SNCL

Syndicat National des Collèges et des Lycées

  • ELECTIONS PROFESSIONNELLES 2022 : notre vision, notre combat

    Alors que le baccalauréat est démantelé, alors qu’au-delà des affichages médiatiques aucun sursaut national ne survient pour défendre la laïcité chaque jour remise en cause dans les établissements, ces abandons successifs nous sont d’autant plus amers qu’ils se révèlent calculés. Les temps de l’instruction publique exigeante permettant une promotion sociale semblent comptés au profit d’une école fragmentée, de l’entre-soi, partisane voire confessionnelle, soumise aux aménagements locaux, aux diktats de l’argent, du rendement et des intérêts privés.

    Nous en voulons pour exemple une enquête édifiante sur le climat scolaire rendue publique par l’Autonome de solidarité et qui révèle une augmentation sensible du nombre de personnels qui ont le sentiment de ne pas être respectés (38,1% contre 23,5% en 2013) et de souffrir d’une mauvaise relation avec leur direction (48% contre 34% en 2013). La dégradation du rapport hiérarchique se produit d’ailleurs dans les deux sens puisque 30% des personnels de direction déclarent désormais avoir de l’appréhension avant d’aller au travail (ils n’étaient que 6% en 2013).

    C’est dans ce contexte qu’a aussi été publié le rapport ministériel sur la laïcité, faisant état d’une augmentation des atteintes au principe de laïcité dans nos établissements, très majoritairement par le fait de tenues inappropriées à connotation religieuses : en effet, depuis quelques mois, une tentative de contournement de la loi de 1984 a vu le jour, certaines mouvances incitant les jeunes élèves à se présenter à l’école en tenue traditionnelle de type abayas ou qamis pour tester la réaction de notre institution. Les personnels se sont rapidement trouvés otages d’un double discours : entre des inspections académiques invitant au renoncement et un ministre de l’intérieur qui dit être prêt à saisir la justice, qui doit-on écouter ?

    L’épuisement professionnel et le stress se trouvent logiquement en augmentation chez les professeurs qui voient en outre d’un mauvais œil le retour de la réforme des retraites, alors que dans le même temps la grande revalorisation salariale qui leur a été promise se désagrège au fil des mois.

    Pour nous, les causes du mal sont claires : la mise en concurrence des individus au sein des équipes, le caractère autoritaire du nouveau management, le manque de courage ministériel et de fermeté dans les actes face aux atteintes portées à la laïcité et l’absence de considération (notamment financière) forment un terreau propice au découragement, provoquant démissions et ruptures conventionnelles en constante augmentation dans nos rangs.

    C’est pour donner un coup de frein décisif à cette dérive et changer de paradigme que nos syndicats se présentent aux prochaines élections professionnelles. Nous espérons rencontrer votre adhésion si vous souhaitez comme nous changer ce système.

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Sous les coups répétés portés au paritarisme, à nos statuts et à nos missions, face à cette forme moderne de persécution dont la violence atteint nos vies professionnelles et parfois désormais même nos vies personnelles, faudrait-il que nous courbions l’échine, que nous transigions et que nous abdiquions à notre tour ?

    Nos syndicats s’y refusent et fédèrent tous les défenseurs d’une école nationale, équitable, ambitieuse pour sa jeunesse et profondément laïque, où les professeurs sont traités avec la considération que l’on doit à des cadres expérimentés, où tous les personnels sont respectés comme les professionnels autonomes et engagés au service de la puissance publique qu’ils sont, et cessent d’être réduits au statut de pion aux ordres des lubies du gouvernement.

    Nos syndicats se battent chaque jour pour l’amélioration de nos conditions de travail, la défense de nos statuts et des conditions de nos contrats. Nos militants sont là pour vous conseiller, défendre vos dossiers et font le maximum pour répondre à vos attentes, souvent avec plus d’écoute et de finesse que des centrales syndicales plus grandes proposant des réponses et un suivi impersonnels.

    Prenez la parole, faites entendre votre voix

    Comme nous, vous êtes attachés à l’école publique ? Vous souhaitez améliorer les conditions d’emploi et de rémunération des personnels de l’Education nationale ? Vous souhaitez changer le système, apporter votre soutien à des syndicats indépendants affiliés à une fédération autonome et disposant de l’expertise juridique nécessaire pour tenir tête à l’idéologie aveugle qui anime toutes les contre-réformes que nous subissons à répétition ?

    Dans deux semaines auront lieu les élections professionnelles. Tous les agents titulaires ou contractuels ont actuellement l’occasion de suivre la campagne électorale menée par les différents syndicats, d’en comparer la teneur et la crédibilité avant de voter pour la vision de l’instruction qu’ils souhaitent défendre.

    Vous aurez l’occasion, en votant pour notre liste d’union SNCL-SIES-SAGES, de soutenir des syndicats porteurs de ces valeurs, sans la moindre compromission ;

    La possibilité de changer les choses est entre vos mains.

    Du 1er au 8 décembre 2022

    Je vote SNCL-SIES-SAGES

     

    Des difficultés pour voter ? N’hésitez pas à nous contacter via la page contacte de notre site ou sur nos réseaux sociaux, nous assurons des permanences durant toute la durée des élections et nous ferons un plaisir de vous aider. 

  • Pap Ndiaye et l’avenir de l’agrégation

    Alors que des signaux persistants laissent à penser que les concours et le corps des agrégés pourraient être remis en question, le SNCL était reçu au ministère et lui a demandé de préciser ses intentions…

  • Bulletin national n°628 – NOV-DEC-JANV 2023

    Au sommaire de ce numéro: 

     

    Collège«Homme malade du système»
     

    Lycée :

    – lycées professionnels en péril ?
    – Epreuves de spécialité
     

    Ecoles – Évaluation d’école, une vaste mascarade

     

    Catégorielles

    « L’avenir de l’agrégation »

    RIPEC : qu’est-ce que c’est ?

     Le point sur … le contrat de droit local

     Bilan mitigé d’une rentrée à l’INSPE

     

    Actualités fédérales

    Revalorisation des enseignants

    Elections professionnelles 2022 : mode d’emploi

     

    Mémento

    FSSSCT (Formations Spécialisées)

     

     

  • PRESIDENTIELLES 2022 : échanges avec les équipes de campagne- EELV Yannick Jadot

    (n°625, page 17 : Elections présidentielles 2022, un avenir pour l’Education nationale ?).

    Comme promis, nous continuons de partager avec vous ici la synthèse des échanges ayant eu lieu après la date de parution du bulletin.

    Aujourd’hui c’est au tour de Yannick Jadot et d’Europe Ecologie Les Verts. Le SNCL a pu échanger longuement avec deux responsables éducation de l’équipe de campagne : M. François Thiollet (professeur d’histoire-géographie, membre du conseil fédéral et trésorier national du parti EELV) et Mme Djehanne Gani, déléguée éducation de Yannick Jadot.

    2017-2022 : le bilan selon EELV

    Pour les représentants écologistes, les cinq années de gouvernance Blanquer s’apparentent à une véritable O.P.A sur l’éducation. Prétendant au départ remettre au cœur de l’action les enjeux pédagogiques, le ministère a finalement sombré dans un pilotage centralisé et autoritaire, ponctué de réformes brutales appuyées sur des approches pseudo-scientifiques plus que discutables. Les professeurs en sortent perdus, et plus encore leurs élèves. De nombreux collègues aspirent désormais au changement.

    Être élus, pour quel mandat ?

    Pour autant, il ne s’agit pas de faire complètement marche arrière : au lycée selon EELV, une réforme du baccalauréat était nécessaire, et les représentants écologistes plaident pour le maintien d’une part de contrôle continu. Ils ne croient pas à la pseudo-égalité de l’ancienne formule du Bac. Ils souhaitent mettre en place une coopération renforcée des équipes : amener les professeurs à travailler ensemble à l’échelle du bassin et intégrer la coopération entre élèves dans l’évaluation.

    Au collège, ils souhaitent une ouverture à tous les savoirs, y compris les plus pratiques. Ils restent attachés à l’idée du collège unique et souhaiteraient que les familles puissent être associées dans le choix des programmes. L’école doit aussi s’ouvrir sur la proximité, selon eux, en se tournant vers les artisans locaux et les associations.

    La reconnaissance du métier d’enseignant est une priorité pour Yannick Jadot : celui-ci promet une revalorisation moyenne d’environ 20% pour les débuts et milieux de carrière.

    L’équipe de campagne se montre également très engagée sur la question de l’inclusion, souhaitant l’école la plus inclusive possible. Pour eux, les enseignants doivent être formés aux questions sociales et cognitives. Les AESH doivent être intégrés dans la fonction publique. La disparité de moyen des différentes régions et collectivités appelle une péréquation par l’Etat. Il faut également revoir la participation des établissements privés aux frais de fonctionnement.

     

    CE QU’EN PENSE LE SNCL :

    Le SNCL est attaché au caractère anonyme et aux épreuves nationales du baccalauréat historique. Contrairement à l’équipe de campagne EELV, nous croyons à son équité. Si une part de contrôle continu reste acceptable dans une nouvelle formule, celle-ci doit être réduite et circonscrite, faute de quoi le lycée se transformera peu à peu en bac permanent et à la carte.

    L’indépendance des programmes est une question sensible remise en avant par l’actualité : le SNCL rappelle que les fonctionnaires sont au service de l’Etat, et non de telle ou telle doctrine gouvernementale. Les programmes doivent en conséquence être élaborés en dehors de toute pression ou de toute ingérence. Pour nous, ce n’est pas la place des familles d’intervenir à ce niveau. De même, le localisme est une boite de Pandore qui pourrait faire courir de nombreux risques à notre éducation, en ouvrant la porte aux influences locales, ou aux sponsors.

    Encourager les savoirs pratiques utiles pour l’épanouissement quotidien des jeunes citoyens est une idée respectable, mais comment la concilier avec celle du collège unique ? Pour le SNCL, au contraire, le collège unique a fait la démonstration de son échec. Notre syndicat continue de plaider pour un retour à la diversité des parcours dès la 4e, avec le droit à l’essai et à la découverte professionnelle renforcée pour les élèves qui y aspirent.

    Concernant la revalorisation des enseignants, le SNCL prend acte d’une mesure très attendue et à la fois plus réaliste que les propositions du Parti Socialiste, mais aussi plus cohérente en privilégiant les débuts et milieu de carrière, moyen de lutter contre la désaffection de nos métiers chez les jeunes à l’heure actuelle.

    Enfin, concernant l’inclusion, le SNCL rappelle que, pour lui, celle-ci a ses limites : toute inclusion ne doit se faire que dans un contexte favorable préalablement établi, tandis que des centres spécialisés doivent continuer d’exister à la fois pour accueillir les élèves handicapés avant leur inclusion, mais aussi pendant ou après en cas de besoin, tout en offrant une alternative aux enfants ne pouvant absolument pas entrer avec profit dans les apprentissages scolaires.

    Rendez-vous au prochain candidat !

  • 13 janvier 2022 :  » le dialogue social est total  » !

    Menues annonces, petits comptes d’épicier qui tiennent facilement sur un simple post-it, insultants et dérisoires.

    C’est hélas désormais la norme dans les stratégies de communication gouvernementale, à chaque geste concédé, à chaque renfort annoncé à tel ou tel service public, les chiffres sont gonflés de moyens qu’il était en réalité déjà prévu d’allouer ou de sommes d’argent déjà budgétées. Urgence ou non, crise sanitaire ou pas, on ne peut quand même pas s’attendre à ce qu’en haut lieu on déroge à la rigueur idéologique. Le chiffre de 3300 contractuels ainsi fabriqué est à mettre en perspective avec les 2300 contrats non renouvelés en septembre dernier dans la seule académie de Créteil, ou les 500 autres ayant connu le même sort dans l’académie de Versailles. Avec cette petite rallonge apparente, le ministère ne compense donc même pas la perte d’agents qu’il a lui-même organisée au beau milieu de la crise sur l’ensemble des académies et malgré nos cris d’alerte à la rentrée. Formidable mansuétude !

    Le SNCL prend toutefois acte des renforts administratifs et de surveillance accordés, mais en termes d’enseignement, l’annonce d’hier se limite donc au recrutement des candidats aux concours sur liste complémentaire, soit selon les mots même du ministre « quelques centaines de personnes ».

    Ce sont donc quelques centaines de personne qui vont devoir sauver l’école de France ! Plus que jamais il parait illusoire d’espérer voir cette administration connaitre enfin un sursaut de conscience et s’engager véritablement dans la lutte contre la catastrophe de la covid-19 en milieu scolaire. L’essentiel des arbitrages rendus consiste en vérité, encore et toujours, à minimiser cette catastrophe. C’est pour cela que ce ministre qui ne doute jamais de rien a osé sur la première semaine de janvier déclarer le nombre de contaminés à « quelques 50 000 élèves », quand les statistiques publiques, vérifiables et certaines, faisaient, elles, état de 398 137 enfants atteints.

    Ce ministère ne combat pas une épidémie, il soigne une opinion publique et cherche à remporter la bataille des chiffres, préférant stigmatiser une part de la population pour satisfaire l’autre, notamment en imposant l’éviction de sept jours des collégiens et lycéens cas contact non vaccinés.  

    Concernant le déploiement des capteurs de CO2, le ministre s’est contenté de renvoyer la responsabilité vers les collectivités locales, répétant ce qu’il a déjà avancé à plusieurs reprises comme justification de la lenteur de ce déploiement dans les écoles : le fond existe, ce sont les départements et les régions qui ne le sollicitent pas. Ce qu’il faut comprendre, c’est donc que même après des mois d’appels à l’aide, après la forte mobilisation des personnels hier et avec l’explosion des contaminations en milieu scolaire que nous connaissons actuellement, il n’y aura pas de politique volontariste et contraignante de l’Etat en la matière. Mais il est probablement utopique de l’attendre d’un Etat qui n’a même pas su ou voulu organiser une chaine d’approvisionnement continu en masque FFP2 pour ses agents les plus exposés à la promiscuité avec les publics non masqués, et daigne seulement aujourd’hui en promettre 5 millions après des mois d’attente et des semaines de contamination galopante.

    Le report des épreuves du baccalauréat de mars, qui s’impose d’évidence un peu plus chaque jour à tout enseignant aujourd’hui confronté à des classes clairsemées et des taux d’absence d’élèves qui atteindront bientôt les 18%, ne sera pour l’heure qu’envisagé, et ultérieurement. Là encore, l’image prime sur le réel, JM Blanquer étant moins soucieux de la réussite des élèves que de ne pas désavouer sa réforme du bac si médiatisée.

    Le ministre a enfin déploré « le manque de dialogue », déclaration pour le moins surprenante de la part d’un homme qui, au contraire, il y a quatre jours seulement, avait déclaré : « le dialogue social est total » et pour qui  la stratégie qui consiste à faire passer le noir pour du blanc en déclarant à chaque fois l’exact contraire de la vérité était devenue un mécanisme de défense aussi systématique que ridiculement flagrant.

    Alors aujourd’hui, changement de style ?

    On promet rue de Grenelle des rencontres bimensuelles avec les organisations : heureuse initiative au bout de plus de deux ans de crise et à trois mois de la fin de la mandature !

    La cause de notre ministre est si perdue en matière de dialogue social que même une main frêle soudainement tendue de sa part fait pressentir davantage une gifle ou un piège que l’offre d’une aide sincère.

    Le SNCL espère que l’intersyndicale nationale signataire de l’appel du 13 ne s’abaissera pas au satisfécit après ce dernier numéro d’un illusionniste passablement fatigué.

    Le SNCL appelle tous les personnels à résister malgré tout au découragement, à dénoncer et faire connaitre au plus grand nombre les dysfonctionnements, les mises en danger, les pressions et les intimidations qu’eux-mêmes et leurs élèves subissent, et à user de leur droit de retrait chaque fois que nécessaire. Il les encourage à poursuivre la mobilisation, seul moyen de contraindre le ministère à faire tomber le masque et se montrer enfin à la hauteur des enjeux.

  • Supérieur : pourquoi la liste SAGES-SNCL est celle qui vous défendra le mieux

    PRAG, PRCE et enseignants contractuels :

    – nous sommes les seuls à avoir déjà agi pour que vous soyez pleinement reconnus et traités comme des enseignants du supérieur à part entière (RIPEC, traitement, temps de service, liberté académique, intégration facilitée dans un corps d’enseignant-chercheur).

    notre liste est la seule à avoir placé en position éligible un PRAG ou un PRCE ou un enseignant contractuel (voir notre tableau comparatif). Voter pour notre liste est votre seule chance d’avoir au moins un élu qui vous représente vraiment au Comité ministériel de l’ESR, dont le rôle va être déterminant pour l’évolution, souhaitable ou fatale, de vos statuts.

     

     Contractuels, nous sommes les seuls à :

    – avoir déjà agi en justice contre les discriminations les plus importantes vous concernant (voir notre video et notre action juridique)

    – les plus décidés et les plus compétents juridiquement pour combattre les autres discriminations dont vous êtes victimes (vous n’avez pas à assurer la surveillance d’examens ne relevant pas de votre service d’enseignement, ni à vous substituer à d’autres pour les corrections de copies. Cf. jugement du CAA Nancy 28 avril 2022),

    – avoir placé un contractuel en position éligible (voir notre tableau comparatif)

     

     Personnels Itrf : pour vous aussi, assez de mépris. Nous réclamons pour vous :

    – des primes équivalentes à celles des personnels placés sous gestion régionale

    – un déblocage des évolutions de carrière avec formation continue de qualité pour réactualiser les connaissances, une augmentation du nombre de postes et le développement de listes d’aptitudes.

    – Plus d’infos sur le RIPEC : les ITRF se contenteront des miettes 

     

    Pour les salaires, les conditions de travail, les retraites de tous les personnels, vous êtes assurés que notre élu n’en fera pas moins que ceux des autres syndicats (voir notre profession de foi). Et que ceux-ci ne voudront pas ou ne pourront pas en faire autant que nous pour les Prag, Prce, Contractuels et Itrf.

     

     Enseignants-chercheurs et chercheurs titulaires, tolérer les discriminations à l’encontre des PRAG, des PRCE et des contractuels conduirait à terme à la dégradation accrue de vos conditions de travail, à une totale soumission hiérarchique. Défendez avec nous une conception et une pratique fonctionnelles de la liberté académique, qui respecte les prérogatives propres de chaque corps ou catégorie. Nous sommes les seuls à avoir agi au niveau européen pour la défense de la liberté académique et vous aussi allez avoir besoin très bientôt de nos compétences juridiques pour défendre la vôtre face à la gestion administrative et autoritaire croissante de l’ESR.

     

    Pour que soient incarnées et défendues toutes ces revendications au Comité Social d’Administration Ministériel (Csam) de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le vote utile est celui pour la liste Sages & Sncl par vote électronique du 1er au 8 décembre 2022.

     

    SAGES et SNCL sont vos syndicats avocats

    Télécharger notre liste de candidats pour ce scrutin et notre profession de foi

     

    Prag et Prce, pour que les étudiants arrivant du second degré soient le mieux préparés possible pour suivre des études supérieures, 2 autres scrutins pour les PRAG et les PRCE :

    • CAPN (Commission Administrative Paritaire Nationale) :

    Liste SNCL-SIES-SAGES

    • CAPA (Commission Administrative Paritaire Académique) :

    Liste SNCL-SIES-SAGES ou SNCL-SAGES selon les académies

     

     

    A lire également :

    RIPEC : Qu’est-ce que c’est ? (dans notre bulletin national)

    Pour l’extension du RIPEC aux contractuels

    RIPEC : les ITRF se contenteront des miettes

     

     

    Pour rester toujours informé, découvrez nos sites dédiés selon votre statut :

     

    PRAG et PRCE :

    https://prag-prce.blogspot.com/

    https://twitter.com/PragPrce

    https://www.youtube.com/channel/UCnjyfZRrsY_6FYqUkWkStbA

     

    Contractuels :

    https://sages-ecs.blogspot.com/

    https://twitter.com/EcsSages

    https://www.facebook.com/people/SAGES-ECS/100087356134898/

    https://www.youtube.com/channel/UC8yuDCze1652-Plesft6ikg

     

    Enseignants chercheurs :

    https://sagesliberteacademique.blogspot.com/

  • Pour une extension du RIPEC aux enseignants contractuels du supérieur

    La première Ministre a répondu à la demande du SNCL et du SAGES : la question de l’extension du RIPEC aux enseignants contractuels du supérieur sera traitée au prochain Conseil Social Ministériel de l’ESR. Explications…

  • RIPEC 2023 : les ITRF se contenteront des miettes !

    Quand on sait que ces derniers sont environ 40 000 sur l’ensemble du territoire national, on comprend aisément le caractère dérisoire de leur future « prime » : 45 euros par an et par personne en moyenne, soit 3,75 euros par mois !

    Certes la philosophie du RIPEC place la fixation de ces primes entre les mains des présidences universitaires qui pourront très bien décider des mesures « différenciées ». Ce qui signifie que certains pourront toucher davantage… et d’autres rien du tout. Mais au vu des montants engagés, cette mesure reste parfaitement dérisoire et insultante pour les personnels concernés.

    L’ironie de ce nouveau régime parait d’autant plus cruellement lorsque ce dernier est mis en perspective avec la réforme des retraites à venir : en effet, il ne faut pas oublier que les « revalorisations » concédées actuellement par la gouvernement dans le scolaire comme dans le supérieur sont en vérité financées par l’anticipation des économies que s’apprête à générer la future réforme des retraites. En d’autres termes, le gouvernement paye d’avance des primes de misère avec l’argent qu’il s’apprête à piocher sur le montant de nos pensions ou en reculant notre âge de départ à la retraite : merveille de générosité !

    Si on ajoute à cela l’effet de l’inflation (qui réduit naturellement le poids financier réel des sommes engagées), on voit clairement que tout ceci n’est qu’un sinistre jeu de vase communicants, dont les agents vont sortir plus que perdants…

    Le SNCL et son allié le SAGES refusent cet état de fait et ont engagé une candidature commune aux prochaines élections professionnelles de l’enseignement supérieur et de la recherche pour défendre une autre approche économique et faire entendre la voix des ITRF.

    Du 1er au 8 décembre prochains, tous les ITRF de France pourront voter pour la liste SAGES-SNCL : une liste d’union syndicale strictement professionnelle, vétéran de l’action juridique pour faire respecter le droit et obtenir des avancées notables tant au niveau national qu’européen.

     

     

    A lire également :

     

    – RIPEC : Qu’est-ce que c’est ? (dans notre bulletin national offert) 

     

    – Supérieur : pourquoi la liste SAGES-SNCL est celle qui vous défendra le mieux  

     

    – Pour une extension du RIPEC aux enseignants contractuels du supérieur 

     

  • BAC 2022 : stoppons la machine infernale

     

    Détruire le bac, c’est faire disparaitre le dernier obstacle à la mise en place du fameux continuum BAC-3/BAC+3 qui, demain, permettra enfin la désagrégation de la licence universitaire et l’appauvrissement continué du lycée, sources d’économies tant espérées par les ministères sucessifs. 

    Pour cela, tout a été bon. L’instauration rapide et successive de plusieurs contre-réformes bricolées, sans recul ni évaluation, destinées à échouer afin de mieux justifier ensuite leur supression et avec elles tout caractère réellement équitable et national du soi-disant nouveau BAC.

    En moins de trois ans, le basculement en contrôle continu intégral de nombreuses épreuves, l’instauration d’une épreuve dite « de grand oral » de pure forme au détriment du fond, l’émergence d’algorithmes secrets de sélection des futurs étudiants via parcoursup et l’appauvrissement discipinaire drastique des enseignements de lycées auront bientôt eu raison des dernières exigences et de toute forme d’équité ou d’excellence au sein des établissements.

    Un bac bradé, trafiqué, à la carte, asservi au local, aux résultats ajustables (par des commissions qui tiendront finalement peu compte des notes saisies par les enseignants) n’a plus aucun sens et signe le plus haut renoncement à la mission d’instruction publique, qui pour mémoire ne consiste pas à formater de futurs adultes communicants mais bien à instruire et former des citoyens éclairés.

    C’est en tout cas la vision que le SNCL défend et c’est la raison pour laquelle nous dénonçons aujourd’hui trois points fondamentaux du travail de sape mené par le ministre.

     

    1 / Non au P(L) E !

    Le projet local d’évaluation (renommé projet d’évaluation après que M. Blanquer s’est rendu compte que l’adjectif « local » révélait un peu trop l’intention véritable de cette mascarade) n’a aucun fondement réglementaire. Il ne relève en aucun cas des obligations statutaires des enseignants. Il va même à l’encontre de leurs statuts qui (jusqu’à ce jour au moins) leurs garantissent encore la liberté pédagogique individuelle.

    Aucun enseignant ne doit se voir imposer, ni par la direction administrative de son établissement, ni par un quelconque conseil pédagogique, la manière qu’il estime être la meilleure d’évaluer ses élèves. Aucun conseil d’administration, aucun chef d’établissement, aucun règlement intérieur n’est en droit d’imposer à un enseignant comment, quand, combien de fois et avec quels coefficients il compte évaluer ses élèves, ni de lui faire renoncer à certaines formes d’évaluation (formative, normative,…) au profit d’une seule. Le professeur reste souverain dans sa classe et ne reçoit de conseils en matière pédagogique que de son inspecteur disciplinaire. 

    Si nous sommes aujourd’hui assommés, décontenancés, sous pression constante et nous sentons isolés, il est temps pour nous de réagir et de nous rassembler !

    Le SNCL invite tous les collègues à boycotter toute réunion et toute activité organisées en vue de la constitution d’un PE. Les collègues qui ont déjà été contraints par la désinformation ou l’intimidation à ficeler ce PE doivent réagir : ce projet n’est pas obligatoire et rien ne les empêche de se dédire et de refuser de s’y conformer.

    Le SNCL encourage tous les collègues à continuer la pratique et la fréquence des devoirs de leur choix, ainsi que l’attribution des coefficients de leur choix, en toute liberté, selon ce qu’ils jugent le plus adapté à chacune de leurs classes, ce qui d’ailleurs leur incombe statutairement. Nous savons tous qu’une division ne fait pas l’autre et qu’une approche évaluative qui fonctionne avec un groupe sera inefficiente avec un autre. Il est impossible de renoncer à cette marge d’ajustement pédagogiquement essentielle juste pour faire plaisir à Bercy qui considère ne plus avoir les moyens de payer aux jeunes Français l’organisation, l’encre et le papier d’un vrai bac national.

     

    2 / NON aux rattrapages imposés ! 

     

    Avec les nouvelles règles de ce pseudo-bac, nos élèves ont d’ores et déjà compris l’intérêt comptable qu’il y avait pour eux à esquiver certains devoirs. Les stratégies d’évitement se multiplient et ce fléau ne fait que commencer. A ce rythme, ce sont bientôt des cohortes entières d’élèves qui se feront passer pour défaillants pour lesquels il faudra produire un travail supplémentaire, organiser des créneaux de rattrapage et offrir des sujets alternatifs…

    Actuellement, les positions adoptées à cet égard varient énormément d’une académie à l’autre, voire d’un établissement à l’autre. Alors que certains lycées semblent de bonne volonté pour appliquer à la lettre la circulaire (l’organisation des épreuves de rattrapage incombe au chef d’établissement), d’autres commencent déjà à lorgner sur les enseignants en comptant sur leur bénévolat ! On leur réclame non seulement de faire le travail administratif de suivi et de comptage des absences, mais aussi de prévoir les emplois du temps et les créneaux de rattrapage, d’en assurer la surveillance (sur leur temps libre !), de trouver eux-mêmes une salle et de fournir un sujet ! peut-être devront-ils aussi balayer la classe après l’épreuve et assurer le repas de cantine à la pause midi ??

    Le SNCL appelle tous les collègues à s’en tenir à l’application stricte de la note de service du 28 juillet 2021 (2E) : les épreuves sont organisées par le chef d’établissement et suivent le format des épreuves des candidats individuels (sous la responsabilité du rectorat). Nous invitons les collègues à ne pas prendre en charge l’organisation de ces épreuves dites « de rattrapage ». Nous devons refuser toute inscription de telles obligations dans les règlements intérieurs des établissements qui n’ont d’ailleurs aucune légitimité pour imposer une quelconque règle de notation.

    Pour en savoir plus sur le sujet, à lire :  Nouveau bac, choses vues (et entendues) en CA…

     

    3 / En finir avec la mascarade du grand oral

     

    De par sa nature même, le grand oral s’est présenté dès le début comme une épreuve anti-humaniste et inéquitable. Accompagné de grilles d’évaluation d’une imprécision flagrante, il a donné lieu lors de sa mise en oeuvre à des écarts de note si larges d’un jury à l’autre que son résultat s’apparente davantage à un jeu de la chance pour le candidat qu’à une réelle estimation de ses capacités d’éloquence. Le fait, par ailleurs, de privilégier cette éloquence à la solidité du contenu avancé, nous renvoie à des temps bien mornes pour la pensée savante, où l’imitation et la forme prévalaient sur l’innovation et le savoir. Alors que les candidats sont évalués par des jurys de trois personnes, ces jurys sont bien souvent constitués à la dernière minute et de professeurs qui soit n’ont pas les moyens d’évaluer l’exactitude et la rigueur de la présentation (parce que celle-ci relève par exemple d’un champ de savoirs complètement en dehors de leur discipline), soit constatent la totale vacuité des oraux présentés : exposés récités sans maitrise du fond, lecture ânonnée de contenu wikipédia, etc. Cette épreuve est une sinistre blague, tout de même assortie d’un coefficient 14 ! 

    Pour le SNCL, il faut en finir avec ce gaspillage de temps et d’énergie qui ne fait que creuser l’inéquité entre les candidats. Le grand oral doit être supprimé

     


     

     

    Refus du PLE, refus des rattrapages et suppression du grand oral  : trois mesures d’urgence pour sauver le baccalauréat français et éviter le naufrage de nos lycées que le SNCL portera en demande d’audience au ministère ! Si vous êtes d’accord avec nous, ne vous contentez-plus d’approuver, suivez-nous, aidez-nous à défendre notre vision exigeante de l’éducation ; adhérez ! 

     

    J’adhère au SNCL 

  • GUADELOUPE – communiqué de presse SNCL

    Depuis le 17 juillet dernier, des dizaines de collectifs et une intersyndicale professionnelle se sont organisés en Guadeloupe pour porter la parole de personnels des services publics, de la jeunesse, et plus largement de toute une population insulaire épuisée, en colère, et exprimant le refus du pass sanitaire et de l’obligation vaccinale. Afin d’être entendus par les autorités, ces organisations ont manifesté sans relâche, chaque samedi, pacifiquement, ceci donc maintenant depuis plus de quatre mois. La section du SNCL de Guadeloupe a été partie prenante de ces manifestations afin de faire entendre la souffrance et le désarroi des personnels de l’Education nationale.

    Aucun pouvoir public n’a répondu à ces appels. Nos collègues ont été ignorés avec un mépris insupportable, alors que chacun d’entre eux constituait un avertissement qu’il aurait été raisonnable d’entendre. 

    La situation en Guadeloupe est d’une gravité qu’on peine à reconnaitre en métropole. Elle n’est pas la conséquence du seul contexte sanitaire, qui n’est qu’un facteur aggravant ayant mis en lumière d’autres problématiques bien plus profondes et anciennes. Elle est le résultat de décennies de méjugement et de renoncement de la part des gouvernements nationaux successifs comme de celle des responsables politiques locaux.

    Comment appliquer des mesures sanitaires prescrites de loin, à Paris, dans des écoles et des collèges de Guadeloupe parfois contraints de fermer, faute d’alimentation en eau ?

    Comment accepter les 1 600 mises à pied prononcées contre les personnels soignants de l’île aujourd’hui, ces mêmes qui, au plus fort de la crise covid, quand il n’était pas encore question de vaccin, ont sauvé des vies au prix des leurs et porté à bout de bras le système de soin guadeloupéen, sans aide et sans moyens ?

    Comment admettre les suspensions de salaire dont on menace aujourd’hui les assistantes sociales et les psychologues de l’Education nationale qui n’acceptent pas de se voir imposer les obligations vaccinales découlant de textes qui ont été pensés d’abord pour les soignants pédiatriques dont le travail implique une promiscuité évidemment très différente avec les enfants ?

    Comment comprendre que l’Etat français, qui avait mis six semaines à envoyer des respirateurs et de l’oxygène sur place lors de la première vague de la covid-19, met deux jours pour y déployer le RAID et le GIGN ?

    Aussi, le ras-le-bol et la colère engendrés par la déconsidération ressentie par les Guadeloupéens sont, en métropole, trop hâtivement assimilés à une seule posture anti-vaccinale.

    Le SNCL condamne fermement tous les débordements de violence mais tient à faire savoir que l’abandon de tout dialogue social de l’actuel gouvernement lui fait aujourd’hui porter une responsabilité indéniable dans ces dérives qui auraient pu être largement évitées si, depuis quatre mois, avaient été à chaque fois préférés le dialogue à l’ignorance, la négociation au blocage, et la pédagogie de terrain à la froideur autoritaire de l’administration.