SNCL

Syndicat National des Collèges et des Lycées

  • Le président face aux recteurs

    Le président de la république s’est exprimé le 25 août dernier devant les recteurs : il maintient l’objectif d’une revalorisation inconditionnelle des enseignants (aux alentours de 10%), et continue de promettre davantage à ceux qui accepteront de réaliser des missions nouvelles, à travers un « nouveau pacte »…

    Le SNCL sera reçu au ministère le 1er septembre afin de se faire préciser les modalités exactes de toutes ces intentions affichées.

  • Revalorisation des salaires des professeurs : vérité ou illusion ?

    LE CONSTAT EST SANS APPEL : 

    Les études se succèdent et leurs résultats convergent depuis 12 ans : le pouvoir d’achat des professeurs français a reculé d’un tiers depuis les années 80. La hausse continue des prélèvements, l’inflation, l’allongement des carrières et des durées d’échelon et le gel du point d’indice cumulés ont provoqué ce véritable déclassement social. Le passage aux 39h hebdomadaire pour la société civile avec une cinquième semaine de congés payés en 1982, resté sans conséquence pour les enseignants, puis le passage aux 35h (là aussi sans que l’organisation des services enseignants n’aient été revus depuis 1950), ont également contribué au décrochage. Le résultat est connu de tous : les salaires moyens des professeurs français sont en-dessous de la moyenne des salaires constatés dans l’OCDE, et un jeune enseignant démarre désormais à 1,2 SMIC (là où il en touchait 2 en 1983). Même s’il n’explique pas tout, le montant du salaire joue inévitablement sur l’attractivité du métier, un métier dont la pénibilité s’est accrue au contraire dans la même période, alors qu’à l’inverse le niveau d’étude exigé à l’entrée a pour sa part augmenté. Bref, un grand écart désormais intenable et qui se traduit, à cette rentrée, par 8000 professeurs des écoles et 40 000 professeurs du second degré manquant à l’appel…

     

    LES PROMESSES ÉLECTORALES : 

    E. Macron s’était engagé (jusqu’à l’avant-veille du deuxième tour) à une revalorisation salariale en trois temps pour les professeurs, chacun étant présenté comme indépendant des autres : 

    – Le dégel du point d’indice.

    – Une revalorisation inconditionnelle de 10%

    – Une augmentation de salaire de 20% liée à l’acceptation de missions complémentaires.

     

    Le dégel du point d’indice est devenu effectif en juillet dernier, avec une hausse de +3,5%. Bien qu’honorable, cette hausse et d’ores et déjà inférieure à l’inflation constatée en France (6,1% au 1er août dernier). Il ne doit donc pas s’agir d’une mesure isolée, mais du début d’une reprise des révisions régulières, sans quoi les augmentations concédées par ailleurs seront en trompe-l’oeil, grignotées par l’inflation non compensée. 

    La revalorisation inconditionnelle de 10% : elle a été à nouveau présentée en ces termes fin août par E. Macron, lors de son discours aux recteurs. Volant la vedette à son ministre de l’Éducation nationale à quelques jours seulement de la rentrée scolaire, le Président a confirmé son niveau, en précisant que l’effort serait un peu plus porté sur les salaires de début de carrière, notamment en amenant la rémunération des nouveaux entrants dans le métier à 2000 euros nets. Cette déclaration pose néanmoins plusieurs problèmes : pour être comptée comme une revalorisation inconditionnelle, cette augmentation ne doit porter ni sur les heures supplémentaires (que les stagiaires n’ont d’ailleurs pas vocation à faire), ni sur les primes. Il n’est à ce jour pas précisé si ce montant concerne les stagiaires ou les titulaires 1ère année. De plus, il serait absurde de procéder à cette augmentation, sans revaloriser immédiatement au même niveau le salaire de tous les enseignants plus anciens qui ne sont pas déjà à ce niveau, c’est-à-dire tous les professeurs des écoles et professeurs certifiés en-dessous de l’échelon 8 de la classe normale. On voit bien qu’une telle mesure entrainera en cascade une révision de l’ensemble des grilles indiciaires avec un probable tassement aux charnières de la hors classe et de la classe exceptionnelle. Même si le montant de 10% est conséquent, le SNCL rappelle aussi qu’il ne couvrira qu’un tiers environ du salaire perdu par notre profession en quarante ans.

    20% d’augmentation et un  » nouveau pacte  » : reste enfin le troisième volet, qui n’est pas une revalorisation à proprement parler, mais une augmentation du salaire mécaniquement obtenue par une augmentation des tâches accomplies par les agents. Travailler plus pour gagner plus. D’abord affiché à hauteur de 20% du salaire actuel par E. Macron, ce point est finalement apparu moins clair dans les déclarations de fin août, et laisse penser qu’il s’agirait plutôt de 10% supplémentaires s’ajoutant aux premiers 10% inconditionnels. En mars dernier, ces missions nouvelles avaient été présentées comme facultatives, et liées à un possible nouveau type de concours de recrutement (donc un nouveau statut) : les nouveaux enseignants qui seraient recrutés par ce nouveau concours obtiendraient par ce statut à la fois de nouveaux devoirs et une grille de salaire plus avantageuse. Les anciens enseignants pourraient être à leur demande reclassés dans le nouveau statut.

    Passés quelques mois, cette hypothèse s’est éloignée des discussions ministérielles pour faire place à un autre scénario : un fonds d’innovation (au montant faramineux) piloté par le rectorat, avec de l’argent venant récompenser les enseignants engagés dans des missions innovantes inscrites au projet de leur établissement. Ces « super IMP » entérinaient le salaire à la carte en augmentant le pouvoir du chef d’établissement, en mesure de faire la pluie et le beau temps en matière de rémunération des professeurs…

    Finalement, c’est un rétropédalage qui est apparu dans les déclarations d’E. Macron la semaine dernière : le fonds d’innovation sera toujours là, mais doté « seulement » de 500 millions d’euros. En revanche, l’idée d’un « nouveau pacte » refait surface mais on ne parle plus exactement de nouveau concours : l’enjeu politique principal actuel étant le remplacement des professeurs, il y a fort à parier que l’engagement des collègues à remplacer les autres professeurs absents au pied levé fera partie des conditions. Quoi qu’il en soit, le SNCL insiste : nous ne parlons pas là de revalorisation, mais simplement du complément de salaire normal qui est dû à toute personne qui travaille davantage.

    Pour le SNCL, le compte n’y est pas : pour cette raison, nous serons reçus au ministère de l’Education nationale le 1er septembre prochain afin d’éclaircir les modalités et proposer notre propre point de vue. Nous vous tiendrons informés aussi vite que possible.

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  • Le SNCL vous offre son bulletin de rentrée !

     

    Au sommaire de ce numéro : 

    Collège : Futurs entrepreneurs, futurs financiers au collège

     Lycées : Baccalauréat : le coup de grâce

     Ecoles :  L’école en eaux troubles

     

    Carrière : 

    – Inscription aux concours : session 2023
    – Avancement d’échelon des agrégés
    – Intégration par liste d’aptitude dans le corps des agrégés
    – Hors classe des agrégés
    – Rendez-vous de carrière en 2022/2023
    – Obligations de service en CPGE : le Conseil d’État a tranché

     

     

    Informations catégorielles : 
    – Violences sexistes et sexuelles à l’université
    – Manque de personnel à l’université : les BIATSS manquent à l’appel
    – Personnels administratifs
    – AED : l’accès au CDI décrété le 9 août !
    – AESH : l’inéluctable revalorisation salariale …
    – Retraite des détachés directs : pas dans un fauteuil !

     

    FICHE REGLEMENTAIRE :
    Fiche nº8210 – Grilles de salaires au 1er juillet 2022
     
     

    INFORMATIONS FEDERALES : 

    Loi de programmation pour la recherche : un démarrage difficile
    Victoire au Conseil d’Etat
    Elections professionnelles 2022

     

     TRIBUNE LIBRE : 

    Petite révolution au coeur de Paris

     
  • AED : l’accès au CDI décrété le 9 août !

    Une victoire, mais pas si totale pour les AED : avec la sortie du décret n°2022-1140 qui précise certaines missions dans ce nouveau cadre de CDI, la rémunération de base des AED sur les six premières années reste bloquée officiellement à l’indice brut 347 (notamment selon le nouvel arrêté du 9 août 2022), alors même que l’indice brut (IB) minimum de la fonction publique est de 382 depuis le 1er mai 2022 (correspondant à l’indice majoré (IM) 352 qui apparaît sur la fiche de paye) ! Les ministres Pap Ndiaye, Bruno Le Maire, Stanislas Guerini, Gabriel Attal lisent-ils ce qu’ils signent ? Tout ce beau monde prévoit-il donc que l’indice minimum disparaîtra bientôt et que de vertigineuses pertes de salaire auront lieu… comme en Grèce récemment ? 

     Au bout de six ans chacun et chacune pourra prétendre à un indice brut 398 ! 

     

         Que dit le décret ? 

    Les missions

    La mission d’aide à l’utilisation des nouvelles technologies qui a permis de nombreuses dérives par le passé en dissimulant du travail très qualifié est maintenant formulée de manière plus spécifiquement pédagogique et devient : « accompagnement des élèves aux usages du numérique ». La participation à l’aide aux devoirs et aux leçons devient une « participation aux temps dédiés à la réalisation des devoirs », formulation qui pourrait être source d’amplitude des horaires de la journée de travail… Si certaines missions n’étaient réservées qu’aux titulaires d’un BAC +2, notamment celles de «l’appui aux personnels enseignants pour le soutien et l’accompagnement pédagogiques » et de « la participation aux actions de prévention et de sécurité conduites au sein de l’établissement », elles pourront désormais être exercées par tous les AED titulaires d’un baccalauréat ayant accédé au CDI. Cela peut bien entendu rendre le travail plus intéressant, mais il faudra rester vigilant sur les heures supplémentaires de préparation invisibles, car les AED en CDI n’ont plus droit aux autorisations d’absence donnant lieu à compensation de service ni à un crédit d’heures pour une formation universitaire ou professionnelle. Le SNCL -FAEN rappelle que toute heure supplémentaire en lien avec l’exercice d’une mission doit faire l’objet d’une déclaration et d’une rémunération de 13,11 €. 

    L’accès au CDI

    Les contrats peuvent désormais être conclus pour une durée maximale de trois ans, reconductible une fois. Tout AED concluant un contrat au-delà de six ans de service se voit octroyé un CDI ; pour le calcul de la durée d’exercice, tout temps partiel ou incomplet est assimilé à un temps complet. Pour ce qui est de la rémunération, l’ indice brut 398 indiqué en début d’article pour les AED en CDI est un minimum à compter de la neuvième année puisqu’un entretien professionnel a lieu au moins tous les 3 ans avec le chef d’établissement (ou le CPE par délégation) au cours duquel la rémunération  fait l’objet d’un réexamen !  

    Contrats de pré-professionnalisation

    Pour les AED en contrat de pré-professionnalisation, s’ils n’obtiennent pas 120 ECTS après deux années de contrat ou s’ils ne justifient pas d’une inscription dans le supérieur, ils pourront être licenciés du jour au lendemain sans droit à la prime de licenciement, ni à la consultation de la commission administrative paritaire. C’est ce qu’on appelle la « rupture de plein droit » !

    En conclusion

    Le SNCL – FAEN dénonce un faux-semblant d’avancée sociale avec le mirage d’un CDI qui certes permettra une certaine tranquillité d’esprit mais au bout de six ans de stagnation et de précarité salariales qui permettront tout juste de vivre. Le CDI évoque le métier, mais l’indice officiel maintenu en-dessous de l’indice minimum évoque  plutôt un sous-métier. On est loin, bien loin des   emplois de surveillants qui aidaient réellement les étudiants en leur fournissant un travail suffisamment bien rémunéré à mi-temps pour leur assurer le loyer, l’essence, les vivres, les livres et même parfois quelques petits voyages à l’étranger tout en leur garantissant suffisamment de temps dégagé pour étudier assez sereinement. La loi du marché est passée par là. On se réjouit d’un CDI quel qu’il soit, même avec plus de missions que le CDD initial, même s’il ne va plus rester aux étudiants que les contrats pas chers payés de pré-professionnalisation, ça réduira le chiffre du chômage et le budget du ministère…

     

  • AESH : l’inéluctable revalorisation salariale…

     

    Où s’arrêtera le mépris ?

    Le salaire des AESH est devenu un problème crucial du budget de l’éducation nationale : à la fois par son ampleur globale (avec près de 130 000 agents à rémunérer) et son niveau individuel terriblement bas, contribuant à la paupérisation de toute une catégorie de travailleurs de notre ministère.

    Actuellement, seulement 3 points d’indice majoré séparent un AESH en CDI dans sa 9e année d’exercice d’un AESH dans sa 1ère année de CDD ! Face à cette situation inacceptable, le SNCL-FAEN a été reçu en intersyndicale par les représentants du ministre qui se sont contentés de répondre qu’ils étaient en attente « d’arbitrages budgétaires, au niveau interministériel » et de dire que le ministère avait fait déjà beaucoup d’efforts pour les personnels AESH !

    Rappelons que les six premières années d’exercice sont rémunérées au SMIC mais que de nombreux personnels ne parviennent pas à obtenir un temps complet. La mise en œuvre des PIAL a aggravé la dégradation des conditions de travail, multipliant des démissions et des licenciements pour inaptitudes. L’annonce du recrutement de 4000 AESH ne sera pas à la hauteur des besoins à la fois pour remplacer les départs mais aussi satisfaire les besoins d’accompagnement des élèves à notification MDPH.

    Tous les syndicats présents à l’audience, dont le SNCL, ont insisté sur l’urgence d’augmenter les salaires, alors que des milliers d’AESH sont plongés dans une situation de grande pauvreté aggravée par l’inflation galopante. A ce titre, les organisations ont demandé la révision des décisions de non-renouvellement à l’initiative de l’administration. Le SNCL dénonce même des décisions prises au motif de l’état de santé des personnels !

    Voici les revendications de l’intersyndicale auxquelles il nous semble urgent de faire écho une fois encore en participant à l’action commune la plus large possible en direction du ministre à partir de la rentrée :

     • Augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute la carrière ;

     • Prendre en charge tous les déplacements et revaloriser les indemnités kilométriques ;

    • Garantir l’accès à des contrats à temps complet sur la base d’un accompagnement élève à 24H ;

     • Abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;

    • Créer un corps de fonctionnaires de catégorie B.

  • Référendum pour la liberté académique des tous les enseignants/chercheurs

    Au sommaire de ce dossier, à retrouver en pièce jointe et en ligne à cette adresse

    A] Notions et enjeux concernant la liberté académique

    B] L’arme pour la défense de la liberté académique et contre ceux qui portent ou veulent y porter atteinte, est juridique.

    C] Les deux fondements de l’indépendance dans l’exercice des fonctions d’enseignement et de recherche de l’ESR public dans notre droit national.

    D] C’est, contrairement au Conseil d’État et à Olivier BEAUD, la conception fonctionnelle de la liberté académique que nous défendons ici, y compris au plan constitutionnel.

    E] L’indispensable recours aux juridictions européennes ou internationales pour la défense de la liberté académique en France.

    F] Le recours à une juridiction européenne pour la défense de la liberté académique est possible ; et le SAGES l’a déjà utilisé pour certains enseignants du supérieur.

    G] Pourquoi le SAGES est en ce moment le seul en France à vouloir et pouvoir être le syndicat avocat de la liberté académique aux niveaux national, européen et international.

    H] Référendum pour avoir un syndicat avocat, le SAGES, dans les différents conseils, comités, et commissions universitaires où la liberté académique est en cause.

     

    Pour défendre notre liberté académique, votons pour la liste SAGES-SNCL !

     

    A lire également : 

    Supérieur : pourquoi la liste SAGES-SNCL est celle qui vous défendra le mieux

    – RIPEC : Qu’est-ce que c’est ? (dans notre bulletin national) 

    – Pour l’extension du RIPEC aux contractuels 

    – RIPEC : les ITRF se contenteront des miettes 

  • Premier degré : sauvons la rentrée !

    L’orage persiste au-dessus des écoles de France… Il ne s’agit pas que de morosité, comme l’a sous-entendu le ministre, mais d’un ras-le-bol explosif. En cette fin d’année scolaire, le SNCL dresse un état des lieux…

  • Contractuels administratifs : pour une plus juste rémunération

    Après des mois de mobilisation et de luttes, les AED et les AESH ont pu obtenir quelques avancées pour leurs conditions de travail. Mais pendant ce temps, les contractuels administratifs, éléments indispensables au bon fonctionnement des équipes de direction, de gestion et des services déconcentrés sont laissés pour compte.

    Pour le SNCL, il ne peut y avoir deux poids deux mesures plus longtemps : les progrès concédés aux uns doivent marquer la voie pour les autres.

    Or, à l’heure actuelle, les administrations se cantonnent à l’interprétation fermée de l’article L332-2 du Code général de la fonction publique, qui limite la CDisation des agents administratifs contractuels dans les seuls cas suivants : 

    1° absence de corps de fonctionnaire de l’Etat susceptibles d’assurer les fonctions correspondantes,


    2° nature des fonctions ou besoins des services qui le justifient (compétences techniques spécialisées ou nouvelles nécessaires ; impossibilité de pourvoir l’emploi par un fonctionnaire de l’Etat présentant l’expertise ou l’expérience professionnelle adaptée aux missions à accomplir ),


    3° Lorsque l’emploi ne nécessite pas une formation statutaire donnant lieu à titularisation dans un corps de fonctionnaires de l’Etat.

     

    En revanche, l’article suivant (L332-3) oblige l’employeur à CDiser automatiquement les personnels administratifs contractuels occupant des fonctions  » répondant à un besoin permanent et exercées dans le cadre d’un service à temps incomplet d’une durée n’excédant pas 70 % d’un service à temps complet ». 

     

    Le SNCL se bat pour dépasser cette lecture stricte et demande à l’employeur public de cesser de jouer les mauvais élèves en matière de contractualisation abusive, sous prétexte d’économies.

    Ainsi, le SNCL revendique, pour tous les contractuels administratifs :

    L’établissement d’une grille indiciaire échelonnée fixe pour chaque catégorie d’agent, avec une automatisation des passages de niveau de rémunération, basée sur le rythme moyen constaté de deux ans, pour les catégories A comme pour les B et les C.

    une accélération de 3 ou 6 mois de ce rythme lors de chaque entretien professionnel obligatoire entre chaque renouvellement de contrat, en fonction des évaluations obtenues.

    – une CDisation immédiate de tous les agents contractuels cumulant 6 ans d’ancienneté de service public ou plus.

    – une CDisation effective de tous les agents disposant d’une ancienneté inférieure, une fois atteinte leur sixième année d’ancienneté.

    – un gel du déploiement du logiciel expérimental OPALE qui va générer des bouleversements organisationnels disproportionnés pour peu de bénéfice pour les équipes de direction en place.

    – le respect pour tous du versement de l’indemnité de fin de contrat et de l’indemnité de congés payés en cas de non-renouvellement de contrat et congés restants dûs.

    – l’ouverture progressive des droits des contractuels administratifs aux différents régimes indemnitaires dont bénéficient les titulaires, avec pour premier objectif 50% des montants de primes constatés.

    – une priorité donnée aux agents ex-contractuels CDisés pour l’affectation sur poste resté vacant dans leur département de résidence après le mouvement de mutation des titulaires.

     

    Vous rencontrez des difficultés de carrière ou souhaitez partager votre témoignage avec nous à propos de ces revendications ? Le SNCL vous écoute et vous répond à communication@sncl.fr

     

  • Grand oral… et grande arnaque !

     

    Afin de faire face à ces abus, le SNCL rappelle ici le cadre légal du temps de travail et les principes de rémunération et d’indemnité attachés à ce grand oral.

     Nous encourageons aussi les collègues à faire valoir l’ensemble du travail effectué en l’objectivant, car il peut être très largement minoré dans ces conditions. Nous mettons à votre disposition une fiche de saisie du temps de travail pour vous aider dans cette démarche.

     

    Conditions réglementaires de la passation : 

    Aucune journée de travail ne peut excéder 10 heures effectives. Une pause de 20 minutes consécutives minimum est obligatoire après 6 heures de travail. L’amplitude maximale de la journée de travail temps de pause inclus est ainsi de 12 heures. Votre employeur doit respecter 11 heures minimum de repos quotidien entre votre fin de journée et votre reprise de poste le lendemain matin : tout autre organisation horaire est illégale.

     

    L’obligation hebdomadaire de service de chaque professeur reste la base pour le calcul des heures supplémentaires. Nous rappelons que cette obligation est de 15 heures (agrégés), de 17 heures (agrégés EPS), de  18 heures (certifiés, PLP), de 20 heures (certifiés EPS) ou de 36 heures (documentalistes). Toute heure faite en dehors de ces obligations des service est une heure supplémentaire. Seules deux heures supplémentaires hebdomadaires peuvent être imposées par nécessité de service.

    En ce qui concerne le grand oral, il faut distinguer entre plusieurs types d’activités comme :

    (1)   arriver 15 minutes en avance (ce qui fait partie de votre travail),

    (2)   saisir les notes en fin de matinée ou en fin d’après-midi,

    (3)   interroger à l’oral et se concerter pour donner une note,

    (4)   se déplacer du domicile à l’établissement d’examen.

    Les activités (1) et (2)  – présence effective sans activité définie et  saisie administrative des notes- ne sont rémunérées que si l’obligation réglementaire de service est dépassée pour l’ensemble des activités (1), (2) et (3). Dans ces cas ce seront  15 € par heure en supplément du salaire qui s’appliqueront (cf ci-dessous).

     Aide au déroulement des épreuves apportée à titre exceptionnel par les personnels en dépassement des obligations réglementaires de service : 

    – 1 heure (de jour)  : 15 euros

    – 1 heure (de nuit, c’est-à-dire entre 22h et 7h du matin) : 30 euros

    – 1 heure le week-end ou jours fériés : 25 euros

    Le temps passé en déplacement (4)  ne fait l’objet d’aucune rémunération mais le déplacement est indemnisé par des  frais de déplacement (transport, déjeuner, hébergement) inhérents à toute mission.

    Les interrogations orales sont rémunérées pour le grand oral à raison de 9 € 60 de l’heure, que l’heure  fasse ou non partie des obligations réglementaires de service (cf tableau suivant) :

    ACTIVITÉS rémunérés TAUX 1 TAUX 2 TAUX 3
    Correction de copies 0,75 euros par copie 1,10 euros par copie 1,73 euros par copie
    Épreuve orale ou épreuve pratique 4,11 euros par heure 5,49 euros par heure 9,60 euros par heure
    Épreuve orale facultative ou épreuve ponctuelle d’éducation physique et sportive 75% du taux horaire de l’épreuve orale ou pratique par heure 75% du taux horaire de l’épreuve orale ou pratique par heure 75% du taux horaire de l’épreuve orale ou pratique par heure

     

    Arrêté du 13 avril 2012 fixant la rémunération des intervenants participant à titre d’activité accessoire à des activités liées au fonctionnement de jurys d’examens conduisant à la délivrance de diplômes ou certificats relevant du ministre chargé de l’éducation nationale

     

    Quand le ministère truande

    Il reste que, selon les témoignages recueillis, le ministère ne semble pas respecter l’arrêté du 13 avril 2012. C’est pourquoi, nous vous proposons de rendre votre travail visible afin qu’il soit mieux  rémunéré et afin d’objectiver les conditions de travail durant ce grand oral, en faisant signer un document hebdomadairement au chef de centre d’examen avec vos horaires précis de début et de fin de mission. Nous vous incitons à faire connaître ce document aux autres examinateurs de l’établissement où vous vous trouvez afin de rendre la démarche collective. (vous trouverez cette fiche en téléchargement gratuit en bas de document).

    En cas de refus de signature du document par le chef de centre, il vous faudra envoyer ce récapitulatif des horaires de travail à la fin de chaque semaine à la division des examens et au chef de centre, en en conservant copie de votre côté.

     

    Nous invitons ensuite chaque examinateur à faire le compte des rémunérations qui lui sont dues aux titres des activités 1, 2 et 3 et de les comparer à celles qui auront été débloquées par l’application Imagin après que l’agent les aura saisies, et qui apparaîtront sur le bulletin de paye de septembre, voire d’octobre ou de novembre lorsqu’on connait les lenteurs de notre administration !

    Mais ce n’est qu’à ce moment-là que chacun de nous pourra constater l’écart entre la rémunération reçue et celle que vous aurez calculée. C’est aussi à ce moment que le SNCL pourra passer à l’offensive pour défendre vos intérêts.

    Le SNCL se propose en effet de recueillir à partir du mois de janvier 2023, toutes les déclarations d’écarts qui se seraient produits entre les sommes présumées dues et les sommes payées et que vous aurez pu constater grâce à notre fiche d’aide de saisie.

    Afin de renforcer votre dossier et obtenir des calculs justifiables, vous devez également conserver des copies d’écran de vos emplois du temps personnels tels qu’ils apparaissent pendant vos semaines d’interrogations orales. Ceci permettra de démontrer que vous avez éventuellement en outre assuré un temps hebdomadaire d’enseignement.

    Grâce à ces éléments et à la force de la démarche collective, le SNCL s’engage à obtenir ce qui vous est dû auprès du ministère dont nous espérons, à plus long terme, une prise de conscience qui permettra enfin de régulariser ces situations.

     

    Contact : communication@sncl.fr

  • Résultats du bac : trafic de notes en approche

    Quel effarement depuis lundi, alors que partout en France des centaines de collègues nous ont alerté en découvrant les conséquences d’une mesure arbitraire et autoritaire : les témoignages affluent et rendent compte de manipulation de notes en masse, à la hausse évidemment, de 2 voire 4 points pour certains, par rapport aux résultats initialement saisis par les professeurs chargés des corrections ! 

    Le SNCL considère que cette opération d’ampleur nationale est une insulte faite au métier d’enseignant et à la rigueur des personnels de l’Education nationale, qui s’efforcent déjà depuis des mois de suivre le train changeant de la contre-réforme du baccalauréat… et de conserver un semblant d’équité dans le processus  !

    Cette manipulation apparait comme un désaveu alors même que des commissions d’harmonisation avaient déjà eu lieu en amont et que les correcteurs avaient respecté les consignes données par les corps d’inspection tout au long de la correction. 

    Les bidouillages (il n’y a pas d’autre mot) ont eu lieu après verrouillage des copies sur SANTORIN, et sans que les enseignants en aient été informés ! 

    Comment expliquer cette intervention sinon par la volonté du ministère de gonfler toujours et encore le taux de réussite au Baccalauréat et éviter ainsi la moindre déconvenue qui pourrait venir faire de l’ombre au premier bac Blanquer. 

    Le SNCL est à la disposition des collègues qui souhaitent lui transmettre tout témoignage de ces agissements et s’organiser pour les dénoncer. Il réclame le rétablissement des notes initialement fixées par les correcteurs. Il portera les revendications de tous ceux qui ont subi un tel désaveu de leur travail. 

    Le SNCL a mis en place une pétition que vous pouvez signer ici : http://www.leslignesbougent.org/petitions/pour-l-annulation-des-falsifications-de-resultats-des-epreuves-de-specialite-du-bac-2022-8582/