SNCL

Syndicat National des Collèges et des Lycées

  • Lycée : un retour à l’autorité est-il possible ?

    Un enseignant face à une salle de classe.

    Après des décennies de laxisme et d’ultra-bienveillance, le ministère semble vouloir durcir le ton et les règles dans les lycées. Plusieurs mesures et projets vont dans ce sens mais, dans une société qui a évolué, il est clair que le retour à une autorité à l’ancienne semble difficile voire impossible et on peut se demander si les mesures envisagées seront suivies d’effet. Si les acteurs sur le terrain ne suivent pas, les mesures lancées resteront lettre morte.

    Parmi elles, le ministère entend renforcer le rôle des professeurs de lycée souvent confrontés tant à de la violence qu’à diverses intimidations depuis la mise en place du contrôle continu au baccalauréat.

    Ainsi l’Institution mise-t-elle sur le soutien indéfectible des supérieurs hiérarchiques face à des parents et des élèves trop souvent vindicatifs. A travers la protection fonctionnelle octroyée aux agents d’État, le ministère veut faire croire qu’il rend systématique le soutien juridique et administratif aux personnels menacés ou agressés. Mais est-ce toujours le cas dans un système qui a du mal à se détacher du « pas de vague », où l’on achète encore trop souvent la paix sociale en étouffant les affaires plutôt qu’en les dénonçant ?

    Le SNCL encourage ses adhérents et sympathisants à demander le recours à la protection fonctionnelle systématique en cas de besoin et assure qu’il apportera son soutien aux collègues concernés.

    Les fouilles et contrôles aux abords des établissements à travers des opérations de sécurisation sont censés permettre un repérage des fauteurs de trouble en possession d’armes, mais les moyens humains s’avèrent bien insuffisants pour les rendre systématiques, et beaucoup se retrouvent dans l’enceinte des lycées avec des objets prohibés et dangereux. Bien que les procédures pour accélérer les sanctions en cas d’intrusions et de port d’armes aient été simplifiées, combien de chefs d’établissement jouent réellement le jeu et convoquent des conseils de discipline avec exclusion définitive ?

    L’opération « portable en pause » mise en place en collège est censée être étendue à tous les lycées dès la rentrée 2026, volonté politique et mesure emblématique d’un projet de loi d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

    Si cette mesure part d’une vraie volonté de pause numérique en favorisant la concentration en cours et en offrant un temps de déconnexion lors du temps scolaire, est-elle réellement réalisable dans une société hyperconnectée et dans laquelle le smartphone fait naître de nouvelles formes d’addiction chez nos adolescents ? Cette mesure permettrait en effet de limiter les prises de photos ou de vidéos en cours, phénomène nouveau qui nuit à la sérénité des cours en lycée.

    Cette mesure, si elle est mise en place à la rentrée prochaine, va se heurter à de nombreuses difficultés et on peut s’interroger sur sa pertinence. Elle va susciter de nouvelles tensions avec les élèves récalcitrants et sa mise en œuvre semble complexe : la gestion des portables rangés dans des casiers ou leur stockage va inévitablement poser des problèmes de vol, de perte et surtout de perte de temps à l’entrée en cours. Elle sera aussi source de conflits et de réclamations si par malheur le portable se trouve endommagé ou si l’élève prétend qu’il l’a été ! Nouvelle complexité à laquelle les professeurs et chefs d’établissement ne pourront pas faire face.

    Par ailleurs, le smartphone est souvent utilisé comme outil pédagogique et son utilisation a été encouragée pour accéder à PRONOTE à travers l’application Client Pronote ! Nous voilà à nouveau en pleine injonction contradictoire.

    Dernière mesure visant à restaurer un peu d’autorité aux enseignants et de valeur au baccalauréat : les conditions d’accès aux épreuves de rattrapage du Bac seront durcies pour renforcer l’exigence du diplôme !

    Après des décennies de laisser-aller et de consignes de largesse relayées par les corps d’inspection, voici une tentative pour redorer le blason du fameux sésame !

    Avec plus de 90 % de réussite à la session 2025 toutes filières confondues et 96 % en filière générale, sans compter l’inflation des mentions (près de 59 % des candidats en ont obtenu une en 2025…), le ministère s’est donc penché sur un moyen de redonner un peu de crédibilité à cet examen.

    À partir de la session 2026, le seuil incompressible de 8/20 sera exigé pour accéder aux épreuves de rattrapage, ce qui signifie donc que le seuil de 7.9/20 sera éliminatoire.

    Par ailleurs le « coup de pouce » accordé par les jurys lors des délibérations sera plafonné à 0.5 point sur la moyenne générale, ce qui semble encore bien généreux ! Enfin le ministère souhaite qu’une attention plus stricte soit portée à l’orthographe et à la syntaxe, mais sans donner de directives plus précises.

    Reste à savoir si les consignes données seront transmises et respectées par les différents jurys habitués depuis des années à accorder de nombreux « cadeaux » sous la forme de points octroyés à des élèves qui souvent n’ont fourni aucun effort pendant l’année.

    Ces mesures en demi-teinte semblent bien insuffisantes pour restaurer une autorité et un rayonnement perdu depuis longtemps.

  • 2e réunion du CNSEI, Comité National de Suivi de l’École Inclusive

    Le 19 décembre dernier, la seconde réunion du Comité National de Suivi de l’École inclusive s’est tenue à Dijon en présence du ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, accompagné par la ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, Charlotte Parmentier-Lecoq.

    Le SNCL, convié à cette réunion, a répondu présent.

    Le ministre était présent à Dijon depuis le matin ; il avait pu visiter le collège Gaston Bachelard et surtout échanger avec le personnel impliqué dans les PAS, (Pôle d’Appui à la Scolarité).  Il faut dire que la Côte-d’Or fait figure de tête de proue dans la mise en place des nouveautés de l’école inclusive.

    L’un après l’autre, les deux ministres ont insisté sur leur désir de développer l’école inclusive. En insistant sur le nombre croissant d’enfants en situation de handicap ainsi que les EBEP, (Élèves à Besoins Éducatifs Particuliers), et leurs différents besoins d’intégration, ils ont déroulé les enjeux de l’école inclusive. Pour l’un comme pour l’autre, il s’agit d’une ambition forte gouvernementale et qui a pour objectif premier d’instaurer un pilier de la cohésion sociale. Il est bien certain que vingt ans après la publication des textes de la loi « handicap » du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, il était temps de faire un point, entre autres, sur l’application du droit pour chaque enfant en situation de handicap d’être scolarisé dans une école ordinaire.

    Mais pour une école « pleinement inclusive » comme le souhaitent les deux ministres, encore faut-il être capable de mettre les moyens financiers et humains face à ce défi ! Actuellement, beaucoup d’écoles, collèges, lycées travaillent avec des rustines : un AESH pour deux ou trois élèves, ou seulement sur une partie de l’emploi du temps de l’élève, et des enseignants souvent désarmés face à des problématiques qu’ils ne maîtrisent pas, et confrontés à un nombre d’élèves par classe trop important. Comment installer dans de bonnes conditions 30 élèves auxquels s’ajoutent un ou deux AESH alors que la salle est configurée pour accueillir 28 élèves voire 30 au mieux ?

    Toutefois – et en cela, nous ne pouvons qu’être en accord avec les ministres – ils ont souligné en tout premier lieu le besoin d’accessibilité des établissements scolaires pour tous les élèves en situation de handicap.

    Même si la rectrice de Dijon avait insisté sur l’amélioration de l’accessibilité des locaux grâce au travail de collaboration avec les collectivités locales, une des conseillères régionales de la région de Bourgogne-Franche-Comté avait utilisé plus tôt l’expression effrayante de « mur d’investissement colossal » face à cette nécessité, soulignant que dans cette région seuls 9 lycées publics sur 128 avaient réussi à rendre leurs locaux totalement accessibles !…  En revanche, les 47 collèges publics dans ce même département semblent aux normes. Mais que dire de tous les établissements scolaires des autres régions ?

    De son côté, Édouard Geffray a particulièrement mis en avant sa volonté de trouver une solution individuelle à chaque élève en situation de handicap, quel que soit son handicap, en cherchant à tout mettre en œuvre pour intervenir au plus tôt auprès de l’élève et de ses parents. Il semblerait malgré tout, si l’on écoute les parents et les associations, que nous soyons loin du compte et qu’il reste encore de nombreux enfants déscolarisés ou scolarisés partiellement faute d’aide humaine. Le ministre a cité le chiffre de 35 000… enfants sans solution, les associations sont encore plus pessimistes et vont jusqu’à 50 000.

    Même si le SNCL est particulièrement touché par le sort réservé à ces élèves, il faudrait penser également aux enseignants et aux personnels d’une façon générale dont ce type de mission est totalement hors de leur fonction et bien loin de leur cœur de métier. Ils se trouvent souvent désarmés face à ces élèves pour lesquels des solutions adaptées et individuelles doivent être trouvées sans en rajouter sur le travail déjà intense que les enseignants et les AESH doivent mener.

    Bien entendu, le ministre se réjouit d’être désormais capable d’accompagner les élèves en situation de handicap de la maternelle au lycée et dans tous les cas de leur donner la possibilité d’aller le plus loin possible. Mais encore une fois, rares sont les enseignants actuels à avoir reçu une formation suffisante pour leur permettre de faire face aux difficultés liées aux différents handicaps de ces jeunes.

    Le ministre toutefois a promis d’inscrire des modules de formations concernant les enfants en situation de handicap et les EBEP dans la formation initiale des nouveaux enseignants à venir : ce qui serait un glissement majeur de la définition du métier de professeur.

    Même s’il a insisté sur la nécessité de faire équipe avec le personnel médico-social afin de favoriser l’épanouissement de chacun, en mettant en place progressivement les PAS et les LPI, ne semble-t-il pas que l’institution oublie les enseignants qui en toute bonne foi n’arrivent plus à trouver le temps nécessaire pour ce travail supplémentaire alors qu’ils sont déjà submergés par les réunions en nombre exponentiel auxquelles ils sont obligés d’assister ?

    Édouard Geffray a également insisté sur l’importance qu’il accordait à l’extension des PAS, voués à remplacer les PIAL, nouvelle solution déjà adoptée dans quatre départements dont la Côte-d’Or. Les PAS ont été présentés comme une réponse adaptée autant auprès des élèves que des parents et des enseignants afin d’éviter qu’un élève à besoins éducatifs particuliers ne se retrouve sans solution immédiate.

    La Bourgogne a été citée comme « région pilote » avec 17 PAS en Côte d’Or et 8 dans la Nièvre, ce qui explique le déplacement du ministre à Dijon. Comme l’ont souligné le ministre puis les autres intervenants, les PAS progressivement mis en place associent l’Education Nationale certes, mais également l’ARS, (Agence Régionale de Santé), les collectivités territoriales, les professionnels de la santé et du secteur médico-social et enfin les familles.

    Les intervenants ont insisté sur les avantages que le PAS pouvait apporter à chacun, sachant que les sollicitations peuvent émaner de parents, des enseignants, des autres membres de l’équipe et offrir une réponse rapide et adaptée à un enfant à besoin éducatif particulier, en situation de handicap ou non. N’oublions pas que les HPI de plus en plus détectés dès leur plus jeune âge ne trouvaient dans l’école aucune réponse à leurs problèmes pourtant nombreux. On ne peut que féliciter l’institution pour ne pas les avoir oubliés pour une fois et pour tenter de répondre au désarroi des parents et des enfants HPI.

    Bien sûr, rien ne peut se faire sans l’aide des AESH sur lesquels les discussions se sont longuement attardées, considérés désormais comme second métier de l’Éducation nationale. Pas toujours faciles à recruter, en particulier en raison de leur statut précaire et de leurs revenus extrêmement faibles, ces personnels sont indispensables à l’inclusion et pourtant le Sénat a récemment refusé de les titulariser. Actuellement au nombre de 144 000, ils ne représentent que 90 500 équivalents temps plein, sachant que le temps partiel leur est imposé dans quasiment tous les cas.

    Enfin la réunion s’est achevée avec la présentation du LPI, (Livret de Parcours Inclusif), nouvelle plateforme qui se met en place progressivement pour permettre une interface entre les différents acteurs de l’inclusion que ce soit l’élève, le parent, l’enseignant, l’AESH, la direction, le référent handicap, le personnel médical. Elle regroupe tous les aménagements dont l’élève a besoin, dans le cadre de son PAI, PPRE, PAP, etc … remplaçant en cela le GEVASCO et les différents supports papiers.

    Même si ce document a pour but de fluidifier le transfert de données, il va encore augmenter la charge de travail du professeur principal ainsi que celle des autres enseignants de l’équipe pédagogique.

    Après quoi, plusieurs témoins se sont présentés pour donner des exemples précis des différentes situations auxquelles ils avaient été confrontés et des solutions qui leur avaient paru adéquates.

    Nous pouvons conclure que le ministre a prouvé qu’il était conscient des difficultés liées au déploiement de l’école inclusive et qu’il était prêt à faire tout son possible, mais sans jamais évoquer la charge de travail supplémentaire et non rémunérée que l’école inclusive impose à tous ses membres, dont les enseignants.

  • Être malade dans les DOM : double peine et discrimination inacceptable, assumée par le gouvernement !

    Le SNCL en manifestation, ici en Guadeloupe. Une foule de manifestants défile derrière une banderole du SNCL.

    Riposte des syndicats dans les DROM !

    Le SNCL a déjà eu l’occasion de vous informer de la situation des fonctionnaires dans les DROM* face au décret n°2024-641 du 27 juin 2024 (applicable aux fonctionnaires de l’État depuis le 1er septembre 2024), en dénonçant le traitement inéquitable de ces derniers par rapport à leurs collègues de l’hexagone.

    Pour rappel, le gouvernement a insidieusement accouché de l’inconcevable. LA CIBLE ? Les fonctionnaires dans les DROM, qu’ils soient titulaires, stagiaires ou agents contractuels, concernant les modalités d’indemnisation en cas de congés de longue maladie et de grave maladie (CLM et CGM).

    Le SNCL s’insurge contre ces modalités d’indemnisation et s’indigne d’un tel traitement !

    QUID DE CES MESURES SCÉLÉRATES ?

    Dès le 1er mars 2025, il ne vous a pas échappé que le personnel en congé de maladie ordinaire (CMO) a vu ses droits changés. Désormais, il perçoit :

    • 90 % du traitement pendant les 3 premiers mois, 50 % les 9 mois suivants.

    • Majoration de vie chère et primes alignées sur le traitement (90 % les 3 premiers mois puis 50 % les autres mois).

    À partir du 1er septembre 2024, tout personnel placé en CLM et CGM devrait quant à lui percevoir :

    • Traitement indiciaire : 100 % la 1ère année, puis 60 % les 2 années suivantes. ‌

    • Indemnité vie chère : 33 % la 1ère année, 60 % les 2 années suivantes.

    C’est précisément sur ce dernier point qu’apparait à nos yeux la difficulté et l’injustice : un fonctionnaire affecté dans un DOM perçoit une majoration de traitement de 40 % en raison des conditions économiques de son lieu d’exercice. Or, cette majoration de traitement est réduite à 33 % dès lors qu’il tombe en CLM ou CGM !

    C’est une HONTE ! Quand on sait que les personnels en CLM et CGM sont en difficulté, car touchés physiquement et moralement par la maladie et se voient désormais attaqués financièrement avec ces mesures ; et pourtant ni loyer, crédits, frais médicaux ne sont minorés pendant cette période !

    Une discrimination inacceptable, mais assumée par le gouvernement !

    Interrogé par notre Bureau national, le ministère de l’Éducation s’abrite derrière une subtilité qui consiste à assimiler la majoration de traitement à une « prime » qui, elle, est conditionnée à l’exercice.

    Non satisfait de ces éléments, le SNCL a demandé et obtenu audience auprès de la DGRH afin de faire valoir ses arguments. L’administration a maintenu sa lecture juridique et fait comprendre que seule une action contentieuse de notre part pourrait la faire changer de position.

    Le SNCL dénonce la lecture actuelle de la DGRH pour au moins une raison simple :

    La majoration de traitement est attribuée à tout fonctionnaire originaire qui bénéficie de congés bonifiés dans les DOM et est retirée au fonctionnaire qui part en vacances en métropole ! Cette majoration est donc bien conditionnée à la présence sur le territoire et non au simple fait d’être en exercice sur ce territoire !

    La DGAFP a donc choisi de frapper lourdement les DROM en pénalisant les agents publics d’Outre-mer malades.  Les collègues en CLM et CGM se voient réclamer de façon rétroactive des trop perçus avec des sommes atteignant plusieurs milliers d’euros !

    Face à cette énième attaque déguisée sur la majoration vie chère, le SNCL exhorte le gouvernement à abolir ce texte qui piétine nos acquis et instaure une iniquité sur le territoire national.

    L’heure de la riposte a sonné, une intersyndicale inter DOM à laquelle le SNCL participe s’est constituée et a décidé de lancer un appel à la grève avec une journée de mobilisation le 3 février 2026 dans l’ensemble des territoires d’outremer.

    Le SNCL appelle tous les personnels de l’éducation à la plus grande vigilance et prépare dès à présent un recours en justice.

    Mobilisons-nous dans tous les DROM pour rétablir nos acquis !

    Réclamons et exigeons l’abolition de ce texte inique qui fragilise encore plus les collègues !

    *DROM : départements et régions d’outre-mer

  • Mouvement 2026 : résultats de l’inter, début de l’intra

    Cette opération de gestion revêt une importance cruciale tout particulièrement pour les stagiaires : elle fixera leurs conditions de travail ainsi que leur cadre de vie pour l’ensemble de la future année scolaire.

    1. Phase inter-académique

    Les résultats du mouvement seront annoncés le mercredi 11 mars aux participants sur I-prof et pour ceux ayant renseigné un téléphone portable par SMS.

    En privilégiant les postes spécifiques et à profil, l’administration ouvre la voie à des décisions arbitraires. Le SNCL s’oppose à cette tendance qui va à l’encontre du principe de transparence.

    Si vous n’êtes pas satisfait de votre résultat de mutation, contactez-nous.

    En effet, les participants peuvent déposer un recours individuel dans un délai de 2 mois suivant le résultat, soit au plus tard le 11 mai 2026.

    1. Phase intra-académique

    Pour la phase intra-académique, le calendrier des demandes sur I-prof SIAM est fixé par chaque recteur d’académie. Toutefois le ministère préconise une ouverture des serveurs à partir du 16 mars (mais la date effective est définie par chaque rectorat).

    N’oubliez pas que l’essentiel du mouvement se fait sur des postes libérés en cours de mouvement. N’hésitez pas à demander un poste qui vous intéresse, même s’il n’apparaît pas vacant sur les documents académiques.

    Les demandes se feront exclusivement par le portail internet i-Prof.


    Il est absolument indispensable de prendre contact avec le responsable SNCL de l’académie qui vous conseillera dans l’organisation de vos vœux. En effet, il n’y aura plus de vérification des barèmes par les représentants du personnel. Ce n’est plus une compétence de la CAPA.
    La moindre erreur de calcul de l’administration, ou un oubli de pièces justificatives de votre part, peut faire varier considérablement votre barème et mettre en péril votre projet de mutation.
    Une question ? contactez-nous sur le numéro dédié : 06 77 15 51 77

    Qui participe ?

    • Tous les collègues nommés dans une académie à la suite de la phase inter du mouvement (sauf sur poste spécifique national) devront obligatoirement recevoir une affectation dans cette académie et donc formuler une demande.
    • Les collègues dont le poste est supprimé à la rentrée 2026 (mesure de carte scolaire) doivent obligatoirement participer au mouvement intra (avec 1 500 points de priorité sur les vœux : ancien établissement, commune de cet établissement, département de cet établissement et académie).
    • Les stagiaires déjà titulaires d’un autre corps de personnels enseignants, d’éducation ou d’orientation, qui n’ont pu être maintenus sur leur poste, participent aussi, obligatoirement, au mouvement de l’académie (avec une priorité de 1 000 points sur le vœu département d’affectation précédent, priorité éventuellement étendue au vœu « tout poste » dans l’académie).
    • Les personnels gérés hors académie (détachement, affectation en C.O.M. ou en Andorre, en École Européenne) ou mis à disposition qui ont fait connaître leur intention de réintégrer leur ancienne académie, dès la phase inter-académique du mouvement, participent à la phase intra avec une priorité de 1 000 points sur le vœu département d’affectation précédent, éventuellement étendue au vœu « tout poste » dans l’académie.

    Tous les collègues cités ci-dessus recevront obligatoirement une nouvelle affectation, y compris en extension s’ils n’obtiennent pas l’un des vœux (jusqu’à 20 voire 25 ou 30 selon les académies) qu’ils auront formulés. Afin d’éviter cette procédure, il faut utiliser au maximum les possibilités de vœux.

    • Tous les titulaires de l’académie (y compris les ex-stagiaires maintenus sur leur poste) qui souhaitent changer d’affectation participent au mouvement intra. S’ils n’obtiennent pas satisfaction, ils conservent leur poste actuel.

    Les collègues qui étaient en disponibilité ou en congé avec perte de poste, en réadaptation… gérés par l’académie et qui souhaitent y retrouver un poste doivent, pour l’obtenir, participer au mouvement intra.

    Vous avez une question ou souhaitez-vous faire accompagner par le SNCL ? Contactez-nous sur le numéro dédié : 06 77 15 51 77

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  • Agression dans le Var : quelques nouvelles encourageantes de la collègue attaquée 

    L’émotion reste immense après l’agression d’une professeure d’arts plastiques, poignardée par un élève de 14 ans dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var), le 3 février dernier. Les dernières informations communiquées par le procureur de la République de Toulon indiquent que notre collègue a repris connaissance et a pu quitter le service de soins intensifs. Très fatiguée, elle demeure hospitalisée sous surveillance, son pronostic vital n’étant toujours pas levé malgré une évolution médicale jugée « positive ». Celle-ci a dû subir de lourdes interventions chirurgicales après avoir été poignardée à plusieurs reprises dans sa classe.

    L’auteur présumé, élève de 3ᵉ, a reconnu les faits et a été mis en examen puis placé en détention provisoire. Il a déclaré avoir agi par « vengeance » après plusieurs incidents disciplinaires relevés par l’enseignante et par crainte d’une exclusion.

    L’équipe locale demeure profondément choquée. Une cellule psychologique a été mise en place dans l’établissement afin d’accompagner élèves et personnels confrontés à la violence de la scène et à ses conséquences traumatiques. Témoignages d’élèves, inquiétude des familles, sidération des professeurs : chacun tente désormais de mettre des mots sur l’incompréhensible.

    Le secrétariat général ainsi que le bureau académique de la section de Nice du SNCL expriment leur plus profonde compassion envers leur collègue agressée cette semaine et lui adressent tous leurs vœux de bon rétablissement. Le SNCL tient également à exprimer sa solidarité avec l’ensemble du personnel du collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer.

    Au-delà de l’émotion légitime, nous devons nous interroger collectivement sur la déconsidération croissante de notre métier. Dans un climat de violence sociale, économique et politique, le malaise des enseignants est trop souvent ignoré, alors même que ceux-ci demeurent les derniers piliers de l’École humaniste et républicaine. Les professeurs deviennent le réceptacle de la violence banalisée et ordinaire qui monte au sein des familles et d’une partie de la jeunesse, livrée à elle-même.

    Les conséquences dramatiques de cette situation, ce sont aussi les personnels qui les vivent au quotidien : tensions accrues, sentiment d’abandon, fragilisation de l’autorité pédagogique, insuffisance des moyens de prévention et d’accompagnement.

    Une alerte de plus pour l’École

    Nous savons malheureusement que ce drame n’est pas un fait isolé ; c’est un signal supplémentaire de la dégradation des conditions d’exercice du métier de professeur. L’École ne peut continuer à fonctionner dans l’urgence et la gestion de crise permanente.

    Le SNCL appelle à :

    • une prise de conscience nationale sur la sécurité des personnels ;
    • un renforcement des dispositifs de prévention et de suivi des élèves en grande difficulté ;
    • des moyens humains et médicaux suffisants pour accompagner les équipes ;
    • des moyens horaires, matériels et humains suffisants pour offrir des solutions concrètes aux conseils de discipline et donner tout leur poids aux sanctions prononcées, y compris les décisions d’exclusion qui doivent conduire à une réelle prise en charge alternative et efficace des élèves sanctionnés ;
    • une revalorisation réelle de l’autorité du professeur et de son métier.

    La protection des personnels n’est pas une option : elle est une condition indispensable au bon fonctionnement du service public d’éducation. Le SNCL restera mobilisé aux côtés des équipes pour que ce drame ne soit ni oublié ni banalement classé parmi les faits divers. Notre Éducation nationale mérite bien mieux.

  • Concours 2026 : une hausse des inscriptions très relative

    Une très grande salle de classe ou d'étude, vide.

    Bien que le ministère affiche une progression globale des inscriptions de 46,3 % par rapport à 2025, le SNCL rappelle que l’exercice 2026 est marqué par l’organisation exceptionnelle d’une double session (concours à Bac+3 et Bac+5). Cette augmentation apparente s’explique par le fait que de nombreux candidats en master s’inscrivent simultanément aux deux concours. In fine, chaque lauréat ne pourra occuper qu’un unique poste, ce qui relativise fortement l’impact réel de ces chiffres sur le recrutement.

    La communication du ministère sur les inscriptions pourrait perdre tout son crédit si de nombreux postes restaient vacants.

    La ventilation intégrale des postes aux différents concours de professeurs, CPE et PsyEN est à retrouver ici.

    Vous retrouverez ci-dessous la répartition des postes ouverts aux concours externes du CRPE et du CAPES :

    Concours de recrutement de professeurs des écoles

    Concours externes (dont concours externes spéciaux)

    Académies2025 – Rappel postes2026 – Prévision postes BAC+52026 – Prévision postes BAC+32026 – Total prévision postes
    Aix-Marseille421363239602
    Amiens267244152396
    Besançon15914391234
    Bordeaux337322214536
    Clermont-Ferrand1029758155
    Corse20142034
    Créteil8695705571 127
    Dijon182164104268
    Grenoble435410247657
    Guadeloupe26222042
    Guyane11075109184
    Lille448305255560
    Limoges70593392
    Lyon362293172465
    Martinique19132033
    Mayotte1150125125
    Montpellier274227158385
    Nancy-Metz316286180466
    Nantes237232135367
    Nice320286191477
    Normandie420402240642
    Orléans-Tours345327202529
    Paris236204134338
    Poitiers13611477191
    Reims13611577192
    Rennes13712694220
    Reunion1208269151
    Strasbourg190189131320
    Toulouse333283191474
    Versailles9606186961 314
    Polynésie Française1515924

    Concours de recrutement de professeurs certifiés de l’enseignement secondaire (Capes)

    Concours externes bac + 5 et bac + 3 du Capes

    Sections et options2025 – Rappel postes2026 – Prévision postes BAC+52026 – Prévision postes BAC+32026 – Total prévision postes
    Arts plastiques1009886184
    Documentation127120110230
    Éducation musicale et chant choral957575150
    Histoire et géographie6456104901 100
    Langue corse222
    Langue des signes française222
    Langues régionales : basque 233
    Langues régionales : breton333
    Langues régionales : catalan111
    Langues régionales : créole444
    Langues régionales : occitan-langue d’oc333
    Langues vivantes étrangères :  allemand1016553118
    Langues vivantes étrangères : anglais7707105951 305
    Langues vivantes étrangères : arabe577
    Langues vivantes étrangères : espagnol273255230485
    Langues vivantes étrangères : italien182222
    Lettres : lettres classiques60404080
    Lettres : lettres modernes6695855851 170
    Mathématiques9907307001 430
    Numérique et sciences informatiques55454085
    Philosophie14511580195
    Physique chimie376275275550
    Sciences de la vie et de la Terre320310225535
    Sciences économiques et sociales11510065165
  • DHG 2026 en collège : conseils et décryptage

    Les DHG sont arrivées et se négocient en ce moment dans les collèges. Etant donné qu’elles ont été communiquées cette année avec du retard, leur mise en débat risque d’être bousculée et il faut être particulièrement vigilants dans l’examen de leur répartition.

    Le SNCL vous propose un rappel concis des textes réglementaires qui encadrent la DHG, et vous fournit des conseils importants et pourtant peu connus pour bien mener les négociations en Conseil pédagogique et au Conseil d’administration.

    L’arrêté du 19 mai 2015 modifié est la base de la discussion sur la DHG.

    Cet arrêté distingue 4 catégories d’enseignements et de soutien :

    1. les enseignements obligatoires dont le volume horaire est réglé par un tableau impératif ;
    1. les enseignements complémentaires dont les formes sont l’accompagnement aux devoirs obligatoires en sixième et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) ;
    1. les enseignements facultatifs (chant choral ; LCA ; 2e LV en 6e ; LC européenne ; LC régionale)
    1. le soutien supplémentaire obligatoire dans la limite de deux heures hebdomadaires (compris dans le tableau de volume horaire impératif) pour les élèves dont les besoins ont été identifiés conformément aux dispositions des articles D. 311-12 et D. 332-6 du Code de l’éducation.

    Ces enseignements et soutien sont assurés aux élèves par le biais de 3 types de dotations différentes :

    1. la dotation horaire pour les enseignements obligatoires ;
    1. une dotation supplémentaire de 3 heures hebdomadaires par division pour le travail en co-intervention et en effectif réduit censée répondre aux catégories 2 et 4 susmentionnées qui peut être utilisée aussi pour les enseignements facultatifs ; c’est sur cette dotation que s’impute l’heure d’accompagnement aux devoirs obligatoire en 6e ;
    1. une dotation horaire spécifique pour les enseignements facultatifs.

    ***

    • L’organisation en groupes de besoin des enseignements de français et de mathématiques en classes de 6e et de 5e sur au moins 26 semaines dans l’année est toujours d’actualité dans l’arrêté, même s’il est devenu optionnel dans le discours du ministre. Une organisation en groupes suppose au moins un groupe à effectif réduit par niveau. Cette organisation implique que d’autres groupes soient plus chargés que l’effectif classe de base. Le français et les mathématiques étant des enseignements obligatoires, ils ne bénéficient pas des deux dernières dotations. Ainsi l’enseignement par groupes inférieurs ou supérieurs à l’effectif classe dans les enseignements obligatoires ne peut-il s’effectuer qu’à moyens constants et plancher. Cela implique que le nombre de groupes ne soit pas supérieur au nombre de classes…
    • Le soutien supplémentaire, détaillé dans l’ensemble des articles D311-12, D 332-6, D 332-5, D 311-3-1, D311-13, D 332-4, D 311-7 du Code de l’Éducation emporte un formalisme des besoins d’élèves par la voie du PPRE, du PAP ou encore des « aménagements appropriés » pour les élèves intellectuellement précoces. Ce soutien est exercé « au sein de la classe », il est fondé sur des « pratiques pédagogiques diversifiées et différenciées » ; les enseignements sont assurés par des professeurs qui n’appartiennent pas forcément à l’équipe pédagogique ou même encore par d’autres professionnels qualifiés. Ce soutien est renforcé pour les élèves de 4e et de 3e en vue de la préparation du diplôme national du brevet.

    Ne nous leurrons pas sur la prétendue concomitance de « pratiques pédagogiques différenciées » « au sein de la classe ». Le professeur ne peut proposer deux pratiques pédagogiques différentes au même moment, c’est mieux de le rappeler ou de le concevoir enfin.

    La nécessité d’une action de soutien « au sein de la classe » suppose que les élèves à besoins éducatifs particuliers pour la maîtrise de savoirs fondamentaux soient soutenus dans des groupes constitués à l’intérieur de la classe d’affectation et non à l’extérieur. Cela conforte l’idée d’une vie à des rythmes différents à l’intérieur de la classe, ce que semble confirmer la notion ancienne et tenace d’une « vie de classe ». Mais cela contredit complètement en fait le principe d’éclatement des classes initialement prévu pour l’enseignement du français et des mathématiques en 6e et en 5e

    • En ce qui concerne le tableau impératif des enseignements obligatoires, rappelons que le soutien supplémentaire à la maîtrise des connaissances du socle dans la limite de deux heures par semaine en fait partie.

    Rappelons en outre que 12 heures annuelles d’accompagnement à l’orientation en classe de quatrième et 36 heures annuelles en classe de troisième s’ajoutent à ces heures, de même qu’un enseignement dédié à l’engagement et à la participation des élèves aux projets d’éducation à la citoyenneté, aux médias et à l’information, dans la limite de 18 heures annuelles pour chacun des niveaux du cycle 4 du collège (5e, 4e, 3e).

    Si l’on fait le compte, ce sont bien au-delà des 3 heures par division qui sont nécessaires, à moins de tenter de faire croire comme certains DASEN s’y essaient que toutes les heures qui s’ajoutent en bas du tableau impératif des enseignements obligatoires doivent être assurées par… le professeur principal.

    • En ce qui concerne la dotation spécifique pour les enseignements facultatifs, certains DASEN prétendent aussi ne pas savoir de quoi il est question… L’article 7 de l’arrêté du 19 mai 2015 modifié est pourtant assez clair : « Le cas échéant, une dotation horaire spécifique peut être attribuée à cette fin. » Autrement dit, à chaque fois que le cas advient, c’est-à-dire lorsqu’une option est proposée, une dotation peut être attribuée. Dans tous les cas, elle doit être attribuée si le Conseil d’administration la demande, c’est ce qu’on appelle le droit subjectif.
    • En ce qui concerne la finalité des enseignements complémentaires appelés EPI, ceux-ci sont censés contribuer à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d’éducation artistique et culturelle, du parcours éducatif de santé ainsi que du parcours Avenir.

    Ceci sans aucune heure en 6e puisqu’une heure est prise pour l’accompagnement aux devoirs et deux autres pour le soutien supplémentaire, ceci sans guère plus de moyens en cycle 4 puisqu’au moins deux heures seront prises pour le soutien supplémentaire, et que d’autres seront nécessaires pour l’orientation, l’éducation aux médias, etc. Le choix politique qui a été fait par le ministère ces dernières années de rétribuer ses enseignants formés en secourisme comme des vacataires externes a parfois fait chuter cet enseignement localement de 100 % des élèves formés en 3e à… 0 % ! Et il faut ajouter désormais la disparition de l’attribution de la part collective du Pass culture en fonction du nombre d’élèves par niveau.

    Comment résister à cette lame de fond dévastatrice ?

    Nous suggérons quelques conseils.

    Tout d’abord, établir le bilan chiffré des classes concernées par des PPRE ou des élèves ne maîtrisant pas les attendus du socle sans PPRE formalisé, celui des classes concernées par les PAP, celui des classes de 3e dont un certain nombre d’élèves échoue à avoir une moyenne de 12/20 aux épreuves écrites du brevet.

    Ensuite, démontrer à l’aide de ces chiffres le nombre total de classes concernées par des élèves à besoins « identifiés » qui doivent bénéficier du soutien supplémentaire « dans la limite de deux heures » hebdomadaires.

    Puis demander 18/36e d’heures d’enseignement dédié à l’engagement et à la participation citoyenne pour chaque classe du cycle 4.

    Et…

    • 1 heure d’accompagnement à l’orientation pour chaque classe de 3e,
    • 12/36e d’accompagnement à l’orientation pour chaque classe de 4e,
    • S’il y a des options, demander la dotation spécifique pour l’horaire maximal.

    En cas d’impossibilité d’assurer certains enseignements obligatoires, dont le soutien aux élèves en difficulté, ou facultatifs correspondant aux vœux du CA et à l’avis du Conseil pédagogique, rédiger une motion justifiant un éventuel vote de refus par l’irrégularité réglementaire des dotations ou de l’absence de certaines.

  • Enterrement de première classe pour les groupes de besoin

    En 2024, notre ministre actuel, ex-DGESCO sous l’égide de Gabriel Attal, avait concrétisé l’idée de ce dernier et mis en place la réforme des groupes de niveau devenus en peu de temps par un doux euphémisme les groupes de besoin… Quelle différence ? Aucune !

    Petit retour sur les groupes de niveau/besoin, mesure phare du « choc des savoirs »

    Cette organisation qui devait s’appliquer pour les classes de sixième et de cinquième pour les enseignements de français et de mathématiques à la rentrée 2024 (avec une extension prévue en quatrième et troisième à la rentrée 2026) a fait couler beaucoup d’encre : elle a surtout rendu les emplois du temps des enseignants encore plus insupportables si faire se peut, non seulement en français et en mathématiques mais par effet-ricochet dans toutes les matières.

    Les conditions de travail des collègues qui étaient déjà très difficiles sont devenues catastrophiques. De nombreux collègues nous ont contactés dès le début de cette nouvelle organisation pour dénoncer des emplois du temps invivables – cours, « trous », cours – etc, cinq jours et 8 ou 9 demi-journées quasiment systématiques de présence au collège, sans oublier les réunions à n’en plus finir, qui plus est placées à des moments qui interdisent toute pause dans la journée, ou s’ajoutent le soir après les cours : 17 h 30 -18 h 30, ce qui entraîne entre autres des problèmes pour les gardes d’enfants, et impactent leur vie familiale.

    Nous assistons chez les enseignants à une explosion des effondrements physique et psychologique de type « burn-out ». De moins en moins de collègues arrivent à concilier vie professionnelle et vie personnelle et familiale.

    Et contrairement à ce qui avait été promis, les heures nécessaires à la création des groupes à petits effectifs, n’ont presque jamais été affectées aux établissements, confrontant les chefs d’établissements et les équipes à un choix cornélien : se soumettre en trouvant les heures « ailleurs » ou abandonner voire modifier la réforme.

    Face à l’absence de moyens supplémentaires pour créer par exemple le système 4 classes/ 5 groupes, les chefs d’établissements se sont donc retrouvés dans l’obligation de rogner sur les 3 heures/classe et donc supprimer ou diminuer certaines options telles que les langues et cultures de l’Antiquité, la chorale, le théâtre…

    Certains principaux toutefois n’avaient pas réussi à appliquer cette réforme dans son intégralité. D’autres se sont arrangés avec le principe des groupes tels qu’ils étaient prévus, se heurtant à des problèmes matériels (disponibilités des salles de classe par exemple). Ils étaient d’ailleurs très nombreux puisque les différentes enquêtes menées sur le terrain avaient révélé que seulement 20 à 25 % des collèges avait respecté cette réforme.

    Un rapport de l’Inspection générale dénonçait également que loin de réduire les difficultés scolaires, les groupes de besoin risquaient de creuser les inégalités entre élèves. Il aurait au moins fallu que des études sérieuses soient menées en amont et que ces groupes soient beaucoup plus souples.

    Le SNCL avait dès le début déclaré que cette réforme n’avait aucune chance d’aboutir si des moyens importants financiers et humains n’étaient pas injectés dans tous les collèges. Nous sommes restés bien loin de cela avec des DHG en baisse constante et dans la plupart des établissements l’impossibilité de couvrir déjà les horaires planchers dans toutes les matières.

    Le SNCL dénonce depuis longtemps, le manque criant d’enseignants dû à la crise du recrutement et à l’image très négative de la profession ainsi qu’aux problèmes financiers pour maintenir les contrats des contractuels. Même eux subissent souvent un non renouvellement de ces mêmes contrats nous entraînant vers une catastrophe annoncée dans la plupart des collèges. N’oublions pas que dans quasiment tous les collèges, un enseignant sur dix est un contractuel.

    À bon entendeur…

    Et maintenant ?

    Suite à ces résultats calamiteux, le ministre s’est enfin décidé mi-janvier 2026 à revenir sur cette décision et à amender cette réforme avec l’idée de rendre facultative cette organisation pédagogique et en rétablissant l’organisation traditionnelle par classe en sixième, cinquième en français et en mathématiques.

    Que d’énergie et de temps perdus pour en revenir à l’état antérieur du système !

    Nous ne pouvons que constater que dans l’article 1 du projet de décret le verbe « doivent », injonctif, a été remplacé par « peut », reconnaissant ainsi un aveu d’échec. Simple question de sémantique ou problème de fond plus important ?

    Au passage, la Cour des comptes elle-même avait émis une critique acerbe face à cette réforme des groupes de niveau/besoin, et la plupart des parents d’élèves s’y étaient également opposés.

    Et maintenant, quelle nouvelle idée ?

    D’après ses dernières déclarations, le ministre aurait décidé d’une autre organisation pour les collèges. Même s’il n’exclut pas la possibilité de faire appel à une organisation pédagogique « diversifiée », -l’expression « donner lieu à des organisations pédagogiques diversifiées notamment pour tout ou partie de l’horaire, à des groupes à effectifs réduits et/ou constitués en fonction des besoins des élèves identifiés par les professeurs » laisse à penser que l’idée n’a pas totalement quitté l’esprit de nos dirigeants, il évoque la possibilité éventuelle d’une heure supplémentaire pour certains élèves en difficulté afin de leur permettre un soutien ou un approfondissement en français ou en mathématiques.

    Il semblerait bien que le ministre ait abandonné la mesure-phare du choc des savoirs, vidant celui-ci de sa substance, et qu’il réfléchisse à une autre organisation des enseignements en collège en expérimentant d’abord dans ceux parmi les plus en difficulté. La réforme des « 800 collèges » est à venir !

  • La complémentaire santé obligatoire et la prévoyance : quelles nouveautés ?

    Où en sommes-nous ?

    Les personnels des zones A et B sont supposés avoir reçu dans leur boite professionnelle un lien pour effectuer leur « parcours d’affiliation », une procédure visant à préparer la transition vers le nouveau système de complémentaire santé obligatoire. Les liens de la zone C, de la Corse et des académies outre-mer sont en cours de distribution. C’est ce même lien qu’il faudra utiliser si vous êtes dans un cas de dispense.

    Si vous ne recevez pas votre lien d’affiliation dans la période annoncée, il se peut que vous fassiez partie des vagues complémentaires d’envois organisées dans les cas suivants :

    – personnels de direction et d’inspection, AED, personnels des GRETA, nouveaux sur un poste, congé parental, congé de proche aidant, congé de présence parentale, congé de solidarité familiale, congé de formation professionnelle, bénéficiaire de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité, personnels en disponibilité pour élever un enfant de moins de 12 ans.

    Dans tous ces cas, votre lien d’affiliation devrait vous être transmis en février.

    – En dehors de ces situations, si vous n’avez toujours pas reçu de lien, vous pouvez contacter dès à présent un conseiller MGEN via la ligne téléphonique dédiée au 09 72 72 16 17. Si vous souhaitez obtenir une dispense d’affiliation, il est à noter que l’attestation sur l’honneur, dûment complétée et signée, est le seul document accepté pour l’obtenir.

    Combien ça coûte ?

    Le tableau ci-dessous présente les futurs tarifs de la complémentaire santé pour 4 exemples de situation de carrière :

     prof des écoles stag éch 1certifié cl norm éch 8PLP hors cl échelon 4agrégé cl exc éch 3 HEB3
    Traitement brut avec ISOE part fixe2157,00 €2979,10 €3756,90 €5223.89 €
    Socle (*)32,19 €38,46 €44,38 €45,66 €
    option 1 (**)+7,23 €+7,23 €+7,23 €+7,23 €
    option 2 (***)+30,33 €+30,33 €+30,33 €+30,33 €

    Le coût du socle est prélevé sur la feuille de paie. En revanche, l’éventuelle option est prélevée sur votre compte.

    (*) La participation employeur de 37,69 euros est déjà déduite des montants indiqués

    (**) pour l’option 1, une aide de 3 ,62 euros est accordée par l’État employeur (non déduite dans le tableau ci-dessus).

    (***) pour l’option 2, une aide de 5 euros est accordée (non déduite dans le tableau ci-dessus).

    Pour les ayants droit, le tarif est identique quel que soit le revenu. Le choix entre le socle, l’option 1 ou l’option 2 s’impose obligatoirement à toute la famille. Seule la couverture des deux premiers enfants est facturée.

     ConjointEnfant 1Enfant 2Enfant 3 (et suivants)
    Socle85,87 €35,13 €35,13 €0 €
    Option 193,10 €38,74 €36,94 €0 €
    Option 2116,2 €50,30 €42,71 €0 €

    Et les personnels pensionnés ?

    Les personnels pensionnés ont quant à eux finalement deux ans pour déterminer s’ils optent pour le contrat collectif ou s’ils décident de conserver le bénéfice de leur contrat individuel. Néanmoins, l’ensemble des autres informations que nous avons publiées dans notre précédent bulletin les concernant restent valides.

    Le volet prévoyance

    Bien que le volet prévoyance ne se déploiera que dans un second temps (constituant le second volet de la métamorphose de notre couverture), de nombreuses informations sont déjà connues : le SNCL met à votre disposition une fiche Mémento de synthèse sur la question, à retrouver en ligne sur notre site ou dans notre prochain bulletin national trimestriel.

  • Mouvement inter 2026 : Dernière ligne droite pour vérifier votre barème ! 

    Une main tient une boussole, devant un paysage côtier évoquant le voyage et l'aventure.

    Nous vous rappelons que les barèmes pour le mouvement inter 2026 sont actuellement consultables via l’outil SIAM sur I-Prof. Nous vous invitons à consacrer quelques instants à cette vérification pour vous assurer que l’ensemble de vos bonifications a bien été pris en compte. Une pièce manquante ou une erreur de l’administration peut diminuer vos chances d’obtenir votre vœu. En cas d’anomalie constatée sur votre fiche, n’attendez pas et prenez contact avec le SNCL pour faire un point et engager les démarches nécessaires le cas échéant.

    Contacter par mail : communication@sncl.fr

    Contacter par téléphone : 09 51 98 19 42