SNCL

Syndicat National des Collèges et des Lycées

  • Samuel Paty, martyr de la République

    La défense de la laïcité n’est pas moins cruciale aujourd’hui qu’hier. Si l’engagement qu’elle demande est intemporel, les formes qu’elle doit prendre varient évidemment en fonction des contextes et des époques.

    Les articles de la Charte de la laïcité à l’école de 2013 spécifient :

    – « Art. 10. Il appartient à tous les personnels de transmettre aux élèves le sens et a valeur de la laïcité, ainsi que des autres principes fondamentaux de la République […]. »

    – « Art. 12. Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est a priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme dans le cadre scolaire. »

    Or, quand il s’agit de défendre la laïcité, nous savons que les pressions sont multiples et que le soutien hiérarchique fait souvent défaut. C’est une des raisons pour lesquelles le SNCL a estimé dans ce contexte que la vérité devait être établie sans contestation possible sur l’ensemble des faits ayant précédé la mort de Samuel Paty. Il a demandé dès le lendemain de l’assassinat à ce qu’une commission d’enquête parlementaire soit créée (dont l’impartialité ne sera pas aussi contestable qu’une enquête émanant de l’Inspection générale).

    Cette première revendication a ensuite été suivie d’une procédure de réflexion profonde de l’ensemble du Bureau national de notre syndicat. En s’appuyant sur les statuts et les motions d’orientation du SNCL et de sa fédération, nous avons ainsi développé un plan d’action en quatorze points concrets applicables dès à présent. Un hasard de calendrier a également voulu que, le 13 octobre dernier, soit publié le rapport du séminaire national des équipes académiques Valeurs de la République. L’écart entre la réalité et les conclusions d’un tel rapport est une occasion de plus de constater la forme d’omerta sous laquelle les professeurs s’interdisent de signaler les problèmes de laïcité rencontrés, soit par crainte, soit par pression hiérarchique. On apprend toutefois dans ce rapport que les atteintes portées contre la laïcité sont essentiellement en progression dans le premier degré (passant de 33 % à 40 % des cas en un an), et concernent de plus en plus les parents d’élèves (passant de 19 % à 22 % des cas en un an).

    Les professeurs attendent depuis trop longtemps les engagements des décideurs nationaux qui permettront de restaurer leur autorité et le caractère incontestable de leur enseignement. Ceux qui année après année, démantèlement statutaire après démantèlement statutaire, ont encouragé l’ingérence des parents et rendu notre école républicaine incapable de mener à bien ses missions, portent aujourd’hui une part de responsabilité indéniable. Ceux qui ont transigé avec la laïcité par calcul politique, aussi. Les enseignants ont été désavoués, méprisés et ne peuvent même plus exercer leur métier dans certains secteurs sans risquer qu’on les assassine. La casse de leurs statuts et la perte de leur autonomie a contribué à faire d’eux des cibles politiques, là où ils devraient être les seuls agents de l’Etat et non perçus comme les soldats aux ordres d’un quelconque gouvernement.

     

     

    Quelles réactions de l’institution, pour quelles actions ?

     
    Le jour de la rentrée ayant suivi les congés de Toussaint, jour de l’hommage rendu à Samuel Paty dans les établissements scolaires, le ministère a reçu un total de 800 incidents enregistrés via l’application de signalement « faits établissement ».

    44 de ces incidents ont donné lieu à des exclusions définitives d’élèves, 131 à des exclusions temporaires. 286 incidents ont donné lieu à des signalements auprès des forces de police. 136 auprès des procureurs de la République. Parmi tous ces incidents, 135 ont été clairement identifiés comme apologies du terrorisme. 40 ont constitué des menaces directes contre des enseignants ou d’autres agents de la fonction publique.

    Ce lourd bilan, en une seule journée qui se voulait un temps de rassemblement, permet de prendre la mesure du problème. La remise en cause de la laïcité progresse et s’aggrave partout, n’en déplaisent aux statistiques des précédents rapports. Il est urgent de changer d’approche : la politique de l’autruche ne paiera jamais en la matière. La parole doit se libérer, les signalements doivent être facilités et suivis d’effet.

    Hélas, le rapport de l’inspection générale rendu sur la mort de Samuel Paty, le mois dernier, montre que notre ministère n’en a pas fini avec la langue de bois. Sur de nombreuses pages, on peut voir l’institution se démener dans une analyse tatillonne des éléments et témoignages rassemblés sur le déroulement des faits, depuis le cours de S. Paty le 5 octobre, jusqu’à sa mort le 16, dans une logique avant tout défensive. Montrer point par point que la hiérarchie a fait son travail, que le rectorat est inattaquable, que l’inspection académique a été parfaite… ce n’est certainement pas le biais qu’on attend d’un document d’enquête censé éclaircir objectivement les événements.

    Le rapport se veut aussi à charge contre la police : pourtant, il semble difficile de reprocher aux forces de l’ordre leur attitude dans l’affaire. Toutmontre au contraire qu’ils ont pris au sérieux Samuel Paty (dont ils ont enregistré la plainte le 12 octobre), peut-être plus sérieusement que notre propre ministère. Des rondes en voiture banalisée ont été mises en place aux abords de l’établissement et les services de renseignement ont collecté un grand nombre d’informations sur les réseaux sociaux, qui vont étoffer le dossier maintenant entre les mains de la justice.

    Ce ne sont donc pas en soi ni les services de police, ni ceux de la justice qu’il faut blâmer. Pour le SNCL, il est en revanche pertinent de construire et d’affermir les liens entre ces derniers et l’Éducation nationale enmatière de suivi et de réponse donnée aux atteintes portées aux valeurs de la République : plusieurs des revendications élaborées par notre Bureau et décrites dans les pages qui suivent vont dans ce sens.

     

  • Mutations interacadémiques 2021 : silence radio !

    Après avoir promis une circulaire d’encadrement du mouvement inter-académique (qui commence habituellement en novembre) pour jeudi dernier, le ministère n’a finalement toujours rien publié au Bulletin officiel. Suite à la loi dite de « transformation de la fonction publique », il s’est déjà débarrassé de la consultation préalable des syndicats sur le sujet et fait maintenant disparaitre l’aide à l’élaboration au mouvement que nous pouvions fournir…

    Seul aux commandes désormais, il agit à sa guise, en commençant par ne pas respecter les délais ! 

    Le SNCL se montrera extrêmement vigilant sur toutes les éventuelles régressions des droits des collègues qui pourraient sortir au dernier moment, à la va-vite comme cela semble désormais être l’habitude prise Rue de Grenelle. Nous considérons en outre qu’il est anormal qu’un ministre communique des informations capitales pour la gestion des carrières des personnels par voie de presse, de même que, pour un porte-parole de gouvernement, d’annoncer des règles nouvelles ayant un impact fort sur le fonctionnement des établissements scolaires via… une story instagram, comme ce fut le cas pour les classes préparatoires et les IUT le dimanche veille de la rentrée ! 

    Nous exhortons le ministère à mettre un terme à son déni idéologique du dialogue social, et à revenir à la norme à la dignité en matière de communication. 

  • LAÏCITÉ : demande de création d’un délit d’entrave à l’enseignement

    « Le fait de tenter d’entraver ou d’entraver par des pressions, menaces, insultes ou intimidations, l’exercice de la liberté d’enseigner selon les objectifs pédagogiques de l’Éducation nationale déterminés par le conseil supérieur des programmes, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. » Telle est la formulation retenue par le groupe de sénateurs qui a déposé la proposition de loi pour création d’un délit d’entrave à l’enseignement.

    Depuis sa création, et son adhésion à la Fédération Autonome de l’Education Nationale (FAEN), le SNCL a toujours été un fervent défenseur de la laïcité. Réaffirmée en novembre 2019, la motion d’orientation générale du SNCL sonnait déjà l’alarme : « On enregistre toujours autant de phénomènes de harcèlement, de négligence voire d’incompétence de la part des hiérarchies en ce qui concerne la définition des missions (…) mais aussi de la part des services rectoraux en ce qui concerne l’application des textes. (…) Le principe de laïcité n’est pas toujours respecté. Les manifestations de refus de respect des valeurs de la République ne cessent d’augmenter « .

    Mais la laïcité est au cœur de nos revendications depuis bien plus longtemps. Partie prenante du groupe commun de réflexion pour la défense de la laïcité dès 2004, notre syndicat avait accompagné et encouragé le travail ayant débouché sur la loi qui avait su mettre un terme à la multiplication des affaires liées au port du voile à l’école. L’acte politique fort traduit dans la loi avait fait passer le nombre annuel de signalements à l’époque de plus de mille à moins de cent démontrant ainsi qu’une réglementation claire et ferme peut apporter une réponse efficace et durable.

    Avaient suivi le débat sur le port du turban sikh en 2007, les pétitions pour l’école publique en 2010, la dénonciation du projet de loi de Jean-François Copé en 2011, le positionnement de notre fédération après les attentats contre Charlie Hebdo en 2015. Ce dernier événement a donné lieu à l’établissement d’une partie spécifique de notre motion d’orientation générale fédérale, qui résonne fortement après l’assassinat de Samuel Paty.

     

    Laïcité : la FAEN ne transige pas  (extrait de la motion d’orientation générale – 2016)

    La France, victime d’intégristes religieux en 2015, connait actuellement une fragilisation de ses valeurs. La détresse sociale et matérielle d’une partie de la jeunesse, le recul de l’intelligence patiente, au profit de l’image choc et du raccourci de pensée véhiculés par les réseaux sociaux en expansion, constituent des aliments puissants de ce genre de menaces. Dans leur précipitation, les gouvernants déstabilisés transigent, par maladresse ou opportunisme, avec des valeurs qui pour exister et perdurer ont au contraire besoin d’un maintien fort et permanent relayé par les institutions.

    Il en va ainsi de la laïcité, principe constitutionnel auquel la FAEN rappelle son attachement sous ses trois aspects :

    •             Séparation des religions et de l’Etat afin de préserver la neutralité des services publics et le respect des convictions de chacun, conditions nécessaires à la cohésion sociale et à la paix civile.

    •             Attribution des fonds publics au seul service public laïque d’éducation qui a seul l’obligation de scolariser tous les jeunes jusqu’à 16 ans sans discrimination, et de leur inculquer les valeurs de la République.

    •             Transmission neutre des valeurs républicaines : non partisanes, non soumises à des stratégies religieuses, politiques et contextuelles.

    L’Ecole de la République est soumise à des enjeux nouveaux et l’Etat doit reconnaitre que les agents de l’Education nationale ne peuvent être éternellement appelés à endosser des rôles et des missions supplémentaires, pour lesquels ils ne sont ni formés, ni rémunérés.

     

    Au regard de cela, le SNCL a donc d’abord accueilli favorablement la proposition de loi : la création de délit d’entrave à l’enseignement permettant de tracer plus clairement la voie juridique à prendre pour condamner les faits commis. Mais, aux yeux du SNCL, cette création doit aussi s’accompagner de la mise en place d’une chaine solide de la prise en charge :  dans les services juridiques de chaque inspection académique et de chaque rectorat, il est nécessaire de désigner un juriste comme interlocuteur dédié pour la défense des valeurs républicaines et la protection des fonctionnaires. Ce juriste dédié sera spécialement formé pour l’accomplissement de sa mission et facilement joignable par l’ensemble des enseignants en cas de remise en cause des valeurs de la République ou des tentatives d’intimidation et des menaces. Il pourrait prendre alors immédiatement et directement les mesures nécessaires et porter plainte au nom de l’institution. C’est ensuite, dans chaque département, un substitut du procureur de la République désigné comme « référent violence, entrave à l’enseignement et protection des fonctionnaires » qui pourrait donner les suites judiciaires et de protection des fonctionnaires appropriées.

    La création de ce délit, accompagnée de cette chaine juridique, obligera nos gouvernants à prendre leurs responsabilités au-delà des belles paroles.

     

    Proposition de loi : une formulation piège ?

    Bien que favorable au projet, le SNCL reste méfiant sur la formulation proposée, et notamment sur la modification du code pénal qu’elle va induire. Si la création du délit en lui-même est un point positif, la précision « selon les objectifs pédagogiques de l’Education nationale » semble laisser une porte de sortie aux délinquants comme au ministère lui-même qui pourrait se défausser de sa responsabilité à partir du moment où l’enseignement contesté et prodigué par le collègue ne sera pas en totale cohérence avec les programmes. Un élément subjectif qui pourrait aussi détourner cette loi de son premier but louable.

    Suivez-nous pour rester informés des suites du dossier.

  • 10 novembre : APPEL à la mobilisation générale

    Toutes les équipes éducatives ont dû brutalement se réorganiser pour faire face à cette demande. L’expérience du premier confinement et les mois d’été n’ayant absolument pas été mis à profit par le ministère pour préparer ce second temps de l’épidémie (au scénario pourtant probable), c’est à nouveau la débrouille locale et principalement les enseignants qui vont devoir tenir leurs écoles à bout de bras.

    L’ironie de la situation est grande après les mois de printemps passés à subir dénigrements et autres prof-bashing : c’est au tour de l’Education nationale de révéler, comme la fonction hospitalière avant elle, que les fermetures de postes, de classes, d’infirmières scolaires, d’assistants informatiques accumulées pendant des années finissent par se payer un jour, pour un coût financier et humain autrement plus élevé que les quelques économies que les uns et les autres se sont enorgueilli d’avoir réalisées par le passé.

    Pas plus qu’en mai, les professeurs ne seront des « tire-au-flanc » cette fois-ci en novembre. Ils font leur maximum pour tenir bon, au prix de leur propre santé : ce vendredi 6 novembre, selon les chiffres officiels, 3 528 élèves et 1 165 personnels de l’Education nationale étaient contaminés par le virus. A la mi-octobre, les contaminations étaient aux alentours de 1 700 élèves et 440 personnels par jour. C’est un nombre de plus en plus grand de personnes qui vont payer le manque de courage ministériel au prix de leur santé, à court terme mais aussi à long terme, puisque nous découvrons que les séquelles des contaminations au covid-19 prennent des formes très diverses à tous les niveaux de l’organisme, parfois invisibles dans un premier temps.

    Dans ce contexte, le ministère a encore une fois manqué de courage et refuse de prendre ses responsabilités. Ce sont donc les proviseurs aujourd’hui, les chefs d’établissement et les directeurs d’école demain qui devront pallier les manquements de leur ministre de tutelle. Face à l’emballement des courbes statistiques, la question n’est plus de savoir si les écoles fermeront, mais quand. L’amertume est grande au sein du corps enseignant qui de façon autonome avait pourtant commencé à développer des solutions alternatives pour répondre à ces problématiques : des solutions qui n’ont été ni encouragées ni confortées, ce qui aujourd’hui va conduire à la fermeture d’établissements qui auraient pu continuer plus longtemps leur travail. Le déni ne fait qu’empirer les choses, et c’est encore une fois les élèves les plus en besoin d’apprendre qui seront pénalisés.

     

     

    10 novembre :  un sursaut ou jamais

    La grève de demain répond donc à un appel au sursaut général. Les revendications les plus importantes tiennent moins dans des réponses à nos demandes historiques (pourtant toujours aussi capitales) en termes de recrutement, de pouvoir d’achat, de financement public. Il s’agit vraiment de répondre à l’urgence avec des demandes concrètes applicables dès cette semaine afin d’endiguer le développement de l’épidémie en milieu scolaire et gagner quelques précieuses semaines de travail avec nos élèves : accueil alterné des élèves dans le premier degré en fonction des disponibilités des enseignants, allègement des emplois du temps en collège, priorisation des enseignements de soutien pour les élèves constatés en décrochage numérique en mai dernier, aide à l’équipement des personnels en charge du suivi pédagogique à distance, etc.

    Nous manifestons avant tout pour obtenir les moyens d’accomplir notre mission sans nuire à la santé et à la sécurité des enfants qui nous sont confiés. Nous y sommes autorisés par le décret n° 2020-1262 du 16 octobre 2020. Tous ensemble mardi 10 novembre !

    Le lien du décret : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042430554

    (Il est conseillé de vérifier que la manifestation à laquelle vous allez participer a bien été déclarée et autorisée par la préfecture de votre territoire. Vous pouvez également rédiger sur papier libre un document dérogatoire mentionnant la manifestation et rappelant les références du décret ci-dessus, à présenter en cas de contrôle).

  • SNCL INFOS 9 novembre 2020

    SNCL

    INFOS : appel à la mobilisation, mardi 10 novembre

     

    Mobilisation générale le 10 novembre : pourquoi ?

     Nous sommes responsables de la santé et de la sécurité de nos élèves. Pour beaucoup d’entre nous, cette obligation de protection passe même avant notre propre sort. Nous ne sommes pas des tire-au-flanc, quoi qu’en pense un ministre hors micro. Le SNCL a donc décidé de signer l’appel intersyndical national à la mobilisation ce mardi 10 novembre et expose en détails ses motivations ici.
     

     
      

    Toi aussi, #balancetonprotocole !

     Depuis une semaine, les réseaux sociaux sont inondés de témoignages photo édifiants sous le hashtag #Balancetonprotocole : quelques clichés simples de files d’attente de cantine, de couloirs aux intercours, de salles de classe à 36 élèves ou plus suffisent à démontrer le caractère irrationnel des intentions ministérielles en matière de renforcement sanitaire… Un exemple parmi des milliers d’autres : le campus scolaire de Coulommiers (Académie de Créteil). 

    Laïcité : création d’un délit d’entrave à l’enseignement, c’est OUI !

     Un groupe de sénateurs a lancé le débat sur cette importante question en déposant une proposition de loi dans ce sens fin octobre. Depuis 1989, le SNCL est fortement engagé pour la défense de la laïcité, régulièrement mise à mal dans nos écoles ces trente dernières années. Nous sommes favorables à l’inscription dans la loi d’un tel délit qui fournira une nomenclature juridique précise pour répondre aux attaques portées. Toutefois, la formulation choisie par le Sénat ne manque pas de poser question… Lire la suite sur notre site. 

     

    En bref : « mutations inter 2021, silence radio ! », « Liberté d’expression mais pas trop ! », « l’enseignement supérieur bientôt embrigadé ? »…

     

     
    Retrouvez nos brèves du moment sur la page dédiée du site du SNCL.

       
       

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  • Le spécial STAGIAIRES 2020-2021 est disponible

    27 août : Le document SNCL spécial stagiaires de cette année est disponible, retrouvez-le ici !

  • Septembre 2020 : une rentrée singulière

    Suite à une année scolaire 2019-2020 inédite, il aurait fallu envisager des modalités de reprise qui soient adaptées à cette situation nouvelle. Il semblerait plutôt que le ministre de l’Education nationale ait choisi un dispositif proche de la normale, probablement destiné à ne pas pénaliser les parents qui doivent, eux-aussi, retrouver le chemin du bureau ou de l’entreprise  et à favoriser la rentrée de tous les élèves en même temps.

    Cette rentrée ne sera pas ordinaire parce qu’elle verra une forte hausse du nombre d’élèves dans le second degré (environ 30 000 supplémentaires).

    Elle sera anxiogène pour les personnels parce qu’il est difficile de prévoir dans quel état d’esprit seront les  élèves qui, pour bon nombre d’entre eux, ont interrompu leur scolarité pendant plus de cinq mois.

    Les enjeux de cette rentrée sont donc particulièrement forts après le constat qui a été fait de l’aggravation des inégalités dues au confinement et aux conditions de la continuité de la scolarité entre la mi-mars et le début juillet.

     

    SOURD ET AVEUGLE ?

    A quelques jours de la rentrée de près de 12 millions d’élèves et plus d’un million de personnels et faute d’un plan de reprise cohérent et concerté, nous en sommes à constater que le ministère se refusait à envisager le rebond de la pandémie que nous connaissons actuellement (fin août) lorsqu’il publiait sa circulaire de rentrée début juillet.

    Certes, ce document réaffirme le respect des règles sanitaires : gestes barrière, lavage fréquent des mains, port du masque pour les adultes et les élèves de plus de 11ans quand les règles de distanciation ne peuvent pas être assurées dans les endroits clos et les transports scolaires. Aucune mention n’est faite des cantines et des gymnases.

    Il va sans dire que les mesures de distanciation physiques dans les classes (1 à 2 mètres par élève), la limitation du nombre d’élèves par classe qui avaient déjà été abolies à quelques semaines de la sortie, ne sont pas réactivées. Ce qui ne pourrait que favoriser à la propagation du virus en cas de reprise.

    De même, il n’est plus envisagé de laisser aux parents le choix d’envoyer leurs enfants à l’école, puisque comme le précise la circulaire « tous les élèves sont accueillis sur le temps scolaire ». Ce qui par ailleurs met fin (dès la rentrée tout au moins) au partage entre présentiel et distanciel des périodes d’enseignement plus ou moins bien vécues par la communauté scolaire.

     

    LA PÉDAGOGIE

    Hormis quelques aménagements pédagogiques dus à la situation sanitaire, cette circulaire de rentrée nous paraît largement « hors-sol » en ce qu’elle reprend les injonctions de la précédente circulaire (juillet 2019) « comme si de rien n’était ».

    Il est bien prévu un paragraphe « Identifier les besoins des élèves » et un autre « Répondre aux besoins des élèves » mais c’est là encore l’occasion pour le ministre de revenir à ses marottes que sont les évaluations et la prescription d’ouvrages « clés en main ». Cette année ce sera un livre de grammaire comme si les enseignants n’étaient pas capables de choisir par eux-mêmes les ouvrages qu’ils souhaitent utiliser.

    C’est ainsi que refont surface les évaluations nationales (déjà dénoncées l’an dernier par les mêmes enseignants) au début du CP et du CE1 (septembre), au milieu du CP (janvier), en début de 6ème et de seconde (septembre).

    Au collège, on privilégie le français et les maths, quitte à laisser de côté (jusqu’aux vacances d’automne ?) les autres disciplines ou à réduire la voilure. Nous dénonçons cette hiérarchisation des disciplines là où il aurait été pertinent de démontrer le lien qui existe entre tous les enseignements, tout particulièrement après la période de relâchement dans les apprentissages  des mois précédents.

    Au lycée, la circulaire se borne à préconiser un vague accompagnement renforcé des élèves de seconde et de première année de CAP. Au LP, il sera possible d’organiser des périodes de formation dès le 7 septembre en milieu professionnel (PFMP). Alors que ces élèves, déjà parmi les plus fragiles et les plus « décrocheurs » pendant le confinement auraient mérité qu’on leur donne plus d’école et non moins.

    Tout ceci nous paraît bien mince alors qu’était attendue une réflexion et des mesures fortes afin  de régler les problèmes dénoncés par beaucoup sauf par le ministre : inégal accès à internet par les familles, difficultés pour les élèves à travailler seuls ou en dehors de tout cadre que confère le groupe classe…

    Si une nouvelle période de confinement devait être décidée et si un plan d’enseignement en distanciel devait être réactivé, quelles mesures ont été prévues pour pallier ces difficultés ? En clair, sera-t-on mieux armés techniquement et pédagogiquement ?

     

    LE PLAN DE CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE

    Paru après la circulaire de rentrée, ce plan envisage deux hypothèses supplémentaires au cas où la rentrée ne se déroulerait pas de « façon normale ».

    Hypothèse 1 : circulation active du virus nécessitant la réduction des capacités d’accueil.

    –          Tous les élèves doivent avoir accès à des cours en présentiel chaque semaine.

    –          Ces cours sont obligatoires pour tous.

    Hypothèse 2 : circulation très active du virus nécessitant la fermeture des établissements scolaires sur une zone géographique déterminée.

    L’intégralité de l’enseignement est assurée en distanciel.

    Dans les deux cas, des fiches thématiques sont fournies aux enseignants par le ministère. Les enseignants ont déjà prouvé qu’ils sont largement compétents pour élaborer par eux-mêmes des cours pour leurs élèves.

    S’il a le mérite d’exister, ce plan n’aborde que de très loin la réalité. Vouloir accueillir le plus d’élèves possible est une chose, masquer les difficultés consécutives en est une autre. La contrainte de la présence de tous les élèves dans une classe chaque semaine notamment complique les emplois du temps et augmente le nettoyage des classes.

    Quant aux obligations des personnels elles restent floues : suivi du travail des élèves hors temps de classe en fonction de leurs possibilités et de celles des locaux. Les heures supplémentaires dégagées (1 500 000 heures) seront-elles suffisantes ? Et qui pour les assurer ?

    Les équipements informatiques des établissements appartiennent aux collectivités locales et non à l’Education nationale. Demander aux académies d’en gérer le parc est illusoire. Sans compter que le problème crucial de l’accès à internet n’est toujours pas résolu dans tous les établissements.

    Aujourd’hui, les mesures sanitaires et pédagogiques envisagées en juillet pour la rentrée sont en grande partie soit obsolètes, soit insuffisantes. Le nombre de personnes infectées est en augmentation et le ministère ne s’est toujours pas exprimé sur de nouvelles mesures plus adaptées.

    Côté pédagogie, vouloir évaluer les élèves dès la rentrée, après les conditions d’enseignement depuis la mi-mars est une hérésie pédagogique. Les élèves ont plutôt besoin d’être rassurés, repris en main psychologiquement pour « refaire classe », retrouver à nouveau des réflexes d’apprentissage. L’évaluation ne pouvant être effective et efficiente qu’à l’issue de la procédure. 

    Le SNCL demande qu’il soit tenu compte du caractère exceptionnel de cette rentrée et que des moyens humains, matériels et financiers soient dégagés afin qu’elle se passe dans les meilleures conditions possible.

  • Communiqué intersyndical : Périodes de Formation en Milieu Professionnel

    L’organisation des Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP) a été revue par le Minsitère et ne respecte pas les textes réglementaires qui régissent cette organisation, au prétexte de la crise sanitaire.

    Un communiqué intersyndical auquel le SNCL s’est associé est à lire ici.

  • SYNTHESE retraites : état au 7 janvier 2020

    Pour le SNCL, le projet actuel reste objectivement un mauvais projet de réforme pour les raisons suivantes :
     
    – Un mode de calcul immédiatement défavorable aux enseignants, qui paieront désormais plus de charges sociales sur leurs primes (déjà peu nombreuses) et leurs heures supplémentaires, et ce dès 2022.
    – Une baisse drastique des montants des pensions pour les futurs retraités enseignants, à travail égal, allant de 500 à 1000 euros bruts en moins par mois.
    – Une prise en compte générale de la carrière qui va inévitablement faire baisser le salaire moyen constaté en incluant les années d’accidents de parcours, de chômage, de travail partiel, de temps aménagé.
    – Une absence totale d’information sur le mode de calcul des pensions pour les agents à cheval sur l’ancien et le nouveau système. Ces “précisions” seront fixées dans des décrets après la loi : inacceptable !
    – Une baisse du plafond de cotisation pour les hauts revenus (qui ne cotiseront plus au-delà de 10 000 euros de salaire bruts mensuels) qui va appauvrir le fond universel et rendre le nouveau système d’ores et déjà déficitaire, avant même d’exister !
     
    Le projet contient également d’autres éléments négatifs, malgré les efforts déployés en communication par le gouvernement pour leur donner l’apparence de progrès :
     
    La retraite minimale de 1000 euros promise ne sera versée qu’à ceux ayant réalisé une carrière complète et au SMIC, et non pas à tous comme on le laisse croire. Dans les faits, cette mesure n’avantagera quasiment personne et seulement de quelques euros mensuels. Elle ne résoudra absolument pas le problème de la grande pauvreté des séniors isolés, ou des agriculteurs.
    – La réforme des pensions de reversion, dans sa nouvelle mouture, exclut les veufs et veuves divorcés, qui n’obtiendront plus rien au décès de leur ex-conjoint (là où un prorata était calculé par année jusqu’alors).
    – L’extension du compte pénibilité à la fonction publique ne concernera que les métiers marquant une espérance de vie inférieure à la moyenne nationale, ce qui exclut de fait les agents de l’Education nationale. Les primes de pénibilité se cantonneront aux critères stricts (travail de nuit, grand froid, cadence contrainte…) qui là encore ne répondront pas aux problèmes de pénibilité spécifiques aux agents de l’éducation nationale.
     
    Enfin, parce que le SNCL se doit d’être objectif dans son analyse, nous tenons à souligner les points positifs du projet, aussi peu nombreux soient-ils :
     
    L’indexation des pensions futures sur le salaire moyen prévue par la réforme est un mode de calcul qui, depuis 1996, ce serait toujours révélé plus favorable que le mode de calcul actuel. Le SNCL l’approuve.
    – La participation des hauts revenus à la solidarité nationale avec le maintien d’un taux à 2,81% au-delà du plafond de cotisation est un premier pas encourageant et juste, même si 3 ou 3,5% aurait permis d’assurer davantage de pérennité financière au futur système.
    – La possibilité  nouvelle de surcotiser pour sa propre retraite donnée aux pensionnés qui cumuleront leur pension avec une activité salariée est un bon point. Certes, on peut s’indigner que, dans un pays aussi riche que la France, des retraités soient contraints de travailler pour s’en sortir. Néanmoins, cette mesure va concrètement améliorer les perspectives financières des personnes concernées qui, hélas, si un tel projet de réforme venait à passer, seront de plus en plus nombreuses dans les décennies à venir.
     
    Et qu’en est-il des compensations évoquées par M. Blanquer pour les enseignants ?
     
    A l’heure actuelle, la seule chose qui est certaine, c’est qu’il ne s’agira majoritairement pas de compensations mais plutôt d’activités supplémentaires rémunérées, ce qui est très différent ! L’objectif assumé est de faire travailler plus les enseignants, afin qu’ils gagnent plus, et donc cotisent plus, jusqu’à obtenir une pension équivalente à celle que leur garantissait l’ancien système. Pour nous tous, c’est donc la double peine ! Impossible, dans ce contexte, de signer le moindre chèque en blanc auprès d’un ministre qui en outre n’a aucune parole et n’a pas hésité à trafiquer les résultats du baccalauréat l’été dernier pour enjoliver sa communication ministérielle. 
  • Reconnaissance du métier de direction d’école : en progrès

    Le rapport du Sénat rendu ce 3 juin 2020 met en avant les difficultés rencontrées depuis des années par les directeurs d’école : c’est un rapport qui a le mérite d’écrire noir sur blanc la détresse de nombre de directeurs et directrices. Il souligne la multiplication des tâches confiées, le manque de temps pour les réaliser et la surcharge de travail quotidienne. 60% des directeurs d’école sont en burn-out. Près de 27000 directeurs sont en détresse au quotidien et 9000 d’entre eux relèvent du burn-out clinique : résultat d’un manque de reconnaissance de leur travail et d’un accroissement des tâches qui leur sont confiées….Toujours plus de responsabilités mais aucune aide pour les assumer. Les directeurs souffrent et désormais ils le disent !

    Le rapport de Sénat vise à prendre en compte enfin la spécificité du métier L’agent assume en même temps le travail de direction et, pour le plus grand nombre, celui de professeur des écoles. Cette reconnaissance du double métier qui lui incombe est aujourd’hui indispensable.

    Pour le SNCL, plusieurs propositions vont ici dans le bon sens : l’augmentation du temps de décharge qui est absolument nécessaire puisque tous les directeurs sont mobilisés à 100% et consacrent en moyenne 21h par semaine aux tâches de direction, la création d’un référent « direction d’école » à la DSDEN qui montre une véritable prise en compte de la fonction, la formation spécifique et continue des directeurs, la suppression des heures d’APC pour tous les directeurs et la reconnaissance du métier en matière d’avancement de carrière et de rémunération.

     

    Qu’est-ce qu’un emploi fonctionnel ? 

     

    Dans ce rapport, il est préconisé la création d’un emploi fonctionnel. Ceci implique un co-pilotage et une co-responsabilité avec les IEN. Actuellement, les directeurs doivent assumer beaucoup de responsabilités mais sans avoir bien souvent leur mot à dire sur la mise en œuvre. Pendant la crise du COVID 19, les directeurs ont été en première ligne pour gérer le retour à l’école. Ils ont tout organisé mais sans rien pouvoir décider seuls. Pourtant ils ont prouvé qu’ils étaient capables de gérer la mise en œuvre du protocole sanitaire et d’assurer le retour des élèves en toute sécurité tout en assurant la classe et le distanciel. Le rapport du Sénat le dit : « la crise sanitaire de Covid-19 a démontré le rôle essentiel joué par les directeurs (…). Ils ont été amenés (…) à agir comme de véritables chefs d’établissements ». Il faut donc définir précisément les missions des directeurs et le pouvoir décisionnel qui doit leur être reconnu et donné. On ne peut pas continuellement rajouter des responsabilités aux directeurs sans leur donner les moyens juridiques, administratifs et horaires de pouvoir les mettre en œuvre au quotidien dans leurs écoles. L’emploi fonctionnel apparait alors comme un compromis, une amorce de prise de conscience… Mais suffira-t-il à asseoir l’autorité du directeur d’école et à lui donner l’autonomie nécessaire pour mener à bien ses missions ? Le directeur pourra-t-il enfin être décisionnaire dans les domaines qui impliquent sa responsabilité ? Pour le SNCL, certaines choses restent à conforter : ainsi l’obligation de mobilité de l’emploi fonctionnel n’est pas souhaitable pour un poste qui demande justement une bonne connaissance du terrain et une stabilité pour l’équipe en place dans l’école. L’emploi fonctionnel peut permettre la mise en place de tout cela, sans transformer le directeur d’école en supérieur hiérarchique. L’esprit collégial qui caractérise le travail des équipes pédagogiques dans les écoles est ainsi préservé. 

     

    Plus de temps de décharge pour tous

     

    Le rapport du Sénat préconise aussi d’augmenter la décharge des écoles de 4 à 7 classes (passant d’1/4 à 1/3 de décharge), celles de 8 à 12 classes (passant de 1/3 à ½ décharge). Cette proposition est une façon de reconnaître que les directeurs manquent cruellement de temps pour faire leur travail. Pour le SNCL, même si ceci sera un mieux, il est essentiel d’aller encore plus loin et de demander une reconnaissance du travail des directeurs quelle que soit la taille de l’école. Certaines tâches sont les mêmes dans une école de 2 classes et dans une école de 15 classes. Les directeurs d’école de 1 classe bénéficient de 4 jours fractionnables de décharge dans l’année, ceux de 2 et 3 classes de 10 jours fractionnables. Ce n’est pas suffisant et ne permet pas toujours la réactivité nécessaire. Ces directeurs doivent pouvoir bénéficier d’un jour de décharge par semaine pour voir leur travail reconnu et avoir enfin du temps pour accomplir la part administrative de leur métier.

    Tout le monde s’accorde à dire que ce statu quo sur la direction d’école n’est plus possible. Le rôle essentiel des directeurs a été démontré de nombreuses fois ces dernières années et tout particulièrement ces dernières semaines avec la gestion du confinement puis de la réouverture des établissements. Les directeurs demandent une reconnaissance de leur travail, une définition claire de leurs missions, du temps de décharge suffisant pour assurer à la fois leur rôle d’enseignant et leurs tâches de direction, une bonification indiciaire (et pas une aumône) quelle que soit la taille de leur école et surtout des moyens juridiques leur permettant d’être décisionnaires dans les actions qui engagent leurs responsabilités.

     

    ALLER PLUS LOIN : le SNCL demande la création des CCP direction d’école

     

    La gestion des personnels de chaque corps de fonctionnaire (ayant un statut) est contrôlée dans des CAP (commissions paritaires nationales et/ou académiques ou départementales). Pour les emplois fonctionnels, les choses sont un peu différentes. Pour les plus importants, les plus denses (directeurs d’EREA par exemple), il existe des CCP (ou Commissions Consultatives Paritaires) équivalent des CAP pour les emplois fonctionnels qui ne disposent pas de statut propre. 

    À ce titre, la création d’une CCP propre aux directeurs et directrices d’école apparait comme indispensable. En plus des mutations des collègues, cette commission pourrait être saisie des listes d’aptitude, des congés formation et des avancements de carrière. 

    Ce seraient alors des directeurs seuls et élus par leurs pairs qui donneraient un avis sur la carrière des directeurs. 

     

     

    LOI 2951 : et maintenant ?

     

    Après avoir reçu 149 propositions d’amendements, le texte est aujourd’hui 17 juin en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Les compte-rendus d’examen devraient être disponibles dans les prochaines heures ou prochains jours. Abonnez-vous à nos réseaux sociaux pour rester informés : 

     

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