentaire à la maîtrise des connaissances du socle dans la limite de deux heures par semaine en fait partie.
Rappelons en outre que 12 heures annuelles d’accompagnement à l’orientation en classe de quatrième et 36 heures annuelles en classe de troisième s’ajoutent à ces heures, de même qu’un enseignement dédié à l’engagement et à la participation des élèves aux projets d’éducation à la citoyenneté, aux médias et à l’information, dans la limite de 18 heures annuelles pour chacun des niveaux du cycle 4 du collège (5e, 4e, 3e).
Si l’on fait le compte, ce sont bien au-delà des 3 heures par division qui sont nécessaires, à moins de tenter de faire croire comme certains DASEN s’y essaient que toutes les heures qui s’ajoutent en bas du tableau impératif des enseignements obligatoires doivent être assurées par… le professeur principal.
En ce qui concerne la dotation spécifique pour les enseignements facultatifs, certains DASEN prétendent aussi ne pas savoir de quoi il est question… L’article 7 de l’arrêté du 19 mai 2015 modifié est pourtant assez clair : « Le cas échéant, une dotation horaire spécifique peut être attribuée à cette fin. » Autrement dit, à chaque fois que le cas advient, c’est-à-dire lorsqu’une option est proposée, une dotation peut être attribuée. Dans tous les cas, elle doit être attribuée si le Conseil d’administration la demande, c’est ce qu’on appelle le droit subjectif.
En ce qui concerne la finalité des enseignements complémentaires appelés EPI, ceux-ci sont censés contribuer à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d’éducation artistique et culturelle, du parcours éducatif de santé ainsi que du parcours Avenir.
Ceci sans aucune heure en 6e puisqu’une heure est prise pour l’accompagnement aux devoirs et deux autres pour le soutien supplémentaire, ceci sans guère plus de moyens en cycle 4 puisqu’au moins deux heures seront prises pour le soutien supplémentaire, et que d’autres seront nécessaires pour l’orientation, l’éducation aux médias, etc. Le choix politique qui a été fait par le ministère ces dernières années de rétribuer ses enseignants formés en secourisme comme des vacataires externes a parfois fait chuter cet enseignement localement de 100 % des élèves formés en 3e à… 0 % ! Et il faut ajouter désormais la disparition de l’attribution de la part collective du Pass culture en fonction du nombre d’élèves par niveau.
Comment résister à cette lame de fond dévastatrice ?
Nous suggérons quelques conseils.
Tout d’abord, établir le bilan chiffré des classes concernées par des PPRE ou des élèves ne maîtrisant pas les attendus du socle sans PPRE formalisé, celui des classes concernées par les PAP, celui des classes de 3e dont un certain nombre d’élèves échoue à avoir une moyenne de 12/20 aux épreuves écrites du brevet.
Ensuite, démontrer à l’aide de ces chiffres le nombre total de classes concernées par des élèves à besoins « identifiés » qui doivent bénéficier du soutien supplémentaire « dans la limite de deux heures » hebdomadaires.
Puis demander 18/36e d’heures d’enseignement dédié à l’engagement et à la participation citoyenne pour chaque classe du cycle 4.
Et…
1 heure d’accompagnement à l’orientation pour chaque classe de 3e,
12/36e d’accompagnement à l’orientation pour chaque classe de 4e,
S’il y a des options, demander la dotation spécifique pour l’horaire maximal.
En cas d’impossibilité d’assurer certains enseignements obligatoires, dont le soutien aux élèves en difficulté, ou facultatifs correspondant aux vœux du CA et à l’avis du Conseil pédagogique, rédiger une motion justifiant un éventuel vote de refus par l’irrégularité réglementaire des dotations ou de l’absence de certaines.
En 2024, notre ministre actuel, ex-DGESCO sous l’égide de Gabriel Attal, avait concrétisé l’idée de ce dernier et mis en place la réforme des groupes de niveau devenus en peu de temps par un doux euphémisme les groupes de besoin… Quelle différence ? Aucune !
Petit retour sur les groupes de niveau/besoin, mesure phare du « choc des savoirs »
Cette organisation qui devait s’appliquer pour les classes de sixième et de cinquième pour les enseignements de français et de mathématiques à la rentrée 2024 (avec une extension prévue en quatrième et troisième à la rentrée 2026) a fait couler beaucoup d’encre : elle a surtout rendu les emplois du temps des enseignants encore plus insupportables si faire se peut, non seulement en français et en mathématiques mais par effet-ricochetdans toutes les matières.
Les conditions de travail des collègues qui étaient déjà très difficiles sont devenues catastrophiques. De nombreux collègues nous ont contactés dès le début de cette nouvelle organisation pour dénoncer des emplois du temps invivables – cours, « trous », cours – etc, cinq jours et 8 ou 9 demi-journées quasiment systématiques de présence au collège, sans oublier les réunions à n’en plus finir, qui plus est placées à des moments qui interdisent toute pause dans la journée, ou s’ajoutent le soir après les cours : 17 h 30 -18 h 30, ce qui entraîne entre autres des problèmes pour les gardes d’enfants, et impactent leur vie familiale.
Nous assistons chez les enseignants à une explosion des effondrements physique et psychologique de type « burn-out ». De moins en moins de collègues arrivent à concilier vie professionnelle et vie personnelle et familiale.
Et contrairement à ce qui avait été promis, les heures nécessaires à la création des groupes à petits effectifs, n’ont presque jamais été affectées aux établissements, confrontant les chefs d’établissements et les équipes à un choix cornélien : se soumettre en trouvant les heures « ailleurs » ou abandonner voire modifier la réforme.
Face à l’absence de moyens supplémentaires pour créer par exemple le système 4 classes/ 5 groupes, les chefs d’établissements se sont donc retrouvés dans l’obligation de rogner sur les 3 heures/classe et donc supprimer ou diminuer certaines options telles que les langues et cultures de l’Antiquité, la chorale, le théâtre…
Certains principaux toutefois n’avaient pas réussi à appliquer cette réforme dans son intégralité. D’autres se sont arrangés avec le principe des groupes tels qu’ils étaient prévus, se heurtant à des problèmes matériels (disponibilités des salles de classe par exemple). Ils étaient d’ailleurs très nombreux puisque les différentes enquêtes menées sur le terrain avaient révélé que seulement 20 à 25 % des collèges avait respecté cette réforme.
Un rapport de l’Inspection générale dénonçait également que loin de réduire les difficultés scolaires, les groupes de besoin risquaient de creuser les inégalités entre élèves. Il aurait au moins fallu que des études sérieuses soient menées en amont et que ces groupes soient beaucoup plus souples.
Le SNCL avait dès le début déclaré que cette réforme n’avait aucune chance d’aboutir si des moyens importants financiers et humains n’étaient pas injectés dans tous les collèges. Nous sommes restés bien loin de cela avec des DHG en baisse constante et dans la plupart des établissements l’impossibilité de couvrir déjà les horaires planchers dans toutes les matières.
Le SNCL dénonce depuis longtemps, le manque criant d’enseignants dû à la crise du recrutement et à l’image très négative de la profession ainsi qu’aux problèmes financiers pour maintenir les contrats des contractuels. Même eux subissent souvent un non renouvellement de ces mêmes contrats nous entraînant vers une catastrophe annoncée dans la plupart des collèges. N’oublions pas que dans quasiment tous les collèges, un enseignant sur dix est un contractuel.
À bon entendeur…
Et maintenant ?
Suite à ces résultats calamiteux, le ministre s’est enfin décidé mi-janvier 2026 à revenir sur cette décision et à amender cette réforme avec l’idée de rendre facultative cette organisation pédagogique et en rétablissant l’organisation traditionnelle par classe en sixième, cinquième en français et en mathématiques.
Que d’énergie et de temps perdus pour en revenir à l’état antérieur du système !
Nous ne pouvons que constater que dans l’article 1 du projet de décret le verbe « doivent », injonctif, a été remplacé par « peut », reconnaissant ainsi un aveu d’échec. Simple question de sémantique ou problème de fond plus important ?
Au passage, la Cour des comptes elle-même avait émis une critique acerbe face à cette réforme des groupes de niveau/besoin, et la plupart des parents d’élèves s’y étaient également opposés.
Et maintenant, quelle nouvelle idée ?
D’après ses dernières déclarations, le ministre aurait décidé d’une autre organisation pour les collèges. Même s’il n’exclut pas la possibilité de faire appel à une organisation pédagogique « diversifiée », -l’expression « donner lieu à des organisations pédagogiques diversifiées notamment pour tout ou partie de l’horaire, à des groupes à effectifs réduits et/ou constitués en fonction des besoins des élèves identifiés par les professeurs » laisse à penser que l’idée n’a pas totalement quitté l’esprit de nos dirigeants, il évoque la possibilité éventuelle d’une heure supplémentaire pour certains élèves en difficulté afin de leur permettre un soutien ou un approfondissement en français ou en mathématiques.
Il semblerait bien que le ministre ait abandonné la mesure-phare du choc des savoirs, vidant celui-ci de sa substance, et qu’il réfléchisse à une autre organisation des enseignements en collège en expérimentant d’abord dans ceux parmi les plus en difficulté. La réforme des « 800 collèges » est à venir !
Les personnels des zones A et B sont supposés avoir reçu dans leur boite professionnelle un lien pour effectuer leur « parcours d’affiliation », une procédure visant à préparer la transition vers le nouveau système de complémentaire santé obligatoire. Les liens de la zone C, de la Corse et des académies outre-mer sont en cours de distribution. C’est ce même lien qu’il faudra utiliser si vous êtes dans un cas de dispense.
Si vous ne recevez pas votre lien d’affiliation dans la période annoncée, il se peut que vous fassiez partie des vagues complémentaires d’envois organisées dans les cas suivants :
– personnels de direction et d’inspection, AED, personnels des GRETA, nouveaux sur un poste, congé parental, congé de proche aidant, congé de présence parentale, congé de solidarité familiale, congé de formation professionnelle, bénéficiaire de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité, personnels en disponibilité pour élever un enfant de moins de 12 ans.
Dans tous ces cas, votre lien d’affiliation devrait vous être transmis en février.
– En dehors de ces situations, si vous n’avez toujours pas reçu de lien, vous pouvez contacter dès à présent un conseiller MGEN via la ligne téléphonique dédiée au 09 72 72 16 17. Si vous souhaitez obtenir une dispense d’affiliation, il est à noter que l’attestation sur l’honneur, dûment complétée et signée, est le seul document accepté pour l’obtenir.
Combien ça coûte ?
Le tableau ci-dessous présente les futurs tarifs de la complémentaire santé pour 4 exemples de situation de carrière :
prof des écoles stag éch 1
certifié cl norm éch 8
PLP hors cl échelon 4
agrégé cl exc éch 3 HEB3
Traitement brut avec ISOE part fixe
2157,00 €
2979,10 €
3756,90 €
5223.89 €
Socle (*)
32,19 €
38,46 €
44,38 €
45,66 €
option 1 (**)
+7,23 €
+7,23 €
+7,23 €
+7,23 €
option 2 (***)
+30,33 €
+30,33 €
+30,33 €
+30,33 €
Le coût du socle est prélevé sur la feuille de paie. En revanche, l’éventuelle option est prélevée sur votre compte.
(*) La participation employeur de 37,69 euros est déjà déduite des montants indiqués
(**) pour l’option 1, une aide de 3 ,62 euros est accordée par l’État employeur (non déduite dans le tableau ci-dessus).
(***) pour l’option 2, une aide de 5 euros est accordée (non déduite dans le tableau ci-dessus).
Pour les ayants droit, le tarif est identique quel que soit le revenu. Le choix entre le socle, l’option 1 ou l’option 2 s’impose obligatoirement à toute la famille. Seule la couverture des deux premiers enfants est facturée.
Conjoint
Enfant 1
Enfant 2
Enfant 3 (et suivants)
Socle
85,87 €
35,13 €
35,13 €
0 €
Option 1
93,10 €
38,74 €
36,94 €
0 €
Option 2
116,2 €
50,30 €
42,71 €
0 €
Et les personnels pensionnés ?
Les personnels pensionnés ont quant à eux finalement deux ans pour déterminer s’ils optent pour le contrat collectif ou s’ils décident de conserver le bénéfice de leur contrat individuel. Néanmoins, l’ensemble des autres informations que nous avons publiées dans notre précédent bulletin les concernant restent valides.
Le volet prévoyance
Bien que le volet prévoyance ne se déploiera que dans un second temps (constituant le second volet de la métamorphose de notre couverture), de nombreuses informations sont déjà connues : le SNCL met à votre disposition une fiche Mémento de synthèse sur la question, à retrouver en ligne sur notre site ou dans notre prochain bulletin national trimestriel.
Nous vous rappelons que les barèmes pour le mouvement inter 2026 sont actuellement consultables via l’outil SIAM sur I-Prof. Nous vous invitons à consacrer quelques instants à cette vérification pour vous assurer que l’ensemble de vos bonifications a bien été pris en compte. Une pièce manquante ou une erreur de l’administration peut diminuer vos chances d’obtenir votre vœu. En cas d’anomalie constatée sur votre fiche, n’attendez pas et prenez contact avec le SNCL pour faire un point et engager les démarches nécessaires le cas échéant.
Le SNCL a entrepris une analyse des résultats du baromètre Réseau Canopé / Ipsos publié le 12 janvier 2026 concernant les besoins de formation continue des professeurs. Ce rapport met en lumière un véritable paradoxe de l’engagement, car si la quasi-totalité des enseignants juge la formation indispensable, ils se heurtent à des obstacles majeurs. Le manque de temps et les difficultés persistantes de remplacement constituent les freins principaux en particulier dans le 1er degré, révélant une institution qui exige une montée en compétences sans fournir les moyens humains ou temporels nécessaires.
Cette étude souligne également l’urgence délaissée du bien-être au travail. Les besoins exprimés en matière de santé mentale et de gestion du climat scolaire témoignent d’une dégradation de la situation sur le terrain. Les enseignants se retrouvent souvent isolés face à des problématiques sociales et psychologiques complexes qui dépassent largement leur mission d’enseignement initiale. Parallèlement, le sentiment d’abandon concernant l’inclusion scolaire est flagrant. La forte demande de formation pour gérer l’hétérogénéité des classes confirme les difficultés de l’école inclusive lorsqu’elle manque de moyens tels que les AESH ou des effectifs réduits.
Une formation bouleversée par l’Intelligence Artificielle
L’émergence de l’intelligence artificielle générative représente une nouvelle priorité, mais elle est perçue comme une potentielle charge supplémentaire. Pour le SNCL, l’enjeu consiste à maîtriser ces outils de manière critique afin d’éviter qu’ils ne se transforment en une simple injonction de productivité ou ne dégradent l’expertise pédagogique humaine.
Concernant les formats de formation, l’intérêt pour l’hybridation (combinaison de présentiel et de distanciel) et les échanges entre pairs suggère un rejet des modèles descendants. Toutefois, le SNCL reste vigilant face au développement du format distanciel, craignant qu’il ne favorise une formation effectuée hors du temps de service.
En conclusion, l’analyse dépeint des professeurs volontaires mais épuisés par des contraintes logistiques. Face à ce constat, les revendications du SNCL se portent sur un droit effectif à la formation durant le temps de travail avec un remplacement systématique, ainsi qu’une revalorisation indispensable des missions liées à l’inclusion et au bien-être des élèves et des personnels.
Quelle qu’ait été la durée d’interruption entre 2 contrats !
Extrait de la circulaire du 17/09/2025 : « Conformément aux dispositions de l’article 9 du décret n° 2022-1140 du 9 août 2022 modifiant le décret du 6 juin 2003, les AED ayant exercé pendant six ans ces fonctions, quelle que soit la date à laquelle celles-ci ont été exercées, peuvent bénéficier d’un contrat à durée indéterminée. »
Quelques lignes plus loin, on peut lire : « Les AED justifiant de l’ancienneté requise mais ayant cessé d’être employés par l’administration sur ces fonctions peuvent être recrutés en CDI. De même, un AED qui a eu des interruptions entre ses contrats, quelle que soit leur durée (y compris d’une durée supérieure à quatre mois), peut prétendre à un CDI sous réserve d’avoir effectivement exercé en cette qualité pendant six années.
La conclusion d’un CDI ne présente pas de caractère automatique. Il s’agit d’un acte de recrutement spécifique qui doit répondre à un besoin de l’administration et à une demande de l’AED concerné. »
L’emploi du verbe pouvoir dans les décrets peut paraître décevant pour les citoyens, souvent cela fait hésiter, on se demande si c’est vraiment un droit ou pas. C’est qu’il faut distinguer entre le droit positif (écrit) et le droit subjectif (auquel on peut prétendre). Quand on peut bénéficier, quand on peut prétendre, c’est qu’on a un droit à bénéficier et à prétendre. Il s’ensuit que nul ne peut s’opposer à votre bénéfice ou à votre prétention : il suffit de demander !
Le SNCL défend et appuie tous ceux qui sont dans cette situation depuis le 1er septembre 2022.
Connaissez-vous la convention comptable de la retraite des fonctionnaires de l’État ?Et le compte d’affectation spéciale ? Il est probable que la majorité des lecteurs de cet article répondra NON à ces deux questions. Pourtant, sous ces appellations, dignes de technocrates zélés, se cache une opération de manipulation qui conduit encore à discréditer les fonctionnaires aux yeux de l’opinion.
La convention comptable de la retraite des fonctionnaires a été créée en 2006 par le gouvernement de l’époque. Elle est utilisée depuis par tous les gouvernements qui ont suivi. Au titre de cette convention, les opérations budgétaires relatives aux pensions de retraite des fonctionnaires de l’État sont enregistrées dans un CAS (Compte d’Affectation Spéciale). Ce compte, alimenté par les cotisations des fonctionnaires, est complété, chaque année, par un versement inscrit au budget de l’État.
Lors de sa création, ce CAS a été présenté comme un équivalent du régime général de retraite des salariés du privé. Or, cette assimilation est totalement abusive car, faut-il le rappeler, les fonctionnaires de l’État ne dépendent d’aucun des régimes de retraite créés à la Libération pour les salariés (les pensions des fonctionnaires de l’État étant un salaire différé financé par le budget de l’État). Notre syndicat a toujours dénoncé cet artifice budgétaire qui ne vise qu’à préparer l’opinion au basculement des pensions des fonctionnaires dans le régime général des retraites des salariés.
Aujourd’hui le déficit de l’État devient inquiétant et le montant du versement pour les retraites des fonctionnaires, même s’il est artificiellement majoré, est une dépense importante. Celle-ci augmente chaque année car il faut bien compenser la baisse régulière du montant des cotisations consécutive à des décisions politiques qu’il convient de rappeler.
Une baisse du montant des cotisations orchestrée…
Depuis 2006 de nombreuses décisions ont provoqué la diminution sensible du nombre des fonctionnaires de l’État en activité, créant ainsi un déséquilibre démographique entre actifs et pensionnés. Il s’agit notamment du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite » de la fin des années 2010, de la décentralisation de certains corps dans la fonction publique territoriale (TOS de l’Éducation nationale par exemple), de la privatisation de services ministériels (Orange, La Poste …) dont les salariés nouvellement recrutés depuis la privatisation n’ont pas le statut de fonctionnaire, de l’augmentation du nombre des contractuels (qui cotisent au régime général de retraite et à une complémentaire, l’IRCANTEC) en remplacement de titulaires …
Cette situation fut encore aggravée par les décisions de blocage de la valeur du point d’indice pour les actifs et par l’augmentation du volume des primes (hors Éducation Nationale) qui ne donnent pas lieu au même type de cotisation pour la retraite.
Et comme si cela n’était pas suffisant, les dits gouvernements lui ont également imputé indûment les paiements de dispositifs de solidarité qui ne sont d’ailleurs pas pris en charge par le régime général de retraite des salariés mais relèvent essentiellement des impôts et taxes affectés à la solidarité nationale (majoration des pensions pour enfants, validation de trimestres au titre de la maladie, etc).
Nous n’inventons rien. La ficelle de cette manipulation est devenue tellement grosse que deux notes, l’une de l’Institut des Politiques Publiques (IPP)1 (1) et l’autre du très officiel Conseil d’Analyse Économique (CAE)2 (2), qui reprend beaucoup des éléments de la première, décrivent clairement ce mécanisme.
La conséquence est simple : comme le CAS ne peut pas être en déficit, la somme versée par l’État pour équilibrer les comptes augmente chaque année et, dans l’esprit du public, ce sont les fonctionnaires retraités qui sont, en grande partie, tenus pour responsables de l’aggravation de la dette publique. Une ligne du budget de l’État en atteste !
Vers des décisions douloureuses
Le CAE estime dans ce contexte qu’une réforme de la convention comptable de la retraite des fonctionnaires de l’État est nécessaire et qu’elle pourrait conduire, au final, à une réduction de la subvention annuelle de l’État de 78,28 % à 34,7 %. Une diminution de plus de la moitié, excusez du peu ! Aux dépens de qui ce miracle pourrait-il se faire ?
Reste le déficit démographique. Il serait encore aggravé par de nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires, ce que demandent certaines formations politiques.
Dans certains programmes, l’idée de ne faire qu’un seul grand régime général de retraite dans lequel seraient ″basculés″ les fonctionnaires a déjà germé. En supprimant ainsi le système des pensions, l’État ferait l’économie de son financement au CAS, ce qui augmenterait alors le déficit déjà lourd du régime général des retraites. Cela aboutirait immanquablement à une augmentation des cotisations de l’ensemble et/ou à la diminution du montant des pensions. Ce n’est ni l’intérêt des cotisants, ni celui des retraités.
Cette situation a également d’autres incidences car nos gouvernants ne sont pas à court d’idées pour manipuler les chiffres. Notre ministère étant celui qui emploie le plus de fonctionnaires de l’État, la proportion de la contribution de l’État au CAS correspondant au nombre de fonctionnaires de l’EN est présentée globalement dans le budget de l’État comme une dépense d’éducation. Or elle ne contribue en rien à l’instruction et à l’éducation des élèves. Les dépenses d’éducation ainsi surévaluées biaisent les comparaisons internationales où la France apparaît alors à une place plus flatteuse qu’elle n’est en réalité parmi les pays consacrant le plus d’argent à l’éducation de leur jeunesse : par exemple en 2022, la France était présentée comme consacrant 5,2% de son PIB(Produit Intérieur Brut annuel) à l’Éducation, soit autant que la Finlande, 0,3% de plus que la moyenne de l’OCDE (qui état à 4,9% du PIB en 2022), et 0,9% de mieux que l’Allemagne qui consacre 4,3% à cette mission. Mais en réalité, on peut estimer à environ 0,8% du PIB la contribution faite au CAS pour les agents de l’Éducation nationale ! Si on retranche cela du chiffre officiel, la France consacre donc seulement environ 4,4% de son PIB à des dépenses réelles d’éducation, soit loin de la Finlande, en dessous de la moyenne de l’OCDE et à peu près au même niveau que l’Allemagne… Le SNCL tenait à vous informer de ces manipulations aux multiples bénéfices, apparents et à court terme, pour les gouvernements successifs qui bafouent les intérêts des fonctionnaires et l’intérêt général.
Institut des politiques publiques : créé par Paris School of Economics (École d’économie de Paris), fonctionnant dans le cadre d’un partenariat avec le groupe des écoles nationales d’économie et de statistiques pour développer la recherche scientifique dans le domaine des politiques publiques et favoriser l’appropriation par les citoyens des termes du débat public. ↩︎
Conseil d’analyse économique : placé auprès du premier ministre, il a pour mission « d’éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement en matière économique ». ↩︎
Avertissement : ce dossier a été réalisé à partir des textes relatifs au mouvement publiés au BO n°39 du 16 octobre 2025, au BO spécial n° 5 du 31 octobre 2024 (calendrier et lignes directrices de gestion ministérielles en matière de mobilité).
Par ailleurs, nous rappelons que la loi n° 2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique », a établi que les commissions administratives paritaires ne sont plus compétentes pour le mouvement.
Il est ainsi très important de prendre conseil auprès des représentants du SNCL pour faire valoir vos droits et s’assurer que tous vos éléments de barème sont bien pris en compte.
• Du mercredi 5 novembre 2025… : ouverture des serveurs à 12 heures pour la formulation des demandes de participation à la phase interacadémique du mouvement,
• …au mercredi 26 novembre 2025 : fermeture des serveurs à 12 heures.
• À partir du 27 novembre 2025, votre confirmation individuelle de demande de mutation sera disponible en téléchargement dans l’application SIAM.
Cette opération est à réaliser vous-même.
Vous devez ensuite transmettre à votre chef d’établissement ce formulaire après l’avoir éventuellement corrigé de manière manuscrite et l’avoir signé, en l’accompagnant de toutes les pièces justificatives.
Les pièces justificatives devront être téléversées après visa du chef d’établissement.
31 août 2025 :
– Date limite des actes de mariage.
– Date limite d’établissement d’un pacte civil de solidarité (PACS).
31 décembre 2025 :
-Date limite des certificats de grossesse.
-Date limite de reconnaissance, par deux agents non mariés ni pacsés, d’un enfant né ou à naître.
• Début décembre 2025 : dépôt des dossiers pour les personnels détachésou affectés en collectivités outre-mer qui sollicitent un changement d’académie au titre du handicap. Ils doivent déposer leur dossier directement auprès du médecin conseiller de l’administration centrale (72 rue Régnault 75243 Paris Cedex 13). Ce dossier doit contenir tous les justificatifs concernant le handicap.
Les demandes tardives de participation, d’annulation et de modifications sont possibles jusqu’au 6 février 2026, seulement si l’un des motifs suivants peut être invoqué :
• décès du conjoint ou d’un enfant ;
• perte d’emploi du conjoint ;
• mutation du conjoint dans le cadre d’un autre mouvement de personnels du ministère de l’Éducation nationale ;
• mutation imprévisible et imposée du conjoint ;
• situation médicale aggravée ;
• retour de détachement connu tardivement par l’agent.
ENVOYEZ LE DOUBLE DE VOTRE DEMANDE À VOS INTERLOCUTEURS SNCL MOUVEMENT 2026
• Les barèmes seront affichés sur SIAM à partir de la mi-janvier 2026 et jusqu’à la fin janvier 2026. En cas de désaccord, demandez la rectification de votre barème calculé auprès du rectorat via la plateforme COLIBRIS et adressez un double au syndicat en faisant des copies d’écran à communication@sncl.fr (après la fin de l’affichage, il sera trop tard).
• 11 mars 2026 : les résultats du mouvement interacadémique, SPEN et POP seront affichés sur I-Prof.
PHASE INTRA ACADÉMIQUE
(période préconisée par la note de service)
• À partir du 16 mars 2026 :ouverture des serveurs académiques pour la formulation des vœux pour la phase intra académique (dates précises définies par les services académiques).
• Fermeture des serveurs académiques : voir calendriers académiques.
• Mi-juin2026 : annonce des résultats des mouvements intra académiques.
PERSONNELS CONCERNÉS
a) Participent obligatoirement
• Les personnels stagiaires devant obtenir une première affectation en tant que titulaires ainsi que ceux dont l’affectation au mouvement interacadémique 2025 a été reportée (renouvellement…) ;
• y compris ceux affectés dans l’enseignement supérieur (dans l’hypothèse d’un recrutement dans l’enseignement supérieur à l’issue de leur stage, l’affectation obtenue au mouvement interacadémique sera annulée) et ceux placés en position de congé sans traitement en vue d’exercer des fonctions d’ATER ou de moniteur ayant accompli la durée réglementaire de stage, conformément aux dispositions du décret n° 2010-1526 du 8 décembre 2010 ;
• à l’exception des ex-titulaires d’un corps de personnels enseignants des premier et second degrés, d’éducation et d’orientation.
• Les personnels titulaires:
• affectés à titre provisoire au titre de l’année scolaire 2025-2026, y compris ceux dont l’affectation relevait d’une réintégration tardive ;
• actuellement affectés en Nouvelle Calédonie, à Wallis et Futuna, ou mis à disposition de la Polynésie française en fin de séjour, qu’ils souhaitent ou non retourner dans leur dernière académie d’affectation à titre définitif avant leur départ en collectivité d’outre-mer ;
• désirant retrouver une affectation dans l’enseignement du second degré, parmi lesquels ceux qui sont affectés dans un emploi fonctionnel ou dans un établissement privé sous contrat, qu’ils souhaitent ou non changer d’académie et ceux qui sont affectés en Andorre ou en écoles européennes.
b) Participent facultativement
• Les personnels titulaires :
– qui souhaitent changer d’académie,
– qui souhaitent réintégrer, en cours ou à l’issue de détachement ou de séjour, soit l’académie où ils étaient affectés à titre définitif avant leur départ (vœu prioritaire éventuellement précédé d’autres vœux), soit une autre académie,
– qui souhaitent retrouver un poste dans une académie autre que celle où ils sont gérés actuellement et qui sont en disponibilité, en congé avec libération de poste ou affectés sur un poste adapté (PACD ou PALD).
POUR NE PAS PERDRE VOS DROITS
N’oubliez pas de joindre impérativement à votre dossier et de numéroter les pièces justificatives, par exemple :
• Extrait d’acte de naissance d’un enfant reconnu par deux parents non mariés ni pacsés ou photocopie du livret de famille ;
• Attestation de l’activité professionnelle du conjoint ; inscription à France Travail ; contrat d’apprentissage ;
• Pièce justificative du domicile (quittance EDF, quittance de loyer) ;
• Attestation du tribunal d’instance établissant l’engagement dans les liens d’un PACS ;
• Documents fiscaux pour les conjoints liés par un PACS ;
• Certificat de grossesse délivré au plus tard le 31 décembre 2025 ;
• Arrêté de reclassement pour ceux qui bénéficient de la prise en compte de services antérieurs (bonifications liées à l’échelon de reclassement) ;
• Dernier arrêté de nomination si vous étiez titulaire d’un corps de l’Education nationale avant réussite à un concours ;
• Dernier arrêté de promotion dans l’ancien corps pour les ex-titulaires reclassés à la titularisation.
DONNÉES ESSENTIELLES
Le mouvement se déroulera en deux phases :
• une phase interacadémique comprenant deux mouvements en parallèle :
– le mouvement interacadémique (30 vœux académiques possibles),
– le mouvement spécifique (vœux sur des postes spécifiques).
• une phase intra académique qui relève de la compétence du recteur.
Les demandes devront être formulées sur I-Prof :
http://www.education.gouv.fr/iprof-siam
Les barèmes et les résultats seront consultables à la même adresse.
LES CONSTANTES
Seront traitées en même temps :
– les demandes de mutation proprement dites,
– les premières affectations des stagiaires issus des différents concours de recrutement,
– les réintégrations.
Rappel : chacun doit saisir lui-même sa demande de mutation.
Les personnels recevront, dans leur établissement, un formulaire de confirmation de demande en UN SEUL exemplaire. Cet original sera signé et remis au chef d’établissement avec les pièces justificatives. L’intéressé devra faire des copies de ce seul original comme preuve de sa demande et des vœux formulés. Il convient de prévoir une copie pour le SNCL à adresser à communication@sncl.fr
Les pièces justificatives doivent être fournies avec le dossier (formulaire) sous peine de perte des bonifications escomptées.
Postes spécifiques :
Les postes spécifiques font l’objet d’une publicité via I-Prof à partir du 6 novembre 2025.
La formulation des vœux s’effectuera sur SIAM I-Prof du 5 au 26 novembre à 12 heures.
Les chefs d’établissement sont étroitement associés à la sélection.
Les candidats doivent impérativement rencontrer le chef d’établissement d’accueil pour un entretien et lui transmettre leur dossier de candidature.
Les chefs d’établissement d’accueil communiqueront leurs appréciations à l’inspection générale avant la mi-décembre 2025.
BARÈME DES MUTATIONS
PHASE INTER ACADÉMIQUE
Le barème est calculé pour chaque vœu « académie ».
Il comprend :
• des éléments communs à tous les vœux :
– ancienneté de service (échelon) ;
– stabilité dans le poste (en années y compris 2025/2026).
• des bonifications éventuelles liées :
– à la situation administrative ;
– à la situation individuelle ;
– à certains types de vœux formulés ;
– à la situation familiale.
ÉLÉMENTS COMMUNS
A – Ancienneté de service :
Classe normale
• 7 points par échelon atteint au 31 août 2025 par promotion (et au 1er septembre 2025 par classement initial ou reclassement), quel que soit le grade (14 points minimum pour le total de ces points et forfaitairement pour les 1er et 2ème échelons).
Hors classe
• 56 points + 7 points par échelon de la hors classe pour les certifiés, PLP et PEPS.
• 63 points + 7 points par échelon de la hors classe pour les agrégés. Les agrégés hors classe au 4ème échelon depuis plus de 2 ans peuvent prétendre à 105 points.
Classe exceptionnelle
• 77 points + 7 points par échelon (dans la limite de 105 points).
Remarque :
Pour les stagiaires précédemment titulaires d’un corps de fonctionnaires, non reclassés à la date de stagiarisation, l’échelon à prendre en compte est celui acquis dans le grade précédent. Joindre obligatoirement l’arrêté justificatif du classement.
B – Ancienneté dans le poste (au 31-08-2026) en qualité de titulaire :
• 20 points par an,
• + 50 points par tranche de 4 ans.
Pour les titulaires sur zone de remplacement, l’ancienneté prise en compte est celle de l’affectation dans la zone géographique actuelle.
Remarques :
• En cas de réintégration dans l’ancienne académie, ne sont pas interruptifs de l’ancienneté dans un poste :
– le congé de mobilité ;
– le service national actif ;
– le détachement en cycles préparatoires (CAPET, PLP, ENA, ENM) ;
– le détachement en qualité de personnel de direction ou d’inspecteur stagiaire ;
– le congé de longue durée ou de longue maladie ;
– le congé parental ;
– une période de reconversion pour changement de discipline.
• Pour les personnels titulaires qui ont bénéficié d’une affectation ministérielle provisoire en 2025-2026, on tiendra compte de l’ancienneté acquise dans le dernier poste et de l’année d’affectation provisoire qui a suivi.
• Pour les stagiaires « ex-titulaires » : prise en compte d’une année d’ancienneté.
• Pour les personnels détachés, on prend en compte l’ensemble des années consécutives effectuées en détachement comme titulaire.
• Les personnels ayant fait l’objet d’une ou plusieurs mesures de carte scolaire conservent l’ancienneté d’affectation acquise sauf s’ils ont demandé et obtenu un poste sur un vœu non bonifié.
• Pour les personnels sur poste adapté, est prise en compte l’ancienneté dans l’ancien poste augmentée du nombre d’années effectuées sur le poste adapté.
BONIFICATIONS
C – Bonifications liées à la situation administrative
■ Personnels affectés en éducation prioritaire
Conditions :
– être en REP, REP+ ou en établissement relevant de la politique de la ville au moment de la demande de mutation,
– 5 ans d’exercice continu dans le même établissement.
La mutation par mesure de cartescolaire n’est pas interruptive.
Bonification 1 :
• 400 points à partir de 5 ans en REP+ ou établissement relevant de la politique de la ville,
• 200 points à partir de 5 ans en REP.
■ Personnels affectés par le mouvement national des postes à profil s’étant engagés à y rester au moins 3 ans
Bonification 2 :
• 120 points à partir de 3 ans exercés en continu sur le poste à profil d’un établissement engagé dans un contrat local d’accompagnement.
■ Personnels affectés à Mayotte
Bonification 3 :
• Une bonification de 1 000 points sur tous les vœux exprimés pour les personnels comptabilisant au 31 août 2026 au moins 5 ans d’exercice effectif et continu sur le territoire de Mayotte.
■ Personnels affectés à Guyane
Bonification 4 :
• Une bonification de 200 points sur tous les vœux exprimés pour les personnels affectés en Guyane depuis au moins 5 ans et comptabilisant au 31 août 2026 au moins 2 ans d’exercice effectif et continu sur un poste isolé
D – Bonifications liées à la situation individuelle
■ Stagiaires
Bonification 5 :
Utilisable une fois au cours d’une période de 3 ans.
• 10 points sur le vœu 1
La bonification utilisée à l’inter restera valable à l’intra si le barème académique le prévoit.
■ Académie de stage ou d’inscription au concours
Bonification 6 :
Stagiaires : 0,1 point pour l’académie de stage et/ou 0,1 point pour l’académie d’inscription au concours.
■ Lauréats de concours :
1. Stagiaires ex-enseignants contractuels du 2nd degré de l’Education nationale, ex-CPE contractuels, ex-COP/PsyEN ou PE psychologues contractuels, ex-MA garantis d’emploi, ex-MI-SE lauréats d’un concours de CPE ou ex-emploi avenir professeur (EAP), ou ex contractuels CFA. Cette bonification est forfaitaire quel que soit le nombre d’années de stage.
Les EAP doivent justifier de deux années en cette qualité. Les autres doivent justifier de services traduits en équivalent temps plein égaux à une année scolaire au cours des deux années précédant leur stage.
Bonification 7 :
Cette bonification est attribuée en fonction du reclassement au 1er septembre 2025.
• 150 points pour un classement au 3ème échelon,
• 165 points pour un classement au 4ème échelon,
• 180 points pour un classement au 5ème échelon et au-delà.
2. Stagiaires précédemment titulaires d’un corps autre que ceux de personnels enseignants, d’éducation et d’orientation ou personnels sollicitant leur réintégration.
Bonification 8 :
• 1 000 points sur le vœu correspondant à leur académie d’affectation avant réussite au concours.
3. Personnels sollicitant leur réintégration à divers titres.
■ Demandes formulées au titre du handicap
Agent ou conjoint entrant dans le champ des bénéficiaires de l’obligation d’emploi prévue dans la loi du 11 février 2005.
Bonification 9 :
• 100 points
Agent ayant obtenu la qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour eux, leur conjoint ou du handicap pour un enfant.
– Tous les justificatifs attestant que la mutation sollicitée améliorera les conditions de vie de la personne handicapée.
– S’agissant d’un enfant non reconnu, handicapé ou souffrant d’une maladie grave, toutes les pièces concernant le suivi médical notamment en milieu hospitalier spécialisé.
Bonification 10 :
• 1 000 points
Les bonifications 9 et 10 ne sont pas cumulables.
E – BONIFICATIONS LIÉES AUX VŒUX FORMULÉS
■ Vœu préférentiel
Bonification 11 :
• 20 points par an à partir de la deuxième demande déposée consécutivement. Pour continuer à obtenir la bonification annuelle, il y a obligation d’exprimer chaque année de manière consécutive en premier rang le même vœu académique.En cas d’interruption ou de changement de stratégie les points cumulés sont perdus.
– Cette bonification est désormais plafonnée à 100 points.
– Clause de sauvegarde pour ceux ayant acquis un barème supérieur à 100 points antérieurement au mouvement 2016.
– Bonification non cumulable avec les bonifications liées à la situation familiale.
■ Vœu sur un DOM ou sur Mayotte.
Etre natif du DOM ou avoir son CIMM dans ce DOM en exprimant DOM ou Mayotte en vœu de rang 1. Bonification non prise en compte en cas d’extension.
Bonification 12 :
• 1 000 points
■ Vœu unique sur la Corse :
Bonification 13 :
• 600 points pour la première demande pour les seuls stagiaires dans l’académie de Corse en 2024/ 2025 ;
• 800 points pour la deuxième demande consécutive ;
• 1 000 points à partir de la troisième demande consécutive et plus.
Bonification 14 :
• 1 400 points pour les stagiaires effectuant leur stage en Corse et ex-MA, ex-enseignants contractuels, CPE contractuels, PsyEn contractuels, AESH, ou EAP en situation en Corse si justification d’un an de service à temps complet les deux années précédentes (sauf pour les ex-EAP qui doivent justifier de 2 ans en cette qualité).
Le cumul est possible avec certaines bonifications notamment le vœu préférentiel et/ou les bonifications familiales.
F – BONIFICATIONS LIÉES À LA SITUATION FAMILIALE
Sont considérées comme « conjoints » les personnes qui, au plus tard le 31 août 2025,
– sont marié(e)s ou,
– sont pacsé(e)s avec imposition fiscale commune ou,
– ont la charge d’au moins un enfant (de moins de 18 ans au 1er septembre 2026) reconnu par l’un ou par l’autre ou,
– ont reconnu par anticipation, au plus tard le 31 décembre 2025, un enfant à naître.
De plus, les situations ne sont prises en compte que pour les personnels dont le « conjoint » exerce une activité professionnelle ou est inscritcomme demandeur d’emploi auprès de « France Travail », après cessation d’une activité professionnelle intervenue après le 31 août 2022.
Le rapprochement pourra porter sur la résidence privée sous réserve de compatibilité entre celle-ci et l’ancienne résidence professionnelle.
■ Rapprochement de conjoints (RC)
Bonification 15 :
• 150,2 points pour l’académie de résidence professionnelle du conjoint (si elle est placée en premier vœu) et les académies limitrophes, cette bonification est non cumulable avec les bonifications RRE (rapprochement de la résidence de l’enfant) et MS (mutation simultanée). La résidence privée du conjoint peut être prise en compte si elle est compatible avec le lieu d’exercice.
■ Mutation Simultanée entre deux agents titulaires ou deux agents stagiaires
Bonification 16 :
• 80 points sur l’académie saisie en vœu n°1 et les académies voisines pour les agents conjoints.
■ Autorité parentale conjointe
Bonification 17 :
• 250,2 points pour 1 enfant pour l’académie de résidence professionnelle de l’autre parent (et les académies limitrophes) puis 100 points par enfant supplémentaire.
■ Bonification pour enfant à charge :
Enfant(s) de moins de 18ans au 1er septembre 2026.
Bonification 18 :
• 100 points par enfant à charge
■ Bonification pour année scolaire de séparation
Les stagiaires qui n’ont jamais été employés par l’Education nationale ne sont pas concernés.
La situation de séparation est appréciée au 1er septembre 2026 et doit couvrir au moins une période de six mois et pour des situations familiales établies au plus tard au 31 août 2025. Chaque année de séparation doit être justifiée, lorsque le conjoint n’est pas géré par la DGRH.
Ne sont pas considérées comme des périodes de séparation :
– les périodes de disponibilité pour un motif autre que pour suivre le conjoint;
– les périodes de position de non activité ;
– les congés de longue durée et de longue maladie ;
– le congé pour formation professionnelle ;
– les années pendant lesquelles le conjoint est inscrit comme demandeur d’emploi ou effectue son service national ;
– les années pendant lesquelles l’enseignant n’est pas affecté à titre définitif dans l’enseignement du second degré public ou dans l’enseignement supérieur.
Ces situations sont suspensives, mais non interruptives, du décompte des années de séparation.
Les départements 75, 92, 93, 94 forment une même entité : aucune année de séparation n’est comptabilisée à l’intérieur de celle-ci.
Bonification 19 :
Agents en activité :
• 190 points sont accordés pour la première année de séparation ;
• 325 points sont accordés pour deux ans de séparation ;
• 475 points sont accordés pour trois ans de séparation ;
• 600 points sont accordés pour quatre ans et plus de séparation.
Les éléments de barème ont été maintenus, mais cela est trompeur. En effet le ministère a réaffirmé sa volonté d’augmenter, le nombre et le type de postes « à profil » aux niveaux national et académique.
Rappelons également par ailleurs, que les lignes directrices de gestion spécifient que le barème n’est qu’indicatif.
Le SNCL dénonce cette politique où l’administration est ainsi la seule à juger des profils et peut ne pas respecter le classement des candidats issu des barèmes.
Le nouveau gouvernement amène à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de celui de l’Education nationale deux nouveau noms, relativement inconnus du grand public mais qui connaissent pourtant bien l’institution. Quels portraits dresser de ces deux hommes, et qu’attendre d’eux concernant les grands chantiers laissés en suspens ?
Philippe Baptiste : la continuité des chantiers dans un contexte budgétaire tendu
Un peu moins d’un an après sa première nomination au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste retrouve le chemin d’un gouvernement, cette fois avec un portefeuille complet et élargi à l’Espace. Ce retour s’inscrit dans la continuité de son action précédente, marquée par la volonté de moderniser la gouvernance universitaire et de réguler le secteur privé lucratif, sans rompre avec les grands équilibres de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR).
Un profil de chercheur et de stratège
Né en 1972, ingénieur des Mines, docteur en informatique et ancien directeur scientifique du CNRS puis de Total, Philippe Baptiste incarne le profil du scientifique devenu administrateur, étant passé par le cabinet de Frédérique Vidal, puis par la présidence du CNES (Centre National d’Étude Spatiale). Son agenda au MESR s’annonce très dense :
• Budget 2026 : maintenir le financement des universités et des mesures RH de la LPR malgré les économies exigées.
• Réforme de la formation des enseignants : achever la refonte du master MEEF et sécuriser la rémunération des étudiants en préprofessionnalisation — un sujet suivi de près par le SNCL et la FAEN.
• Projet de loi sur l’enseignement supérieur privé : déposé au Parlement à l’été 2025, il vise à mieux encadrer un secteur en expansion, tout en prolongeant certaines expérimentations du public (EPE, accréditations globales…).
• Simplification administrative et autonomie : Philippe Baptiste entend poursuivre la « déconcentration » de la gestion vers les rectorats et renforcer l’autonomie des établissements, à condition que celle-ci s’accompagne d’une réelle stabilité des moyens.
Des incertitudes persistantes
Les inquiétudes demeurent fortes autour du financement de l’apprentissage, de la réforme des bourses étudiantes — gelée faute de budget — et du sort du HCERES, dont la suppression ou le maintien n’est toujours pas tranché. Pour le SNCL, ces dossiers traduisent un risque croissant de déséquilibre entre universités bien dotées et établissements plus fragiles, ainsi qu’une tendance à la responsabilisation locale sans moyens pérennes.
Édouard Geffray : la rigueur du haut fonctionnaire face à l’urgence éducative
Nommé le 12 octobre 2025, Édouard Geffray prend la tête d’un ministère de l’Éducation nationale secoué par une instabilité chronique — sept ministres en trois ans — et confronté à des défis multiples : baisse démographique, perte d’attractivité des métiers, crise du sens et montée des tensions dans les établissements. Ancien Directeur Général de l’Enseignement Scolaire (Dgesco) puis DGRH du ministère, il connaît parfaitement la « machine Éducation nationale ».
Un parcours typique de la haute administration
Né en 1978, diplômé de Sciences Po et de l’ENA (promotion Romain Gary), Édouard Geffray a construit sa carrière entre le Conseil d’État et les structures centrales du ministère. Ancien secrétaire général de la CNIL (2012-2017), il a aussi été directeur de cabinet de François Bayrou au ministère de la Justice avant de devenir DGRH (2017-2019), puis Dgesco (2019-2024). Sa nomination incarne la continuité administrative d’un système qu’il connaît dans ses moindres rouages, mais aussi peut-être la promesse d’une approche plus technique et d’une méthode plus posée après des années de réformes successives.
Trois priorités annoncées
Lors de sa première intervention sur France Inter, le 22 octobre, Édouard Geffray a défini trois axes d’action :
– La qualité pédagogique de l’enseignement public, à travers une montée en puissance de la formation continue et une exigence renforcée sur la formation initiale ;
– La lutte contre la très grande difficulté scolaire, concentrée dans 15 % des collèges ;
– La sécurité physique et psychique des élèves et des personnels, avec la création de postes d’infirmières, de psychologues et d’assistantes sociales, dans le contexte d’abandon de la médecine scolaire et professionnelle que nous connaissons.
Une approche budgétaire prudente
Le ministre assume un budget « contraint », tout en soulignant que les suppressions de postes d’enseignants (4 000 prévues au PLF 2026) sont « inférieures à ce qu’imposerait la démographie ». Il met en avant la baisse historique du nombre d’élèves par classe dans le premier degré (21 élèves en moyenne), tout en reconnaissant les limites du modèle : attractivité insuffisante des métiers, pénurie d’AESH, postes non pourvus. Il dit vouloir « augmenter les promotions » pour relancer la dynamique de carrière, conscient du « plateau de rémunération en milieu de parcours ». Une annonce qui va dans le sens de nos analyses mais dont la portée réelle dépendra du vote budgétaire.
Des chantiers structurants
Plusieurs dossiers lourds attendent Édouard Geffray :
• Formation des enseignants : pilotage du déploiement de la réforme, carte des formations, effectifs ouverts aux concours 2026.
• École inclusive : avenir des pôles d’appui à la scolarité (PAS) et meilleure reconnaissance des AESH.
• Sécurité scolaire : relance du plan « Tous unis contre les violences » et appui au projet de loi pour la protection des personnels.
• Rythmes scolaires et santé mentale : réflexion issue de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant et poursuite du plan Santé mentale.
Un ministre du dialogue ?
Critiqué pour sa proximité avec l’administration centrale, Édouard Geffray se présente comme un partisan du dialogue social. « J’ai d’excellentes relations avec les syndicats », a-t-il déjà déclaré, rappelant ses sept années de direction sous cinq ministres successifs. Reste à voir si cette méthode de concertation s’accompagnera d’une écoute réelle des personnels de terrain et d’un rétablissement du dialogue social, conditions essentielles pour restaurer la confiance.
Deux ministres, deux profils, une même attente : redonner confiance aux acteurs de l’Éducation
Les nominations de Philippe Baptiste et Édouard Geffray traduisent la volonté du gouvernement de miser sur des profils expérimentés, rompus à la gestion administrative et à la continuité de l’État. Mais cette continuité, si elle rassure les institutions, ne suffira pas à restaurer la motivation des personnels confrontés à l’usure, à la complexité bureaucratique et à la stagnation salariale. Par ailleurs, malgré le retour de deux ministères séparés, les deux ministres devront coopérer étroitement, notamment sur le terrain de la formation initiale et continue. La réussite de la réforme du master MEEF dépend à la fois des moyens budgétaires du MESR et des besoins exprimés par l’Éducation nationale. Le SNCL rappelle son attachement à une formation cohérente, exigeante et statutairement protégée, pour garantir la qualité du service public et la reconnaissance du métier d’enseignant.
Notre syndicat veillera à ce que les belles paroles sur les promotions, les carrières et la revalorisation débouchent sur des mesures concrètes et non de simples ajustements techniques. Les personnels attendent un signal fort : celui d’un ministère qui reconnaît leur engagement quotidien, au-delà des discours. Une demande d’audience a d’ores et déjà été adressée par le SNCL, avec au programme certains points techniques sur lesquels nous pensons pouvoir enfin avancer, après des mois de simulacre de direction à la tête de notre ministère.
Les personnels de l’Éducation nationale n’ont pour leur part plus le luxe d’attendre. Au-delà des profils de ces deux ministres, c’est la capacité du gouvernement à donner du sens, du temps et des moyens à l’École et à l’Université qui fera la différence.